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VIELE DE PARIS. — DEUX1EME ARRONDISSEMENT.

N“ 7. QUARTIER FEYDEAU.

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rante membres pour demander au uom des palriotes que les droits dupeuple vainqueur fusseut respectüs.

Rue de Clichy, n" 8, se trouvait naguere tute masured’une elendueassez consideralde, qui tombait en ruines faule d’entretien, et contras-tait singulierement avec les autres maisons du quartier. La demeuraitdepuis plus de quaraute ans im original dont on raconte ainsi l’bistoire.IVI. R., jeuue avocat, recherclia eu mariage une deruoiselle dont il neput obtenir la main ; prenant des lors en liorreur )e gerne liumain, ilresolut de s’isoler du monde saus quilter Paris. Sa forlune s’elevait äplus d’un million en terrain seulement; il domta conge aus locataires,et s’installa avec une vieille servante dans sa nxaison de la rue de Clichy,qui elait prete de s’effondrer faule de reparations, lorsqu’il est inort en1844.

Place St-Georges, n“ 1, est une coquetle maison oii habileNI. Thiers, auteur d’unedes meilleures histoires de la revolution Iran-<;aise dont il redige avec talent la coutinualion.

Rue de la Rochefaucauld, n” 11, demeurait et est inort en 1820le savant orientaliste etliistorien A^olnky, qui cousacra par sontestamentune somme de viugt-quatre mille francs pour fonder un prix annuelde douze cents francs, ä decerner au meilleur ouvrage sur 1’elude philo-sophique des laugues.

Il fut le proleeteur genereux des hommes de lettres peu fortunes, et me-rite que l’on place sur celte facade de la maison eetle simple inscription.

lei est mort

VOLNEY,

Le 2D avril 1820.

N° 7. QUARTIER FEYDEAU.

Ci-devant sectiun de 1792, puis seclion Lepellelier, et ensuite section de laBibliotheque.

Les limites de ce quartier sollt: la rue Louis-le-Grand 11 “ pairs , leboulevard des Italiens n'“ pairs, le boulevard Montmartre n“ 5 impairs,la place de la llourse en enlier, la nie A'ivienne n” impairs, la rue Neuve<les Petits-Champs n“ pairs jusqu’ä la rue Louis-le-Grand. — Superlicie330,000 m. carres, equivalant ä 0,010 de la superlicie de Paris.

I.es principaux edilices et etablissements publics de ce quartier sollt.

Ea Bibliotheque du Roi, situee rue Richelieu, n’ 58. En .... ,le Cardinal Mazarin achela de Jacques Tubeuf, President ä la chambredes comptes, uu hölel consideralde et plusieurs maisons voisines, com-preuaut tout l’espace qui se trouve entre les rues des Petits-Champs,Vivieuue el Richelieu. Sur la parlie de ect emplacement qui s elend dela rue Colbert a la rue A'ivienne, il lit bätir le palais Mazarin, qui, apiesles maisons royales, passait pour le plus magnilique qu’il y eut a Paris.Apres la mort du Cardinal miuistre, le palais litt divise eil dcux lots :celui qui elait du cote de la rue A'ivienne et de la rue des Petits-Champsecliut au duc de la Meilleraye, et porta le uom d’hötel Mazarin. En1719, Louis XV lit l’acquisition de cet liötel el le donna ä la com-paguie des Indes. Ce fut dans l’enceinte de cet immense liötelque, par arret du couseil d’Etat du '24 seplembre 1724, on etablitla llourse , dont l’entree principale etait dans la nie Vivienne. —L’autre Int ecliut au marquis de Mancini et recul le nom d’liötel deNevers ; plus tard, les bureaux de la banque deLaw y fureut etablis ;apres la clmte du Systeme, l’abbe Bignou determina le regent, en 1721,a aclieter cet liölel pour v placer la bibliotheque. Les lettres patentesrelatives a cette acquisitimi et ä son emploi ont ete enreaistrees au pai-lenient le Ib mai 1724. La translatioii des livres, dont partie se trouvaitdans une maison de la rue Vivienne et parlie dans une maison particu-hcre situee rue de la Harpe, fut ope.ee par les soins de Colbert, mi-mstre d Etat et sunntendant des balinients.

