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VIIAE OE PARIS. — NEUVIEME ARRONDISSEMENT. — N° 35. QUARTIER DE LA CITE.

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la Pentecöte ; l’Assomplion de la Vierge ; la Religion; la Prudence ;PHumilite ; la Douceur; les Pclerins d’Emmaüs. Ces boiseries se termi-nent de cliaque cöte par une cliaire archiepiscopale en cul-de-four, sur-oiontee de baldaquins enrickis de groupes d’anges tenant des Instrumentsreligieux. Le fond de celle du cöte droit represente le martyrc de saintDenis; du cöte gauche, l’on voit la guerison miraculeuse de Childebert,par l’intercessioii de saint Geimain, eveque de Paris. Au-dessus de celatnbris, Pon adniire huit grands (ableaux des meilleurs maitres de Pe-c °le fruncaise du commencement du siede dernier. Le premier de ces^aldeaux, en commencant ä droite, par le haut du chceur, est 1 Annon-ciation, par Halle; le second, la Visitation, appele le Magnificat, chet-d Oeuvre de Jouvenet; le troisieme , la Naissance de la Vierge , parPhilippe de Champagne ; le quatrieme, PAdoration des Mages, par La-fosse. Le premier, ä gauche, represente la Präsentation de Jesus-Christau temple, par Louis de Boulogne; le second, une huite en Egypte, par

meme ; le troisieme, la Presentation de la Vierge au temple, par Phi-lippe de Champagne; le quatrieme, PAssomption de la Vieige, parAntoine Coypel.

Le maitre-autel est eleve sur trois marclies semi-circulaires en mar-hre de Languedoc : il a 4 m. 22 c. de longueur, non compris les piedes-taux qui Paccompagnent; sa liauteur est de 1 m. Cet autel, en marbreIdanc, est decore sur le devant de trois bas-reliefs. Celui du milieu, quiest en cuivre dore, ou or moulu, represente Jesus-Christ mis au torn-heau; le sculpleur Van-Cleve l’avait execute pour former le retabled’autel de la chapelle de Louvois daus Peglise des Capucines de la placeVendöme. Ceux des cöles representent chacun deux anges tenant diversInstruments de la passion. Le tahernacle consiste en un gros socle carredecore de pilastres et enrichi d’iine fermeture circulaire, en bronze dore,Repräsentant l’agneau pascal; les angles sont ornes de petites tetes deeherubins.

Pour accompngner l’ancien autel, on a denalure le Systeme d’archi-tecture du chceur; les arcs ogives furent convertis en pleins cintres, etles piliers en pilastres. Les sept arcades qui formenl le rond-point dusauetuaire sont incrustees de marbre blaue melc de gris, de nieme queles jambages ou pieds-droits qui sont poses sur des embases ou soubas-sements en marbre de Languedoc. Ces arcades sont separees par despilastres ou montantsen saillie, dont'les impostesserventdechapiteaux,et sur ces menies pieds-droits s’elevent d’autres pilastres attiques, ter-mines par une corniche ou plate-bande en ressaut sans ainortis^ement.

La baie de l’arcade du milieu qui est derriere le grand autel estiormee en niche, occupee par un groupe en marbre blaue, compose dequatre figures, dont les principales ont 2 m. 66 c. de proportion. LaVierge, assise au milieu , soutient sur ses genoux la töte et une partiedu corps de son fils descendu dela croix ; le restedu corps estetendu sur

11,1 suaire; eile a les bras eleves et les yeux en larnies ic?w■Ca douleur d’une niereet sa pnvfaite soumission a la volonte de Dien soiexpnmees de la maniere la plus vraie. Im ance sons la forme d’un adeleseent soutient ä droite une inain du Christ, pendanL qu’un aulre an<tieut la couroinie d’epines, et regarde les inipressions meurtrieres qu’ela 1 aites sur Pauguste victime. Derriere un groupe, sur le fond en cul-doui, iiicruste de marbre bleu turquin, parait une croix surmontce tmscription ; un grand linceul tombe du haut de la croix et vient jpeixlre derriere les figures. Ce groupe, que Nicolas Coustou a termine t

Par Pe™ Un -° U ' e ^dnurable : la tete du Christ est d’uuc rare beauPai 1 expressiou et la d.gnile du caraetere.

un monte^an-fV 1 P ° ltC se l u ® nll ’ 10ua le, et pres de lYscalier par lequ

au »au du qu ? 8m ; ait . de P ie ™ s6 7 lcni

du xv e siecle 1p t i * a lc P rt -‘sente, dans cette productic

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ses pieds est le globe de h,„ ri . ’ 3 dl ' 0lU, > r “" lro a B a,lcl,e : 801

'■evt. La sceonde partie dii „ ’ '' ; '" S Sa main S a " cl,u 11,1 llvre 0,1irimKcnn .. . mmentl-qn-ese» [e uu homme sortant d

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lombeau, conlre lequel on v 0 ii

.... cadavre rouge de vers.

