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lion comme de la puissance des Senones, quelorsqu’une quatrieme Lionoise a ete formee,cette pi'ovince a pris ie nom de Senonia. »D’AnviUe. Notice de Cancienne Gaule, p. 597.V. aussi Walckenaer. Geographie des Gau-les, t. t, p. 54, 66, 71, 74,86,95,404;L rr, p. 48, 53, 265.
SEXOXGES, vg. Vosges (Lorraine), arr. eta 21 k. de Mireconrt, cant. et CE3 de Darnev.Pop. 556 h.
SEXOXXES, bg Marcnne (Anjou), arr. etä 40 k. de Chateau-Gontier, cant. de St-Ai-gnan-sous-Roe, de Pouance. Pop. 542 h.— Foire le 1 er lundi de juillet.
SEXOXDIS (le), Senonius pagus , petitpays qui iaisait autrefois pavtie de la ci-devantprovince de Champagne et qui se trouve au-jourd’hui compris dans les departements deFAube et de FYonne ; Sens en etait la capitale.Les autres principales villes etaient St-Fioren-tin, Joigny, Tonnerre, Yilleneuve - FArche-veque, Yilleneuve-le-Roi , Rrinon , Lignv,Chablis, Til!ene«ve-la-Guvard, Crusi, Ancy-le-Franc, Mussy-FEveque et Ervy.
SEXOXVILLE, vg. Mcuse (Lorraine), arr.et ä 22 k. de Commercy, QR] et a 8 k. de St-Mihiel, cant. de Yigneulles. Pop. 212 h.
SEXORROY, vg. Moselle, comm. de Nor-roy-le-Yeneur, de Metz.
SEXOS ou St-Pierke-de-Bollene , vg.Vaucluse , comm. de Boilcne, S de la Palud.
SEXOTS, vg. Oise (Picardie), arr. et ä24 k. de Beauvais, cant. et S de Chaumont-en-Yexin. — Tuilerie.
SFYOLILI.AC, bg Tarn (Languedoc), arr.,cant., S et a T k. de Gailiac. Pop. 979 h.
SEXÖL'X (St-), vg. Ille-et-Vilaine (Breta-gne), arr. et a 40 k. de Redon, cant. de Glü-cken, S de Loheac. Pop. 1,016 h.
SEXOV1LLE , vg. Manche (Normandie),arr. et a 26 k. de Vaiognes, cant. et S de Bar-neville. Pop. 408 h.
SEXOZAX, vg. Sadne-el-Loire (Bourgo-gne), arr., cant.,S etä 11 k.deMacou. Pop.492 h. — Foires les 17 janv., 19 mars, 9 mai,30 juin, et 16 aout.
SEXS, vg. Ille-et-Vilaine (Bretagne), arr.et ä 27 k. de Rennes, cant. de St-Aubin-d’Au-bigne, S- A 326 k. de Paris pour la taxe deslettres. — Foires le dernier jour de chaquo
SEXS, vg. X adne-ct-Loire (Bourgogne),arr. et a 24 k. de Louhans, cant. et K Je St-Germain-clti-Bois. Pop. 812 li.
Sennecej. — Foire le 1 juin.
SEXS , stgedincurn, ytgendicum, Senones,grande , belle et tres-aucienne ville, chei-1. desous-pret. (i- r Arr.) et de deux cantons. Tri!>.de leinst, et de commerce. College commu-nal. Arche\eche. 3 eures. GUe d’etape. [Ei.
Pop. 10,104 h.— Terr.ux d’alluvionsmodernes.
Autrefois eveche , bailliage et prcsidial,chef-lieu d’eleeliom gouvernement particuliergrenier a sei , flinilrise particuliere , justice
consulaire , 4 abbayes, College et scmiiiaire, Scomenls.
Sens est une ville ancienne de la Celtique,capitale des Senones, que C.csar nonime stgen-dicum; il est aussi fait rnention N sigedineumdans Ptolemee ; les Annales de saint Berlin, auvn u siccle, desiguent Sens sous le nom d’sfgc-dincum; les mesures de FHineraire d’Antoinnet de la Table de Peulinger , et qui parlent deGenabnm, Orleans , stugusiahona , Troyes,Lutetia , Paris, iudiquent la position d'sfgen-dicum ä Sens. Toutet’ois de nombreuses disser-tations out ete publices sur la position de oetteville , que plusieurs auleurs placent a Provins(Y. A gedi xcui\i). — Des le temps d’AmmienMarcellin , Sens n’ctait plus designee que sousle nom de Senones. Sous Asiens cette villedevint la metropole de la quatrieme Lyon-naise; eile a etc beaucoup plus considerablequ’elle ne Test aujoiird’hui, et eile soulenaitencore son lustre sous le regne de Charlemagne.Sous celui des faibles descendants de ce mo-narque, Sens ent des comtes pnrliculiers. Deslc milieu du premier siede de i’ere chrelienneSavinien et Polenlien v jelerenl les fonde-ments de la religion ebretienne.
