324 VILM'. DE PARIS. — DOI77.1EME ARRONDISSEMENT.
metils de l’ancien seminaire St-Magloire, qui ont etc entierement re-construits et approprics a leur destination actnelle en 1823. — Lenom-Ijre des eleves instniits gratuitement est de quatre-v ingts; celui despensionnaires payanls est illimite.
L’^cole de pharmacie . situee rue de l’Arbalcte , n” 13. Elle oc-rupe reniplacement d’im höpital fonde en 1576 pour un certain liomlired’oi'phelins, qui ctaient instniits pour prcparer, fournir et adminislrergratuitement toutes sortes de medicaments et remedes conveuables auxpauvres honteux de la villede Paris. Plus tard, eet etablissement suliitplusieurs ti anstoi nialioiis; !e jnrdin , destine k la culture des planlosmedicinales , et la inaison qui en dependait, furent adjuges en 1626 äla coinmunaule des apotliicaires. Aujourd’liui il se compose de l’ccolede pharmacie, qui l-cnlenne «ne helle Collection de mineralogie, et d’unvaste jardin de botanique , oii les plantes sont classees d’aprcs la mc-tliode de Tournefort, ouvert au public tous les jours non feries de dix aquatre heures.
L’hospice de la Maternite , situee rue de la Iiourbe , n" 3. Il oc-cupe 1’emplaeeinent d’un ancieu monastere de bernardines reformees ,provenant d’un demenibroiiieiit de la fameuse abbaye de Port-Royai,oes Champs , etabli k Paris dans l’aueien liötel de Clugny en 1625. Gelteabbaye lut supprimee eil 1790, et convertie eil prisou en 1792, sous lenom de Port - J.iirc ou de la Bourbe. Plus de six Cents personnes desdcux sexes y furent renfermees ä la Ibis. La on vit paraitre. et disparailreles fermiers generaux, M. de Malcsberbes et sa taniille, de Crosne fils,Sombreuil et sa fille , le baron de Marguerile , Cliiileaugiron, Laval-Monlmorencv, le cointe de Thyard, Lecoultcux de Canteleu , le deputeBobin, l’acleur Elcury et M"" Devienne , sa camarade, etc., etc. I.’ins-tilution de la Maternite v fut etablie en 1802 ; l’hospice d’accouche-inent dale de 1814. Dans cet hospice sont adniises journellement ungrand noinbre de Alles ou de femmes seduites, et lä vient s’aebever dou-loureusement plus d’un roman commence au sein des plus douces illu-sions (cinq Cent vingt-cinq lits). L’eglise fut acbevee eil 1648. Marie-Angelique de Seoraille de Roussille, ducliesse de Eontange, niaitresse deLouis XIV, morte il Tage de vingt-denx ans, a ete euterree dans cetteeglise en 1681. — C’est ä l’hospice de la Maternite que fut porte lecorps du inarechal Ney, le 7 decembre 1815.
L’Kospice du Midi, situe rue des Capucins , n“ 39. Cet hospice aete fonde par Godefroy de la Tour, eil 1613, dans l’ancieii couvent desCapucins, transleres en 1783 nie Sle-Croix-d’Antin. Il renferine sixcent cinquanle bis , et recoit pres de trois millc malades par an. Atle-uant est une maisou destinee aux veneriens qui payenl pour etre trailesa un prix modique. Dans le xvn° siede, et mime au connnencement duxvm' siede, on envoynit les veneriens ä Bieetre, oii un lit en contenaitquatre ; une partie coueliait par terre, depuis liuit heures du soir jus-qu’a une heitre du nialin ; ceux-ci faisaient lever les malades roucheset les remplaeaient; il etait en outre ordonne tpie les nialbeureux al-teints du vice syphililique seraient fustiges avant et apres leur trai-tement.
VARIETES HISTORIQUES ET BIOGHAPIIIQUES.
Rue de l’Arhalete, Il 24, etait le couvi.xt oes in. US de i.a Pro-videxce, supprime en 1790 et devenu propriete parlieuliere. — En laccde ce couvent etait celui des hi.i.ks de Stk-Ag vthk ou m. Sii.exce ,supprime en 1733.
Au n° 26 est le couvent des dames ai.gustixk.s , dites du Sacrk-Coeur de Marte, maison de saute pour les danies in/irmes , de iclrailepour les dames veuves et demoiselles ägees, et d’ediicntion pour lesj ennes demoiselles.
Au coin de la rue de l’Arbalete et de la rue supprimee des Marion-nettes etait la cour St-Bexuit, enclos privilbgie on les artisans qui n’e-taient pas maitres pouvaient travailler saus etre inquietes par les juresdes metiers de la ville.
