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V1LLE DE PARIS. — QUATRIKME ARRONDISSEMENT. — N" 14. QUARTIER DU LOUVRE.
rablemcnt agrandie, dcbarrassee de plusieurs masses de maisons qui laretrecissaient; une large rue ouverte entre cette place et celle du Vieux-Louvre, qui met ce palais eu regard avec celui des Tuileries, et plusieursautres travaux moins irnportants, qu’il serait fastidieux d’indiquer, cou-coururenta l’embellisscment du Louvre, et furent aussi pour la plupartprojetes et executes sous le regue de Napoleon.
Le rez-de-cliaussee de la cour du Louvre etait occupe en 1789 par desparticuliers qui y avaient obtenu des logements, et par des ateliers ac-cordes a diflerents sculpteurs de l’academie ; le premier et le secondetage de la galerie de la colonnade etaient aussi occupcs en parlie pardes peintres de racademie. — La salle des Gariatides , ci-dcvant desCent-Suisses, servait du temps de Marie de Medicis a donner des festins,des fetes magniliques , des bals , des representntions de comedie; c’estdans cette salle que furent pendus neuf membres du conseil des seize,condamnes ä mort par le duc de Mayenne. — Au-dessus de cetle salleest la galerie d’ApolIon, oü se laisait tous les deux ans 1’exposition destableaux des membres de l’academie de peinture. — L’Academie fran-caise, l’academie des Sciences et l’academie des inscriptions et belles-lettres tenaient leurs seances dans les salles du rcz-de-chaussce donuantsur la place du Museum. L’academie d’architecture occupait le dessusdu passage situeen l'ace de la rue duCoq. — Les ducs et pairs de Francetenaient leurs assemblees dans une salle du rez-de-cliaussee donuantsur le jardiu de lTufante. — La chapelle du Louvre occupait le dessusde la voute ou passage de la porte Royale. Au-dessus etait le depot destitres et etats conceruant les grands olliciers de la niaison du rui. —Le perron par lequel on entre aujourd’lmi au musee conduisaitaux sallesd’audience du ministre de Paris, a la salle de racademie de peinture,a la salle du grand conseil, et au jardiu de lTniante. — Le grand conseiltenait ses seances dans les pieces qui l'ormaient autrefois rappartementde la reine. A cute etait la salle de juridiction, oü laprevütcdel’hntel duroi tenait ses seances. — Pres du troisieme gnicbet, sous lagrande gale-rie du Louvre, etait l’imprimerie royale. Au-dessus de ce guichet etaitla monnaie des medailies. Tont le rcste du rez-de-cliaussee de la galeriedu Louvre jusqu’au pavillon des Tuileries etait occupe par les eeuriesdu roi.
Galerie du Louvre. Gelte galerie, qui depuis l’aile du Louvre quis’avance jusqu’au bord de la Seine se continue. le long du bord de cetteriviere jusqu’au ebateau des Tuileries, fut commencee par le conseil dela reine Catherine de Medicis, sous le regne de Charles IX, qui en posala pmniere pierre. Androuet du Cerceau en fut l’arcl»ilectc. Henri TICla lit coutinuer, mais les travaux furent bientot inlciTompus. Henri IV,en 1600, les lit reprendre ; ce fut ce roi qui lit aussi construire et peindreen partie la galerie d’Apollon , plaeee en retour de celle du Louvre. En1604, ces travaux etaient fort avances. Henri IV avait le projet de con-sacrer la partie inferieure de cette galerie ä l’ctahlisscineut de diversesmamii'actures, et au logemenldesplusexpertsartisansdetouteslesnations.Les parties de cette galerie conslruites sous Charles IX et sous Henri 111se reconnaissent facilcment a la diflerence de lern* dessin , a rinler-rtiption et ä la diseordance des lignes. Elles se lerntinenl a l’cndroit oücetle galerie forme un avant-corps, surmontepar im campanile. Depuisce point jusqu’au pavillon des Tuileries , appele pavillon de Flore , lafncade de cette galerie presente une ordonnance de pilastres eorinthiens,acconples, egnneles et d’une majeslueuse proportion, laquello est cou-ronnee par des frontons alternativement cireqlaires et Iriangnlaircs.Cette ordonnance n’cst pns saus dcfant : le hon goüt est blesse par cesJenetros qui s’elevent jusque daus rentablement et inlerrompent lacontimiite ohligee de l’architecture de In frise. Cette v iolation des regleset les frontons de diverses formes sont les senles imitations qu’Androuotdu Cerceau ait lailes dans le dessin de rancienne parlie de celle Jalerie.
