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VILLE 1>E PARIS. — PREMIER ARRONDISSEMENT. — N° 4. QUARTIER DES TUILERIES.

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ou du Pantheon (Häver, constniite pour rcmplacer le Wauxhallde la foire St-Germain, abaltu en 1784. Celle salle i'ut ouverte pourla preniiere iois en 1783 : c’etait lä oü les nymplies du Palais-Royalaliaient principalement faire Jetirs recrues. Le club des etrangersy a tenu ses reunions jusqu’a l’epoque de sa Suppression en 1787.Eu 1790 le 'Wauxhall devint une espeee de musee, oü , suivaut FAl-manacli des speclacles de la meine annee, les lilterateurs qui n’n-Taieni rien de mieux a faire, s’assemblaient a cerlains jonrs de la se-maine pour lire leurs morceaux academiques. En 1791 les membres dela ininorite royalisle de l’assemblce nationale fornicreut dans cello salle,sous le nom de Societe des amis de la Constitution monarch'ujue , unclub compose en grande parlie de nobles et tle partisans de Tancienregime. Chasses de ce local par une erneute, les membres de ce club serefugierent dans l’eglise de la maison prolesse des jcsuiles, nie St-An-toine, d’oü ils furcut encore ehasses; second ochec qui entrahm la dis-soiution de cette assemblee monarchique. Les londateurs de cette societe,dont les membres etaient designes sous le nom de monarchiens, etaientMM. Stauisias Clermont-Tonnerre et Malourt. — En 1792 barcli'UecteLenoir oonstruisit sur l’einplaceinent de la salje du Wauxhall d hiver,une salle de spuelacle oü Piis et Barre fonderenl le theatre du Vaude-ville , dont Couverture eut lieu le 12 jauvier 1792 par une pieee entrois aetes a monrir d’eimui, de Piis, intitulee les Deux Pantheons ,qui lut silllee comme jainais ou ne sillla de memoire theätrale, maisqui n’ompecha pas le Vaudeville de compter quarante-six annces deprosperite. Les auteurs qui ont travaille avec le plus de succos pour cetheatre sonl Piis, Barre, lladet, Desfonlaines , les deux Segur, ArmandGouffc, Prevot d’Iray, Davrigny , Dieulafov, Desaugiers, Theaulon,Dumersan, Dartois , Merle, Brazier , Dupaty, etc., etc. Parmi les ac-te urs qui ont jete le plus d’eclat dans les premiers temps du Abaudevilleou eite Rosieres, Vertpre, Gonthier , Lepeintre aine, Joly, Duehaume,Carpentier, Chapelle , l’arlequin Laporte, M m0 Beimont , M 1 "" Ilervey,M l,e Riviera, M n,e Desmares, M llc Minette , Virginie Dcjazet, JennyVerlpre, M n,c Perrin , etc. , etc.—Apres la revolution de juillet leVaudeville prit le titre de Theatre national. Sa jolie salle, oü l’onavait vu passer taut de charmantes pieces, oü l’on avait ri de si honcanir , fut reduite en cendres le 18 juillet 1836 > a qualre heures durnatiii. L’autorile avant decide que le theatre ne pouvait etre recons-truit sur l’emplacement qu’il occupait, les acteurs s’etablirent provisoi-re/nent dans la salle des concerts du houlevard Bonne-Nouvelle, n° 26,qu’ils quittercul pour aller occuper le theatre de la place de la Bourse,iorsque l’Opera-Comique fut s’iuslaller ä la salle Eavart.

La rue de i’Echelle doit son nom ä une echelle patihulaire qu’yavaient fait placer les eveques de Paris. — C'est au coin de cette rue,qui donnait alors sur la place du Petit-Carrousel, que la famille royalese reudit dans le milieu de la nuit du 20 juin 1791, lors de la iuite in-terronipue si hrusquement a Varenncs. Les deux enfants et M" ,e deTourzelle, leur gouvernante , arriverent les premiers ; puis M" IC Elisa-beth et son ecuyer, M. de St-Pardoux; le roi et un garde du corps lessuivaient a peu de distance. La reine se fit attendre pres d’ime heure.Au lieu de se rendre avec M. de Fersen qui Paccompagnait au lieudu rendez-vous, si peu distant du palais des Tuileries, ils avaient tra-verse lepont lloyal, et ce n’est que lorsqu’ils etaient arrries a la nioitiede ia rue du Bac qu ils recommrent leur meprise, et qii’ils se deciderenta retrograder et a deinander leur chemin. Ils arriverent enlin ä la voi-ture qui stationnait au coin de la rue de 1’Echelle; mais ils avaient perduun temps preeieux , dans un moment oü le prix de chaque miuute etait

iuealculahle.

A l’iulersection des rues de l’Eehelle et de St-Louis est la fontaineDiahle. On ignove l’origine de son nom et l’epoque de son erecticReconstruite en 1759, eile est decoree d’un obelisque termine par nboule, pose sur un piedestal au milieu duquel est un masearonbron/.e d’oü jaillit IVau. Le tour du piedestal est sculpte eil leuillcsebene *, au-dessus est une table destinee a recevoir une iuscriptionsont assis deux tritons portant la poupe d’un vaisseau.