Daus 1’ancieimc dianeHe de vdcs-Carmes, de 5 m 38 c de', ' Ö ' SC “ hclle s,at,,e di,c Ia ^

Kaggi du le Lombard, d’aprts leTml' 10 ?’ “"‘‘r™ t ^hoi« «lnnA ,i n , .. , 1 K ni °de du cavalier Berum. Le lutrm

iS ct. e chapelle est remarquable par l’elegance de

construetion et la belle execution de son travail. Ce pupitre est placesur un piedestal triangulaire , dont les trois faces , un peu eoncaves,sont ornees de ligures en bas-reliefs des apötres saint Pierre, saint Paul etsaint Jean rEvangcliste; sur le piedestal sont representees les Vertustheologales, la Joi, l’Esperance et la Charite. Ces figures sont d’un beautravail et d’une execution parlaite. Le corps du pupitre est döcore depetits oruements en mosa’ique tres-delicats ; il en est de meine des con-soles et des arahesques, qui rappellent les productions de Jean Goujon,de Jean Cousin, et autres celebres artisles du xvi° siecle.

La chapelle de la Decollation de saint Jean Bapliste renferme lemausolee en marbre erige, en 1808, par dccret de Napoleon, a la me-moire du Cardinal de Belloy, archeveque de Paris. Ce moiniment se com-pose de quatre figures dont trois ont 2 m. 45 c. de liauteuv. Le prelal,assis dans uu fauteuil place sur son sarcopliage, est represente oflranlles secours de la charile ä une famille iiuligente. La femme qui reeoit ledon a ia main droite appuyee sur Pepaule d’une jeune filie. Du memecöte, saint Denis, premier eveque de Paris, place sur une pelite massede nuages, montre aux fideles son successeur , et semble le proposercomme un exemple de vertu.

Les personnages les plus remarquables qui ont ete enterres ä Notre-Dame sont : le Cardinal deNoailles; l’cveque Jean-Juvcnal des Ursins,auteur de l’Histoire de Charles VI, et onze autres persomies de sa famille;Albert de Gondi , marechal et duc de Retz ; Pierre de Marca ; le mare-chal de Guebriant; Renaud de la Beauue; Joachim du Belloy, un desbcaux esprits de son temps ; le savant Claude Chälelain. — Avant laconstruetion du chceur que fit edifier Louis XIV pour satisfaire au voeude Louis XIII, on y voyait entre autres tombenux ceux de Philippe, filsde Louis le Gros; d’Isabelte de llainaut, premiere femme de PhilippeAuguste; du comte de Richemont, duc de Bretagne, troisieme fils deHenri II, roi d’Angleterre; de Philippe, comte de Boulogne, fils deLouis XIII; de Louis, dauphin , fils aiue de Charles VI. Le coeur deLouise de Savoie, comlesse d’Angouleme, mere de Francois I ur , y avaitaussi ete dcposc.

Le palais de l’archeveche occupait au midi de la cathedrale l’eni-placement du premier palais arehiöpiscopal eonstruit, vers la fin duxii e siecle, par Maurice de Sully, eveque de Paris. Agrandi et presqueentierement reconstruit par les successeurs de cet eveque, restaure etrichement meuble sous Penipire par Napoleon, il a ete empörte de viveforce et delruit de fond en comhle par le peuple. Sur son emplacementon a forme une helle esplanade planteed’arbres ct entouree d’une grilleiormant une charmante promenade ornee d’une jolie fontaine gothique.

« Suivant Pabbe Lebeuf (Hist, du diocase de Paris , t. i, p, 14 ), c’e-tait dans la premiere cour de l’archevcche, oii etaif jadis le siege de l’of-ficialite, que se faisaient les monomachies ou duels entre les Championspour la decision de certaines causes. «

La hihliotheque de l’ordre des avocats, provenant origiuairement dela nomhreuse bibliolheque d’Elienne Gahriau de Riparfond, lcguce ä cetordre en 1704, avait ete placee en 1704 dans une galerie de l’avant-cour de l’archeveehe, cl’ou eile ful transferee au palais de justice.

Dans une aulre cour etail la prison de Parcheveque , une des plusanciennes et des plus malsaines de Paris. Sous le regne ile Louis XVI,les prisons bourgeoises ou privees etaient encore tres-muhipliees; ellesetaienl une source d’abus d’autant plus revoftants que les magistratsn’avaieut pas le droit de les visiter. En 1783, M. d’Epremesnil fit auparlemenl uu discours touchant sur cette maniere illegale d’atlenter ä laliberte des citoyens, et sur la uecessite de reprimer i’exces de. cette ty-rannie: il fit connailre qu’il y avait dans Paris et les environs vingl-deux maisous de cette espece, dans lesquelles etaient detenus en 1777un nombre de prisonniers egal a celui des prisonniers conduits et arrivesdaus le meme <\space de temps dans les prisons de la cour et autres pri-sons jiuliciaires.

Apres les evenements de 1789,1a prison de l’archevcche fut sup-primee ainsi que toutes les prisons particulieres. Le palais devint I’ha-bitation du Chirurgien en chef de Pllötel-Dieu, et la chapelle fut con-vertie en amphilheatre d’anatoiiiie juscpi’en 1802.

C’est dans la grande salle de l’archeveche que l’assemblee nationale