VJIAE DE PARIS» — D0UZ1EME ARRONDISSEMENT. — X 1 * 45. QUARTIER ST-JACQUES.
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hu döme. Chacune de cos nefs est bornce de bas cötes ; un rang de co-lonnes en marque Ia Separation : ces colounes, d’ordre corinthiea, cau-nelees , de 12 ni. 23 c. de hauteur , de 1 m. 16 c. de diametre , sontaunombre de cent Irente. Ces peristyles supportent un entablement dontla frise est enrichic de festons formes par des rinceaux et des cnrouie-ments decoupes en feuilles d’ornement. Au-dessus de l’entablementest une balustrade. Les plafouds des nefs et de leurs bas cötes se fontremarquer par le gout et l’elegante simplicite de leur dessin.
Tous les bas-reliefs et ornements <fui se rapportaienl ä la primitivedestination de l’edifice ont ete supprimes dans ces nefs; et on leur asubstitue des sujets analogues ä la destination que lui avait donnee Fas-senibiee nationale.
I.a Iongueur totale de Finterieur du temple, depuis le dedans du murde la porte d’entree jusqu’au fond de la niche qui termiue la nef orien-tale, est de 91 m. 65 c. ; la largeur ou la dimcnsion , prise interieure-ment de Fcxtremilc d’une nef laterale ä l’extremite de l’antre , est de77 m. 33 c. La largeur de chacune des nefs, prise entre les deux niursqui formen! le fond des peristyles, est de 32 m. 59 c.
Le döme interieur s’eleve au point de reunion des quatre nefs; il yoccupcrait un espace carre de 20 m, 14 c. sur chaque face, si ses anglesn’etaient pas coupcs par de lourds piliers remplacant chacun trois co-Jonnes trop legeres pour soutenir F enorme poids de ce döme. Ainsi Fonvoit dans son interieur de simples colonnes engagees remplacer des co-lonnes isolees. Ces piliers, reunis entre eux par quatre arcades de 13 m.69 c. de largeur, le sont nussi par quatre pendentifs eleves au-dessus desfaces inlerieures, ce qvii rachete par le baut la forme circulaire dudöme. Ces arcades et ces pendentifs sont courounes par un entablementcirculaire orne de festons de ebene , dont la corniche est chargee demodillons. Le diametre interieur du döme, pris a l’eiulroit de la frise,est de 20 m. 14 c. Au-dessus de l’eutablement s’eleve, sur un stylobate*interieur, un peristyle compose de 16 colonnes corinthiennes, de 1 m.8 c. de diametre et de IO m. 72 c. de hauteur. Dans les entre-colon-nements s y on\ren t seize croisces , dont les vitraux sont mainlenus pardes chässis de fer. Au bas de ces eroisees sonl des tribunes auxquelleson parvienl par une galerie circulaire. Le döme est compose de troiseoupoles, dont Ia premiere prend naissance au-dessus de Fentablementde la colonnade ; eile est decoree de six rangs de Caissons octogones etde rosaces. Dans son milieu est une ouverture circulaire de 9 m, 63 c.de diametre, par laquelle on apercoit la seconde coupole fort eclairee,sur laquelle M. Gros a peint a fresque Fapotheose de saiute Genevieve.
Le döme exterieur presente d’abord, au-dessus des conibles de troisnels, un vaste soubassement carre, ä paus coupcs, ou viennent aboutirquatre forts arcs-boutauls, sur lesquels sont pratiques des escaliers de-couverts, qui servent ä monter an döme. Sur ce soubassement., dont laPartie superieure est elevee de 33 m. 13 c. au-dessus du grand perrondu porehe, est un second soubassement circulaire, haut de 3 m. 25 c.‘d dont le diametre a 33 m. 75 c. Au-dessus s’eleve une colonnade dontplau est pareillement circulaire. Cette colonnade, composce de trente-deux colonnes corinthiennes de 1 m. 11 c. de diametre et de 11 m. 9 c. dehauteur, compris bases et chapiteaux,.Supporte un entablement couronnepar une galerie decouverte et pavee en dalies. Ce peristy le de Irente-deuxr nlonnes est divise en quatre parlies par des massifs eil avant-corps,‘•°rrespondaut aux quatre piliers du döme, el dans lesquels on a pratiqueescaiier ä vis. Ces massifs, plus uliles que I>eaux , sont eil partie ca«e hes par les colonnes. Derriere ce peristyle, le mur de la tour du dömees t pcrcc par douze grandes eroisees, qui correspondeut aux enlre-co-l°nnements de Finterieur. Au-dessus de ce peristyle, de l’eutablementde )a balustrade qui le couronnent, est un attique forme parl’exhaus-St -‘nient du mur circulaire de la tour du döme : sa hauteur est de 6 tu.’ 14 y comprenant sa corniche; il est perce de seize eroisees en arcadeb^rnies de vitraux en fer, ornees d’archivoltes et d’impostes, et placces3ns des renfoncements carrcs. Sur le socle de la corniche de ces attiques* nppuie la graude voute formant la troisieme coupole du döme. Sonyametre, ä Ia naissance de cette voute, est de 23 m. 76 c. Sa hauteur,cpuis le dessus de Fatlique jusqu’ä son amortissement, est de 13 m.' j c *» SOu galbe est divise eil seize cötes saillantcs, dont la largeur est'&tle a la moitie des intervalles ; eile est couverte en lames de plomb.