— — , V, , , ,av “ ,,um d une eliapelle de S,dependail de l hopital des Quinze-Vingts. — Le theatre

elnbli rue St-Nicaise en 1769, pour amuser le peuple du quartier tropeloigne des boulevards pour frequenter les theätres qui v etaient etablis.Ou donnait sur oe theatre, qui n’existait dejä plus en 1779 , des farceset des parodies. — C’estdans cette rue que fut etahlie en 1782, sous leministere de Calonne, par im sieur Rover, la premiere reunion quiporta le nom de club. Gelte reunion, designee sous le nom de club po-litique, fut iermee en 1787 par ordredu lieutenant general de police.— Le 3 nivöse an i-v ( 24 decemhre 1800) une epouvantahle explosioncclata dans la rue Sl-Nicaise et endomniagea une partie des hahitations.Eb premier consul l>onapavte se rendait a l’Opera a huit heures et demiedu soir, et sa voilure etait a peine arrivee a lVxtremite de la rue St-Nicaise, Iorsque cclata l’explosion , ]>roduite par une maehine infernaleplacee sur une mauvaise charrcttc arretee a dessein en travers de la rue.que le codier du premier consul avait eu beaucoup de peine a eviter.Les glaccs de la portiere du premier consul furent brisees , mais heu-reusement il nc fut pas atleint. Quarante-six maisons furent forlementebranlees ou endommagees ; huit personnes furent tuees, et vingt-huitautres blessees grievement. Toutes les maisons de cette partie de la rue St-jNicaise furent demolies, et sur leur emplacement on construisit la galerieparallele a edle du Louvre, qui a ete prolongee jusqu’a la rue de Ilohau.

II y avait avant la revolution dans la partie de la rue St-Xienise quia ete demolie plusieurs Hotels remarqualiles : 1’hotel de Roquelaure ,devenu la propviete de M. de Ikringhem ; 1’hotei. de Coic.xy, oü Tonetahlit pendaut la revolution le comite de legislation, le comite desIransporis et des posles, et le comite des secours publics; 1’hotel d’El-ueuf, ci-devant Hotel de Crequi, oü furent etablis en 1793 le comited’inslruclion publique , le comite d’agrieullure et des arts et le comitede la division du territoire de la rcimblique; plus tard eel Hotel futHabite par rarcliichancelier Camliaceres, morl rue de rUniversile en1824; I’hotel de Lonouevii.lf. , qui avait son enlree principale rueThomas-du-Louvre ; Vhotkl de i.’academie royale de musique.

Au a u 1 demeurail et est mort en 1817, dans un elat voisin de lagene, oü son hon coeur l’avait reduit, et dont nulle main secourablen’eut la generosite de i’aider a sortir, J.-Cl. de la Metukike , hommede bien dans tonte retendue de ce mol, qui veeut plus sous 1’empire derimaginalion que dans le numde des realites, et qui se trompa souventsur les hommes et sur les eboses ; sa Theorie de la terra est i’expose leplus complet qui eüt encore paru eil France des systemes imagines alorspar les philosophes, et le recueil le plus methodique en l'aits dont secomposait alors la geologie.

Au n" 4 demeurail en 1811 le lilterateur Esmenvrd , membre del’Aeailemie franeaise , oü il suecvda au comte de Bissy; il est auteur ,entie autres ouvrages, du poeme de la Navigation et ilc l’opera lyriquedu Triomphe de Trajan et de Fernand Cortez.

Rue St-Louis St-Honor£, n” 8, est le caiV* llatnancl, oü il se faitune grande consommation de liiere , que l’on sert dans des pots et dansdes pelites cruebes. Sous l’empire, les vaudeviliistes se i cimissaient dansce eafe, oü l’on etait loujours sürde rencqntrer quelques bons vivants.« Que de pieces, que de ehansons, que de couplets, dil Brazier, ont pvisnaissance au cafe des Cr nahes! »

ailjOUK.., ^ .“ ■•■Miouua u ( ,i joi'j))'!].:

au Palais-Royal une perspective desagrenble. En 1719 ledned’Or’'regent du royaume, ht abatlre cos vieilles conslructioiis, ei lit eiev —leur emplacement, par Robert Cutle, jiremier an hitecte du rui°corj« de haliment de 40 m. de face, qu’ou nomme aujüurd’Jmi'Ömr,d'F..,u, ou est ,m gra»d naervoip d'eau de ]„ Seine et d’e.-m ,i A,r»pour les 1 k.ss.us du Pala.s-lloyal et des Tuileries. Ce l.ätimoiH d,l'arcl.itecture est ei. l.ossages rnstiques vermiede* , est Harn,,«;, de depavillons de mön.e symetrie. Au milieu est un avaut-eorn, forn.e „quatre oolo.mes d ordre tosean portant m. fronton dans le t lm ,,an dquel etaient les armes de France. Au-dessus sunt deu.v I ..des statu