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Vol. 3.
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611
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SOGNY-EN-L’ANGLE. SOISSONS. SOISSONS. (ill

Le canton de Soecia est situe dans uii bassindont le diametre est de 2 myriametres. Les l'e-bords de ce bassin sollt formes, au nord , parla montagne dite Crusto et Fravolaggio ; ii l’est,par la montagne de Campatile; au sud, par lamonlague du Tritore •. la premiere le separedu territoire de Letra, canton de Vico; ladeuxiemedes cantons de Calacuecia et deCorte,la troisieme de celui de Salice; ä l’ouest il y aune Ouvertüre par laquelle passe la route de-partementale qui des bains de Guaguo arriveä Vico, et de lä ä Ajaccio ; ä l’ouest du canton,au fond du bassin, s’eleve sur une petite plainela colline de St-Antoine-de-Guagno, au nord-est de laquelle jaillit la grande source des eauxthermales ; la petite source sourd au sud-ouest.Ces deux sources sont distantes l’une de l’autred’a peu pres 200 m. Sur la colline et enlre lessources sont bälies la rnaison qui sert d’höpitalmilitaire, une maisonnette appartenant au tne-decin inspecteur, et la cliapelle de St-Antoine.

SOC’HAUX , Vg. Donks (Francbe-Comte),arr., IS et ä 3 k. de Montbelliard, cant. d’Au-dincourt. Pop. 177 h.

SOCOA (le fort), B.-Pyrttitees, comm. deCiboure, lg] de St-Jean-de-Luz. — II est situeau bord de l’Ocean, en face de St-Jean-de-Luz,dont il defend l’entree du port. — Feil de portfixe k l’entree de la liaie de St-Jean-de-Luz,de 30 m. de liauteur et de 8 k. de portee.Lat. A3” 24', long. O. 4“ 1'.

SOCOGRT, vg. Vosges (Lorraine), arr. eta 20 k. de Mirecourl, cant. etESRle Charmes.Pop. 404 b.

SOCX, vg. Nord (Flandre), arr. et a 14 k.de Dunkerque, cant. et K de Bergues. Pop.761 h. — L’eglise paroissiale de ce village estremarquable par la heaute de son clocher,surmoule d’une lieche trcs-elevee qui, quoiqueeloignee de 6 k. de la cöte, s’apercoit ä uneeertaine distance en mer.

SODE, vg. H.-Garonne (Gascogne), arr. eta 42 k. de St-Gaudens, cant. et Jx] de Bagne-res-de-Luclion. Pop. 143 h.

StETRIGH, vg. Moselle, comm. de Ket-tange-la-Grande, IHI de Tliionville.

S(EUR1)RES, vg. Mainc-el-Loire (Anjou),a >'r. e.t ä 28 k. de Segre, cant. et K de Cbä-feauneuf-sur-Sarlhe. Pop. 861 h.

SOGNE (la), Ccognia, vg. Eure (Norman-ne), arr. et k 16 k. d’Evreux , cant. et K deDamville. Pop. 101 b.

SOGXES, vg. Yonne (Champagne), arr. eta 23 k. de Sens, cant. de Sergiues, >de Pont-s ur-Yonue. Pop. 330 h.

SOGNOLLES, vg. Seinc-et-Marne (Ile-de-^J’ance), arr. et ä 14 k. de Melnn , cant. de® r ie-Comte-Roberl, [5g de Coubert. P. 693 b.

SOGNOI,LES-K\-MO.\ l’OIS , vg. Seine -et -Marne , comm, de Li.sines, rg de Domie-marie. 1

SOGNY - ALX - MOULINS , vg. Marne(Champagne), arr.,Keta 8 k. de Cluilons,«ant. d’Ecnry-sur -Coole. Pop. 105 h.

SOGXY-EN-L’ANGLE, vg. Marne (Cham-pagne) , arr. et ä 23 k. de Vitn-le-Francois ,eant. et ig] de Heiltzle-Maurupt. P. 251 ’b.

SOIGNOLLES, vg. Calvados (Normandie),arr. et k 17 k. de Falaise, cant. de Brelleville-sur-Laize, K de Langannerie. Pop, I4i h.

SOIGNY, vg. Marne (Brie), arr. et a 36 k.d’Epernay, cant. et K de Montmirail. P. 80 h.

SOILLY , vg. Marne (Champagne;, arr. etä 26 k. d’Epernay, cant. et K de Dormans.Pop. 269 h.

SOINDRES, vg. Seine-et-Oise (Beauce),arr., cant., IS) et ii 6 k. de Mautes. P. 286 h.

SOING, vg. H.-Saöne (Frauehe-Comte),arr. et a 31k. de Gray , cant. de FTesnes-Sl-Mames, K de Fretigney. Pop. 926 li. —Faires les 5 janv. , 5 mars , 5 mai, 5 juillet,

5 sept. et 5 nov.

SOINGS, bg Loir-et-Cher (Blaisois), arr.et a 18 k. de Romorantin, cant. de Selles-sur-Cher, K de Contrcs. Pop. 900 li.

SOIRANS - FOITFFRANS, vg. Cote-d’Or(Bourgogne), arr. et ä 24 k. de Dijon , cant.et K d’Auxonne. Pop. 210 h.

SOIUIAT ou Si im.a , vg. Ain, comm. deHaulecour , K de Botirg-en-Bresse.

SOISSONNOIS, petit pays compris dans ledepartement de I ’Aisne, qui laisait autreloispartie de la ci-devaut province de Picardie, etdont Soissons etait la capitale. V. Picardie.