RSusee du Louvre. C’est ü M. Thibaudeau que Fon doit l’etablis-sement dn musee des tableaux et des slatues dans le local qn’i! occupeaujourd’liui. La Convention , d’apres son rapport, ordonna , par decretdu 10 tlierinidor an i vr (57 juillct 1792), qu’il serait ctabli un musee na-tional, et t’lle en fixa l’ouverture au 24 thermidor suivant. II se composaitalors d’environ 500 tableaux des premiers mailres des diverses ccoles. Ceint en Fan iv, que ce musee devint le premier de l’Europe, par cette profu-
sion de tresors eil tout gerne qui furent envoves d’Italie, des Pays-Bas,de la Hollande et du Piemont. Dans le printemps de l’au vn on fit uneexposition qui fit connaitre toutes nos richesses. Mais ce fut seulemenlen l’au ix (1800 et 1801) que, tous les travaux etant achevcs, on putjouir de la riebe Collection dont le droit de conquete irtms avait renduspossesscurs.
Septdivisions principales composent ce musee: la premiere comprendles statues; la seconde les tableaux des ccoles italiennc , flamande etfraneaise; la troisieme le musee anglais; la quatrieme les dessins; lacinquiemeles antiquites grecques, romaines et egyptiennes; lasixieme lemusee espagnol; la septieme le musee navai.
Le musee desantiques est dans le rez-de-cliaussee de la partie meri-dionaledu bätiment de l’Horloge. Les diverses salles se distinguent entueeiles par des denominations qui exprimeut le caractere des objets qu’el-les conticnncnt, ou le morceau Capital qui s’y trouve expose. D’abordse presente le vestiLule , puis la salle des Kmpereurs romains, la salledes Saisons, celle de laPaix, une autre des Romains ;la salle du Cenlaure,de Diane, du Candelabre, du Gladiateur, de Pallas, dcMelpomene; lasalle d’Isis; edle de l’Aruspice, dTlercule et Tclcpbe, deMedee, de Pan;la salle des Cariaiides.
Les salles qui viennent d’etre enumerees ne contiennent que des ou-vrages antiques. Malgrc les pertes qu’a eprouvees le musee, on y compteun bon nombre de chefs-d’ceuvre. La decoralion du local est ingenieuse-ment appropriee a leur destination : les galbes de la Grece et de Rome,le style egyptien et le goül albenicn se nianilestent dans les marbres, lescolomies et les ornemenls acccssoires. Le temple est digne des dieux quil’habiteut.
La sccpnde classe des objets de scuiplurc occupe einq salles qui necontiennent que des productions des xvi*, xvn e et xviu 0 sieeles. Elle n’estformeeque depuis l’annee 1824. L’ancien musee des Petits-Angustinslui a fourni une grande parlie des objets conlient.
Les dessins et les tableaux sont au premier etage du Louvre, au-dessusdu musee des Antiques et dans la galerie qui joint le Louvre aux Tui-leries. La salle des dessins est dans la galerie di tu d’Apoilon. De. cetlegalerie on passe a la salle. appelce spccialement le Salon, puis dans la grandegalerie. Un degagement du superbe escalier qui prend sou origino dansle vestibule du musee, conduit par une autre porte au salon. La grandegalerie a 444 m. de longueur sur 10 in. de largeur. Elle est divisee en neulparties iaisnnl saillie sur la voute, que souliennent des colomies et despilastres eorinthiens avec des cbapileaux et des embases en bronze dore.Au milieu des pilastres sont des glaees, et entre les colomies des camie-labres, des vases precieux pour la matiere ou la forme, et des bustes.Les voütes sont ornees de Caissons. Des jours superieurs et des fenclreslaterales eelairent alternativement cetle galerie. Les portes placees au\deux exlmnites sont daus des bcnücydes dont Ick parois sont en stuc.
| La porte qui eoniniunique avec les Tuileries a pour ornement vingt-• quntre coloimcs de marbre precieux. Les trois premieres divisions de la! galerie sont consacrecs aux productions de l ecole franeaise; les troisj secondes aux ecoles allemande, ilamamle et bollandaise ; les trois der-i nieres aux ccoles d’Italic.
j Le musee anglais, dil aussi nmseeStandish, est situe au deuxieme ela-i ge, dans unc salle qui conlient environ deux rents tableaux des ecolesj fiaueaise, llamande, itnlienne et espagnole. Getto collection a ete legueeau roi des francais en 1838 par le Chevalier Standish.
Le musee espagnol, ouvert au public en 1837, conlient pres de cimji cents tableaux des mailres espngnols. Ou y voit plusieurs cbefs-d’teuvre'i deMurillo, Velasqucz, Xurbaran, Ribera, Gano, Morales, etc., etc., etc.j Le musee roval est la plus vaste collection qu’il y ait en Europe :i eile reulermc pres de quinze cents tableaux, pnrnii lesqucls ou i cmanpieS un tres-graud nombre de ebefs-d’u'uvi'e de loutes les ccoles.
LVxposition des tableaux ct sculpturcs desartisles franenis vivants a| lieu touslesans dans la galerie du I.ouvre. Le musee esl ouvert au publicj le dimanchc, de dix bnircs a (juntre. Les etudiants y sont adnüs depuis' le mardi justpi’au samedi de ehaque semaine. Les ctrangers y sont tou-! jours admis de dix beurcs h (juatre, sur la presentalion de leurs passe-
i P or,s -
' Le musee des antiquites grecques , romaines et egvptiennes a ete ou-