XII.
Derriere le temple est un etroit portique ferme de grilles , sous le-quel deux escaliers conduisent ä Fentree d’une eglise souterraine , quiregne sous toute Fetendue de Fedifice. Yingt piliers d’ordre piestum Iasoutienuent. La coupe des pierres , le caractere male et l’harmoniedes parties de celle construction souterraine ne doivent pas echapper araltention des curieux. Le sol de cette chapelle est de 6 m. au-dessousde celui de la nef superieure, dont eile a Fetendue.
Le 4 avril 1791, Fassemblee nationale ayant decrete que le Pantheonfrancais serait affecle a la scpulture des grands liommes, on y Iransportale meme jour en grande ceremonie le corps de Mirabeau.
Le 11 juillet 1791, les restes de Voltaire, apres une ceremonie fune-bre des plus imposantes, y furent deposes a dix heures du soir. On lit surson cercueil cette inscription :
Poete, hiitorien, philosophe, U agramKt Fcsprit himtatn; iMac apprie qu’it cievattetre libre;
Il clefemlit Calas, Sirven, de Ja Barre et Monibailly;
Combattit 1c» alhöes et les fan .tiques; il «nspira la tol^rance; il rtcluma les droitsde l’homme contrc la servitude de la föodalile.
Le 24 janvier 1793, le corps de Michel Lepellctier, assassine par legarde du corps Paris , fut depose au Pantheon. La Convention tont en-tiere assista a la ceremonie funebre, ou Felix Lepellctier, frere de lavictime, prononca un discours tres-anime qu’il termina par ces pavolesJe vote, comme mon frere , la mort de tous les tyrans.
Le 12 septembre 1792, les honneurs du Pantheon furent decernes augeneral Beaurepaire.
Le 8 nivöse an a (28 decembre 1793), les honneurs du Pantheon fu-reut decernes au jeuue lambour Barra , tue dans Ia Vendee pour avoirrefuse de crier, Vive Louis XVII.
Le cinquieme jour complenientaire an ii (21 septembre 1794), on ydeposa les restes de Maral, et le meine jour on en retira ceux de Mira-beau.
Le 20 vendemiaire au ni (11 octobre 179t), les restes de J.-J. Rous-seau furent transportes en grande ceremonie au Pantheon. Le tombeauqui contieut ses depouilles mortelles a le mente de rappeier les meeurset le caractere de Rousseau : la chaumiere sous laquelle il trouva sesplus nobles iuspirations ; la mere allaitant elle-merne ses enfauts ; cettemain armee d’un llambeau, qui sort d’une porte enlr’ouverte, commepour eclairer le inoiide dans les äges Futurs, sont des allusions aussi iu«genieuses que significatives, dont toutes les personnes qui ont lu les Oeu-vres de Rousseau apprecieront la justesse. Ou y lit cette simple mscrip-tion *.
IcI repose l'homsnc de la nature et de la verite.
Apres la revoluliou du 9 thermidor, une muUitude d’liommes du peu-ple alla enlever du Pantheon les restes de Marat el les jeta dans l’egoutde la me Montmartre. — Plus tard, les restes de Barra, de Lepelielieret du general Beaurepaire furent egalement retircs de leur gloneusetombe.
Le 8 fevrier 1793 , la convenlion nationale rendit un decrel porlantque les honneurs du Pantheon ne pourraient etre decernes a un citoyenque dix ans apres sa mort. — Dans la suite, Napoleon, par decrel du20 fevrier 1806, rendit au culte Fedifice du Pantheon , et lui conservaneanmoins la destinalitm que lui avait donnee Passeniblee Constituante;mais rhonneur que cette assemblee avait reserve au geuie et au meriteeminent, il raccorda aux titres et aux dignites : il suflisait d’etre granddignilaire , grand olhoier de l’empire et senateur, pour usurper lascpulture d’un grand homme. Par suite de ce decret imperial, lachapelle sepulcrale s’est agrandie de tous les aiitres soulerrains dereditice. Dans un compartiment particuUer de ces vastes soulerrains,on voit la tombe du mareclial Lannes , duc de Monlebello, mort le31 mai 1809 '• des inscriptions rappellent les exploits de ce guerrier etses titres et illustrations. Plus loin, daus d’obscurs caveaux et dans destombeaux en pierre , sont deposes les corps, et, dans des urnes, lescoeurs de plusieurs grands dignilaires de l’empire, parmi lesquels on re*.marque ceux du celckre navigatcur Bougainville et du grand geomclreLagrange.
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