Les rois de France dela premiere et de lä seconde race n’avaient point

* Iie possedaient que quelques volumes a leur usage

particulier, ou l’on remarquait des missels, des psautiers, des bibles, destraites des Peres de l’Eglise, des livres liturgiques et de piain-ehunt. Leroi Jean possedait buit a dix volumes, parmi lesquels se trouvaient latraduction de la Moralile des echecs, la traduction des trois Decades deTite Live, un volume des guerres de la terre saiute, et quelques ouvra-ges de devolion. Charles Y , son successeur, qui aimait la lecture, etqui fit laire plusieurs traductions, porta sa colieclion jusqu’ä neuf Centdix volumes * ils etaieut places dans une lonr du Louvre, appelee laTour de la Librairie . Giilet Mailet, valel de chambre, puis niaitre d’hb-tel du roi, eilt la garde de ces livres, et, en '1373, en composa un iuven-taire, eucore. conserveä la bibliotheque royale : ils consistaient en livresd’Eglise, de prieres, de miracles, de vies de saints , et surlout eu traitesd’astrologie, de geomancie, de ebiromancie, et autres productions des er-reursdu temps; erreurs quece roi adoptait. Apres la mort de Charles V,cette collectiou de livres fut en partie dispersee et enlevee par des prin-ces ou ofliciers de la eour. Deux Cents volumes du premier inventairemanquerenl; mais, corarae le roi recevait de temps en temps quelquespresenls de livres qui reparaient un peu les pertes, la bibliotheque setrouva eucore composee, en 1423, d’environ buit Cent cinqmuite vo-lumcs. Cette collectiou disparut pendant que le duc de Bcdl’ord, en qua-lite de regent de France, scjournait ä Paris : ce prince anglais, en 1427,l’acheta tout eutiere, pour la somme de douze cents livres. 11 parait qu’ileil fit translerer une partie en Anglelerre. Ces volumes etaieut pour laplupart enrichis de miuiatures, couverts de riches etofles et garnis defermoirs d’or ou d’argent. --Louis XI rassembla les volumes que Char-les V avait repartis dans diverses maisons royales, et v joiguitles livresde son pere, ceux de Charles son fröre, et, ä ce qu’il parait, ceux du duc deBourgognc. L’iniprimerie, qui commenca sous son regne äetre en usage,favorisa l’accroissement de sa bibliotheque. Louis XII fit transporler aucbäleau de Blois les volumes que ses deux predecesseurs, Louis XI etCharles VIII, avaieut rassembles au Louvre , ou se trouvaient lescommeneements d’une precieuse collectiou de livres, dont plusieursprovenaient de ceux que le duc de Bedford avait tircs de la tour duLouvre, pour les translerer en Angleterre. Charles VIII avait rcuni ä labibliotheque royale celle des rois de Naples ; Louis XII l’uugmeuta decelle que les dues de Milan possedaient ä Pise. — Francois I er , en 1544,avait commence une bibliotheque ä Fontainebleau ; il l’accrul conside-rablement, en y transferant les livres que Louis XII avait reunis ä Blois.Cette bibliotheque de Blois, dont on fit nlors Pinventaire, se composaitd’environ mille huit cent quatre-vingt-dix volumes , dont mille neufcents imprimes, trente-huit ou trente-neuf manuscrits grecs, apportes deNaples ä Blois par le cctelxre Lascaris.— Francois 1 er enrichit de plus labibliotheque de Fontainebleau d’environ soixante manuscrits grecs, queJerome Fondul acquit par ses ordres dans les pays etrangers. Jean dePins, Georges d’Armagnac, et Guillaume Pellicien, ambassadeur ä Romeet ä Ycnise, achelorent pour le compte de ce roi tous les livres grecsqu’iis purent trouver. Dcux cent soixante volumes en cette langue l’urent,d’ajn*es le catalogue dresse en 1544, le resultat de ces acquisitions. De-puis, Francois I er envoya dans le Levnnl Guillaume Postei, Pierre-Gilleset Juste Tenelle; ils en rapporterent quatre cents manuscrits grecs ct unequarantaine de manuscrits orientaux. La bibliotheque de Fontainebleaus’accrut eucore des livres du connetable de Bourbon , dont Francois I erconfisqua tous les biens. —Henri II, en 1356, d’apvcs les insiuuationsde Raoul Spifame, rendit une ordonnance qui serait devenue tres-proÜ-table si on l’eut exactement observee. Elle enjoignait aux libraires defournir aux bihliotheques royales un exemplaire, en vehn et relie, detous les livres qu’iis imprimeraient par privilege. — Henri IV, rnaitrede Paris, ordonna, par lettres du 54 mai 1593, que la bibliotheque deFontainebleau serait transferee ä Paris, et deposee dans les bätiineuts duCollege de Clermont, que les jesuites , chasses de Paris et de la Frauee,venaient d’evacuer. Mais cet ordre ne tut execute qu’au mois de mai1595. La bibliotheque royale tut alors recueillie dans les sallcs de ceCollege. Elles’augmenta, vers cette epoque, d’un graud nombre de livresprecieux. Catherine de Medicis avait laisse une colieclion de manuscritshebreux, grecs, latins, arabes, fran^ais, italiens, au nombre de plus deI buit cents. Cette collectiou provenaii de la succession du niarecbal| Strozzi, qui l’avait aclietee apres la mort du Cardinal Ridolb, neveu du