Au commencement du xi* siede, les juifs,persecutes dans toute la France, trouveront aprix d’argent un refuge dans les Etats de Rai-nald, comte de Sens, qui semblait mettre sagloire a les proteger, et recevait cn plaisantantle titre de roi des juifs , que lui donnaient sesvoisins. Le bien qu’il avait fait a ces malbeu-reux parut, aux yeux du clerge, une graveollense. II fut accuse de judaiser, ct l’on an-non^a que ce serait une action pieuse de ledepouiller et le faire perir. Leutberic, arebe-veque de Sens , d’apres le couseil de Rainold,eveque de Paris . recourut au roi Robert, etlui olVrii de le rendre maitrede Sens pour prixde Fassistance qu’il lui demandail contre sonseigneur. En eilet, Faimee 1016 , la ville futsurprise pur les Iroupes royales ; eile futaussitot pilleeavec une cruelle barbarie, puisä inoitie brülee. Le comte Rainald s’enfuitpres(jue nu ; son frere Fromond se refugiaavec quelques soldats dans uue tour, ou il es-pei’ait encore se defendi e ; mais au bout depeude jours il fut force de se rendre, et il mourutdans les prisons du roi. — Le comte Rainald,de Sens , apres avoir perdu sa capitale, allacberclier un refuge aupres d’Eudes II, comtede Blois et de Chartres , bis de la lemme di-vorcee de Robert, et Fun des plus actifs etdes plus entreprenants parmi les seigneurs quigouvernaient la France. Eudes etait maitreenmeme temps des comtes de Tours, de Beau-vais , de Meaux ct de Provins ; il accopta vo-lontiere Falliance de Rainald, qui lui-memeetait excellent bomme de guerre : avec sonconsentement, il balit le chateau de Monte-reau-Faut-Yonne, pour tenir en ecbec le roi,et quoique beaucoup plus puissant que Rai-nald, il lui en fit hommage, parce que ce cha-leau etait situe dans le cotrile de Sens, et quetoutes les allianccs prenaient alors le caracterede la fcodalite. Robert avait partage la seigneu-
rie de Sens avec Farcbeveque de cette ville.Rainard et Eudes II vinreiil atfaquer ce der-nier ; ils ravagerent pendant trois jours sonterritoire, ils entrerent dans les faubourgs, ouils brülcrent plusieurs cglises; ils commeu-cereut enün le siege de la ville , el Robert, nesachant comment defendre les assieges, leurpermit de capiluler, sous condition que Rai-nald jouirait de la ville et du comte de Senspendant sa vie , mais qu’a sa mort la moilie dece lief retournerait a l’eglise de St-Etienne , etFaulve au roi.
Sens eut de bonne heure une ebarfe de com-mune. Dans Faimee T146 les bourgeois decette ville, apres avoir forme entre eux unenssocialion de defense mutuelle, adopterentavec. Fagrcment du roi Louis YII la ebarte deSoissons. Mais, ä peine le gouvernement com-muual fut-il etabli a Sens , que le clerge deseglises, et surtout les religieux de St-Pierre-le-Yif, clevcrent un cri d’alarme sur Fabolitionde teure justiccs. Le pape Eugene III, chassede Rome, venait de passer en France, ct le roiFavait recu a Dijon avec toute sorte de res-pects. Ce fut a lui que les clercs de Sens adres-serent leur rcclamation par Fentreniise d’Her-bert, abbe de St-Pierre-le-Vif. Cette ambas-sade eut un plein succes , et le roi, a la re-quete du pape, ordonna que la nouvelle com-mune fut incontinent dissoute. — Pendant quecet ordre s’executnit dans toute sa rigueur,Fabbe Herbert revint dans la ville jouir desrenierciments de son ordre, ct se preparerpour le voyage a la terre sainte, ou il devaitsuivre le roi. Son arrivee dans de telles cir-constances exaspera les esprits au point qu’unrassemblemenl de bourgeois armes se formaaussitot pour attaquer Fahbayc de St-Pierre.Ils enfonrerent les portes et mnssaererentFabbe ainsi que son ueveu, jeune cbcvalierplein de courage , (jui perit en essayant de ledefendre. Ce crime, exeite par la frenesie dudesespoir, fut puni avec une grande rigueur.Des tronpes envoyees par le roi investirent laville de Sens , el arreterent en grand nombreles eomplices ile Femeute; plusieurs furenlmis ä mort sans forme de proces, et par unesorte de ralbnement on les fit monier au hautde la tour de St-Pierre, d’oii ils furent preci-piles; les autres , emmenes et juges ä Paris,eurem la tele tranchee par la main du bour-reau. — Il y avait trop de vie dans Finstitu-tion des comnuuies pour que celle de Sensperit par ce seid ecliec. Elle lut rctablic ouplutot reconnue par Philippe Auguste apresquarante ans, duranl lesquels , si Fon en juß epar le pveanibule de la ebarte royale, la guerren’avait pas ccsse entre les bourgeois et leclerge de la ville : « Dans Fintcntion de comServer la pnix dorenavant, nous avons oclroyeque, sauf notre fulelile, une commune lutelablie ä Sens. Elle sera juree par tous ceuxqui habiteiit soit dans Fenccinte des murs ,seit dans le fanbourg , el par ecux qui entre-ront dans la commune, a Fe> des hom*
nies et des fenunes que nous avons rendus uFarcbeveque, aux cglises el aux clercs de Sens. 1 *