SOISSONS, Noviodanum , Suessonce, Au-gtts/a Suessionum, ancienne et jolie ville,Aisne (Picardie), clief-1. de sous-pref. (1 er arr.)et d’un cant. , place de guerre de 3” classe.Tribunal de l r “ inst, et de commerce. Collegecommunal. Eveclic. Scminaim diocesain. Cure.Gited’etape. K. W. Pop. 9,152 h. —Terrainlerliaire iiilerieur.

Autrefois comte, eveelie, parlement deParis , clief-1. d’inteudauce et d’election, gou-vernemeut particulier, prevöte generale demarechaussee, bailliage, presidial, justice con-sulaire, bureau des linauces, mairie jiarticu-licre, College, deux cliapitres, academie fran-caise, 5 abbayes, 6 couvenls.

Soissons est une ville tres-ancienne, dontl’origine se perd dans la nuit des siccles. L’opi-niou la plus generale est qu’elle lut fondee parles Gaulois, qui en avaient fait une fortwesse.Avant la domination romaine, eile portait leliom de Noriodunum, et tenait un rang distiu-gue parmi les premieres ville de la Bclgique.Ptolcmee nomme Augusia la capitale des Sues-siones, et independamment des lemoignagesliistoriques, la position de celte ancienne villea Soissons est prouvee par les roules qui yaboutissent, et qui sont decrites dans l’Itine-raire d’Antonin et dans la Table de Peutinger,dont les cbilTres sont confirmcs par ceux de laborne milliaire trouvee dans les ruines de l'an-cienne Tongres. Les routes partent d’Augus/nVcromanduorum, Si-Quentin, Lutetia, Paris,Genahum , Orleans, et Durocortorum , Heims, j— Defendue par des fortifications considera- |bles, cette ville resista longteiiqisaux barbares,et fut la derniere place forte qiie les Romains \conserverent dans les Gaules. Aprcs la vicloirede Glovissur Syagrius, en 486, Soissonsdevintla capitale des Francs, et jouit de cet avantage

jusqu’au moment oft le roi transporla le siegedu gouvernement a Paris.

Pepin, fils de Charles Märtel, ayant eteproclame roi des Francais en 752, du consen-temeut de la uation, fut eleve sur un bouclier,suivant l’usage ancien, et porte par tous lesquartiers de Farmee rangee en bataille dans lecliani]) de mars. Ce nouveau roi, ne se eonten-tanl pas de celle iuauguratiou ordinaire , se fitsacrer a Soissons, dans l’eglise cathedrale, parBoniface , legat du pape et archeveque deMayence. Ce fut le premier roi de France quiemploya les ceremouies de l’Eglise pour soncouronuement; il est curieux de remarquerque cette premiere ceremonie du saere consa-cra une Usurpation , Pepin s’etaut empare dutraue au prejudice de Childeric III, et du vi-vant de ce priuce.

Des deux bis de Pepin, Tun, nomme Carlo-man, fut sacre ä Soissons en 786 , et cette villese trouva pendanl quelque lemps elre encoredevenue la capitale d’un royaume forme d’unemoitie de l’empire des Francs. Mais ce princeetant mort trois ans aprcs, le nouveau royaumese confondit dans la vaste monarchie de sonfrere Charlemagne , dont Soissons devint unedes dies principales. Quand ce prince entrepritde rallumer le fiambeau des lettres dans sonempire, Soissons ne fut pas oublie. Dans laprincipale ecole, celle du monastere de St-Medard , on instruisait les enlants des ricbes;on eite comme ayant apparteuu ä cet etablisse-menl, saint Ouen, ne dans les environs de Sois-sons, ipii fut referendaire du chancelier deDagobert I"', puis archeveque de Rouen. Uneseconde ecole etait deslinee a t'ormer des clercs.Charlemagne ajouta ä ces ctablissements uneecole pour enseigner le cliani gregorieu, qu’ilsubstitua ä la psalmodie alors en usage.

Un eveuement odieux, dont on doit retracerle soiivenir pour eu perpetuer l’horreur, sepassa ä Soissons en 833. Louis le Debonnairea.ant, comme on sait, partage ses vastes Etatsentre Lotliaire, Louis et Pepin, qu’il avait eusdTtermengarde, Judith, sa seconde l'emme,lni avait donne un fils, ce Charles, dit leChauve, sous le regne duqnel fut dans la suiteaccompliela grande revolution fcodale. Le mo-naivpie, voulant lui former aussi un Etat, futoblige d’entamer ceux de ses aulres fils. Cesfils mecontents se liguerent contre leur pere etchercbercnt k exciter les ressentiments duclerge, ilont il avait, par plusieurs ordonnan-ces, et notamment par un concile convoque en816, dans son palais d’Aix-la-Chapelle, entre-pris de reformer les menurs dereglee.-;. Neufou dix abbes ou eveques les plus ]iuissants dela Gaule , la plupart les obligcs de l’empereur,seconderent la revolte de ses fils contre lui: ilslirent arreler ä Laon l’imperatrice Judith , lalirent conduire ä Poitiers et renfermer dans lecouvenl de Ste-Radegonde pour y premlre levoile. On pretendait qu’un lien de parente ren-dait nul son mariage avec l’empereur; et onl’accusait en outre d’avoir souillc la coucheliuptiale par son commerce adultere avec desSeigneurs de la cour. —L’empereur ne lut pas