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VIIXE DE PARIS. — DOUZIEME ARRONDISSEMENT. — N° 48. QUARTIER DE L’OBSERVATOIRE.

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lieu en 1640, supprimeen 1790, et vendu comme propriete nationaleen l’au vn. L’eglise avait ete achevee en 1677 ; en faee de la porte d’en-tree, dans un enfoncement grille, etait le corps de Jacques II, roi d’An-gleterre, mort en 1701, et de sa fille, Louise-Marie Stuart, decedeeen1717.

Impasse des Feuillantines, n° 12 (rue St-Jacques), etait le cou-▼ent des Feuillantines, etabli en ce lieu par la reine Anne d’Autricheen 1622, et supprime en 1790.

A l’extremite de la rue St-Jacques est la uarrikrk d’Arcueil , oü sefont actuellement les executions capitales depuis la revolution de 1830 ;e’est lä que furent executes Fieschi, Pepin, Morey, Alibaud et plusieursautres moins connus. Du reste, cet emplacement a presque toujours euquelque chose de lugubre ; il servait, au milieu du xvi c siede, de re-paire ä des voleurs , et plus loin se trouve rouverture des catacombes.

Rue d’Enfer, n° 8, etait le seminaire de St-Pierre et de St-Louis,supprime en 1790, et dont les bätiments servent de caserne aux vete-rans de la chambre des pairs. L’eglise a ete convertie en usine ä gazpour Feclairage du quartier.

Au n" 20 demeurait et est mort M. Royer-Collard, membre deFlnstitut. Avocat au parlement de Paris , il avait embrasse en 1789 lesprincipes de liberte qui dominaient alors ; mais, attache ä la Familie desBourbons, il s’opposa ä l’etablissement des institutions republicaines.Dcpute au conseil des cinq Cents, il se reuuit aux royalistes de l’asseni-blee, qui, sous le pretexte d’attaquer les abus ct de maintenir la cons-Utution, ne cberchaient reellement qu’ä retablir lamonarcliie des Bour-bons. Sonelection ayant ete annulee au 18 fructidor, il devint aussilötfnembre du conseil que Louis XVIII avait instilue en France, et qui secomposait du marquis de Clermont-Gallerande , de l’abbe de Montes-( piiou, de MM. Becquey et GuillaumeCuvier. Sous l’empire, M. Royer-Collard fut nomme doyen de la faculte des leltres et professeur d’his-toire de pliilosophie moderne. A la restauration, il devint clirecteurgeneral de rimprimerie et conseiller d’Etat. Pendant les eent jours,il ne conserva que son titre de professeur, avec lequel il cumulait ce-pendant celui de correspondant de Louis XVIII. Il a ete pendant troissessions president de la chambre des deputes.

Au n° 34 est 1’hötel de Vendome, dont les principaux appartements0u t vue sur le jardin du Luxembourg.

Au n° 45 etait le couvent des Feuillants, construit en 1633 ets »ippriine en 1790-

Au n° 46 est le jardin de botanique medieale de l’ecole de mede-cnte , cree en 1835 dans la partie orientale de la pepiniere du Luxem-burg.

Au n° 54 est 1’ecole des mines.

Au n° 67 etait le couvent des dames carmelites , Mti, ä ce que 'f'Fon presume, sur Femplacement d’un ancien temple de Mercure, en1604, supprime en 1790, et dont une partie des bätiments sont aujour-d’hui aflectes ä une nouvelle congregation de dames carmelites. L’e-glise, qui a ete demolie, etait decoree de six magninques tableaux dePhilippe de Champagne , de six beaux tableaux de J. Stella, et d’unesuperbe Salutation angelique du Guide; deux des cbapelles oflraient dehelles peintures de Lebrun ; une autre chapelle renfermait la stalue ägenoux du Cardinal de Beruhe , par Sarazin ; les cbapelles de la Viergeet de St-Joseph avaient ete peintes par Philippe de Champagne. ■—Laduchesse de la Valliere, cette petite violette qui se caehait sous l’her-be, et qui etait houteuse d etre maitresse du roi , d’etre mere et d’etreduchesse, quitta la cour de Louis XIV et se relira dans le couvent desCarmelites ä l’äge de trente et un ans , et s’y soumit, sous le nom deLouise de la Misericorde, ä toutes les austeriles de la regle. Elle futenterree dans l’eglise en 1710, ainsi que rhistorien Varilias, le duc deMontausier et la helle Julie d’Angennes, son epouse.

Au n° 74 est Fhospice des Enfants-Trouves, destine ä la reception,ä l’allaitement et au placement ä la Campagne des enfanls abandonnes.

— En 1640, le pieux Vincent de Paul recueillit trois Cent douze enfantsdelaisses, interessa en leur faveur la sensibilite des meres opulentes,fonda un hospice pour recevoir ces enfants , et institua les samvs de laCharite pour le desservir. L’eveque et le chapitre de Notre-Dame don-neren! les premiers Fexemple de pourvoir ä l’etablissement d’un asilepour les enfants trouves; ils destinerent ä cet usage deux maisons si-tuees au bas du port St-Landry, qu’on nomma la Couche, et dans lacathedrale meme on placa un espece de berceau oü l’on mettait ces en-fants , pour exciter la pilie et la liberalite des fidcles. Le nomin e de cesenfants ayant considerablement augmente, et les deux maisons ne süffi-sant point pour les loger, la reine Anne d’Autriche donna le chäteau deBicetre, oü ils furent transferes. L’air de ce chateau s’etaut trouve tropvif, on ramena ces enfants au faubourg St-Denis, oü les filles de la Cha-rite en prirent soin. En 1669, on construisit au faubourg St-Antoinepour tes enfants trouves mi raste liospice, dont la reine Marie-Theresed’Autriche posa la premiere pierre. L’annee suivante fut construit, surla place du X 5 arvis-Notre-Dame, uu hospice desline a servir de succur-sale a celui du faubourg St-Antoine. Plus tard , l’hospice des Enfants-Trouves a ete transfere rue d’Enfer et rue de la Bourbe (sept cents lits).

Au n° 83 est. une succursale de la maison des dames hospitalieres deSt-Thomas de Villeneuve, dite du Bon-Pasteur.

Au n° 86 est ITntirmerie dk Marik-Theresk , fondee en 1819 parla duchesse d’Angouleme et par le vicomte et la vicomtesse de Chateau-briand, pour les pretres ages ou inlirmes (trente-deux lits).

Rue des Irlandais , n" 3, etait le seminaire des Irlandais , fondeen 1672, supprimeen 1790, et retabli en Fan xr sous le nom de Collegedes Irlandais.

FIN DD DOUZIEME ARRONDISSEMENT ET DD QUARANTE-HÜITIEME QUARTIER.