Rue Neuve-Ste-Genevievr . n u 12 , etait l’anoienne c.o.maiunai tk
N“ 48. QUARTIER DE I.’ORSERVATOIRE.
de Ste-Aure , fondee vers la (ln du xvn c siede pour retirer plusieursjeunes Alles que la misere avait conduites au libertinage. Une partie desbätimeuts de cette cominunanle , qui occupait les n'"' 12 , 14 , 16,18et 20 de la rue Ncuve-Ste-Genevieve, est aujourd’hui occupce par la
CONGREGATIOX DES IIAMES RKNKDICTINES DK I.’aDORATION PERPETUEI.T.E 1>U
St-Saurement, dont la maison principale est rue du Temple, ancieulocal du Temple.
Au n" 25 est la congregatiox des dames de i.a Misericorue , pen-sionnat pour l’cducalioii des jeunes demoiselles.
Rue des Postes , n° 6 , est: le couvent de i.a M aiimti.sk ,■ fonde en1817 pour retirer des blies repeulios qui veulent se faire religieuses.
Au n” 20 etait la congregation des Kudistks, pietres destines ä di-riger des missionnaires et a faire des missions, et oü les ecclcsiastique’»qui venaient faire queique sejour a Paris trouvaient, pour un prix mo-dique, un logement convenable. La connnunaute des Kudistes a ete sup-primee en 1790. Leur maisou, ä laquelle on a reuni le n“ 18, estoccu-pee aujourd’hui par des religieuses de la Visitation dkSte-Marie.
Au n° 22 etait le seminairk des Angt.ais, fonde en 1684 et supprimeen 1790.
Aux n" s 24 et 26 etait situe le seminairk du St-Esimut, commu-naute fondee en 1703 pour former a Fetat ecclesiastique des jeunes genspeu fortunes, qui devaient renoncer ä toute dignile superieure de l’K-glise, et qui devaient se conlenter de servil* comme pretres dans leshöpiluux et les paroisses les plus pauvres ; une partie se consacrait auxmissions hors du royaume. Supprime en 1790 , retabli en 1805, sup-prime de nouveau en 1811,» et reorganise par ordonnance royale du3 fevrier 1816, le seminaire du Sl-Ksprit s'etahlil nie Nolre-Dame desChamps, n” 15. En 1819, les peres raeheterent leur ancienne maisonde la nie des Postes, occupce jusque-la par l’ecole normale, et vinrent enprendre possession en 1823. — Les hatiments du seminaire du St-Espritfurent executes, ainsi que la chapclle , sur les dessins de Chalgrin. Lafacade exterieure olfre, au-dessus de la porte d’entree de la ehapelle, unhas-relief de J)nret representant des missionnaires qui instruisent desnegres. — Le pere Loriquet, ancieu superieur de la maison des jesuitesde St-Aeheul, est mort dans cette maison en 1845.
Au n° 34 etait le couvent de i.a Präsentation de; Noire.-Damf ,etabli en 1671 et supprime en 1790. Les biUimenls sont occupes au-jourd’hui par le College Rollin , fonde en 1816 par l’abbe Nicole etpard’autres anciens eleves ou prolcsscurs du College Ste-Bnrbe.
Aux n' ,s 38 et 40 etait le couvent des fjij.es df. St-Michej. ou deNotrk-Damk de Charite, etabli en 1724 pour recevoir des filles repen-ties qui se presentaient volonlairement ou qu’on y recevait par ordresuperieur. Cette coinmunaule a ete supprimee en 1790, et la maisonveiulue conmie propriete nationale.
Impasse des Vignes , n° 1 (rue des Postes), est une sueeursale dela congrkgation dks DAMKs de. Si-Maur , maison d’education pour lesfilles et eeole graluite des pauvres du quartier.
Au n” 3 est le couvent des dames hoshtalierks df. St-Thomas deVili.eneuve, ou ont etc ctablies les jeunes orpbelines du cbolera.
Rue St-Jacques , n" 45, est Phospice Cochin , l'onde en 1779 pWJ.-D. Cochin, eure de St-Jacipies du Haut-Pas , pour trente-huil mala-des, et dont le nomine peut etre porte aujourd’bui ä cent trente-cinq.
Aux u' ,! ’ 193 et 195 est 1’ancien couvent des religieuses deVisitation dk Ste-Marik, fonde en 1623, supprime et vendu en 1790-Les hatiments sont occupes aujoimPhui par la communaute des damesdu Refuge , dites de St-Michki. , fondee dans le Imt d’ouvrirdans lesgrandes villcs un asile convenable aux personnes du sexe qui, apvesquelques ecarls, votulraient revenir aux bonnes mn urs, et un asile au*jeunes personnes dont l’innoccnce se trnuve exposee. Cet etablissementrecoit du gou\ernement un secours annuel de quinze mille l'rancs.
Au n“ 269 etait le couvent des Bknfdictins angi.ais , etabli en ce