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Vol. 3.
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STRASBOURG.

STRASBOURG.

STRASBOURG.

— Depuis 1840, uu beau canal destine ä join*dre le Rhin a l’Iil traverse la Robertsau,saus rien ötev des charnics de celte promenade.Du reste, d'iinportants travaux d’embellisse-njent se foul conlimiellement a Strasbourg ,grace ä l’aetivite et au zele du niaire actuel dela viile. — Le Contades est mie belle prome-nade ombragee par toule sorte d’arbres exoli-ques et iudigenes, planlos en quinconce, situeepres de la viile, hors la porte des Juifs. Aprcsla bataille de Hohenlinden, eile retpit le nomde celte bataille, mais le nom primiof de Con-tades est celui sous lequel eile est le plus genc-ralement comme. — Independammenl de cesdeux helles promeuades, les bords du Rhin, deTill et de la Bruche offreut un grand nombrede promeuades naturelles, remplies d’agrement,d’oü Fon jouit d’une vue maguilique sur lesVosges et sur les monlagues Noires dont lessommiles se perdenl dans les nues, taudis queleurs mamelons les plus rapproches de laplaine presentent des sites enchanleurs, quecouronneut d’ancieus chäteaux, de heaux vif-lages, d’immenses forets et de riches vignohles.

— Daus rile du Rhin, sur la route de Kehl, on\ok un monument consacre au general Desaix.

— A 2 k. de Strasbourg, est le polygonedestine aux exercices de l’arlillerie, orne a soneiUree d’un mcnument eleve a la memoire dugeneral Kleber.

Cathkdrale de Strasbourg. Celte eglise futfrappee de la l'oudre en 1007, et il n’en restaque le chocur. L’eveque Wernher I er enlre-prit de la reconstruire en pierres de taille, suruu beau et large plan qui exisle encore. Lesfoudenients en furent jeles en 1013, sur descouclies de terre glaise et de charbon de lerrepiles, meles ensemble. Le bätiment de F egliseUe fut aclieve qu’eu 1273. On voulut le fairesurinouter de tours ou fleches sur les bas cölesde la lief, ä cötc du principal portail. Eu 1277,sous l’cvcque Conrad III de Lichtemberg, onoommen^a par celle qui est vers le nord, et9 ll i exisle encore aujourd’hui. (fest l’archi-tecte Erwin, nalif de Steinbach, dans le mar-6*‘a\iat de Bade, qui en concut le plan et endhigea Fexccution ; il niourut en 1318; aprcs* u i, son fils Jean, mort en 1339 , et sa lilleSabine, puis Jean Hüllz, de Cologne, conti-BUerent la construetiou sur son plan ; ce der-ber mourut eu 1365, aprcs avoir conduil lafleche jusqu’a la couronne. Pendant assez^°ugtemps on cessa d’y travailler, et Fouvrage

lut aclieve qu’en 1439, sous reveque Guil-^aiune de Diesth, de maniere que ce superbeG dilice n’a ete tennine que dans l’espace de( Iüaire cent vingt-qualre ans; mais sa cons-h'nction avait etc interrompue en diflereutstG mps ; les evcnemenls postcrieurs empcchc-*■0111 de construire ia seconde lieche. — Lal auteur de la tour, depuis le rez-de-chaussee,a eto mesuree et calculce a plusieurs reprises.Elle Pa ete la derniere fois avec la plus gründee * a ctitude, par M. Henri, colonel ingenieur-8 e ographe, qui a trouve que sa hauteur etait,/puis le sol, de 142 m. On nionte aisementi^tsqu a la couronne : a ia premicre galerie ou

plate-forme, on a grave sur les iuurs du clo*eher pres de deux inille noms, parmi lesquelson distingue ceux de Klopslock, Lavaler, Vol-taire, de.., que les gardiens de Ja tour ont in-cises dans la pierre. Au premier eiage de latour on voit les statues de Clovis, de Dagobert,de Rodolphe de Habsbourg, de Louis XIV ;au-dessus est la graude rosace en vitraux peints;eclairee par les rayons du soleil, eile produitdans l’eglise un bei effet; la plate- forme com-mence le deuxieme eiage de la tour : la fleche,admirable ouvrage, decoupe comme de la deii-telle, est le Iroisieme etage de l’cdifice ; ausommet se trouveul la lanterne, puis la cou-roime, et enfin le bouton oclogone qui lerminePedifice et Supporte une croix de pierre de1 in. 22 c. de hauteur.

La base de l’eglise est decoree de trois por-tails, auxqtiels on arrive par un parvis eleve deplusieurs marches. Le portail du milieu estorne de colonnes et de statues. Au-dessus de ceportail, on voit les statues equestres de Clovis,de Dagobert, de Rodolphe de Hahsbourg et deLouis XIV. Immedialement au-dessus est unerosace admirable de 50 m. de circonfereuce etde 91 ni. 17 c. de diametre. La longueur de lanef est de lOS m. 80 c., et la largeur de 10 m.66 c.; la hauteur, depuis le pave jusqu’ä lavoüte, est de 24 m. environ. A droite et agauche, 9 piliers cuormes separent cette nef etforment des bas cötes. On remarque pres del’horloge le pilier des anges, qui soutiont tontela voüte de cot cdifice *. il nicrite une attentiontoute parficulicrc. Vers I« bas, sout les quatreevangclistes; au milieu quatre anges avec destrompetles; plus baut quatre autres, dont l’mitient une croix et Pautre une couronne. La |cliaire ä preeher, d’architecture gothique, res-taurce en 1834, Tait honneur aux artistes duxv e siede. La beaute et la diversile des figuresqui la dccorenl sont dignes de remarque. Cettecliaire ful conslruite en pierre ciselee tres-dc-licatemeut, en 1486, par Jean Hammerer, ar-chilecle de cette melropole. Le baldaquinenboisqui Ia couvro, ouvrage de 1617, est de ConradCullin et de son fits, maitres meiiuisiers. Lesorgues furent faitos par Andre Silbermann, en1714.—L’horloge de celte eglise, nouvellemenlreparce ou plulöt reconstruite par M. Schwil-gue, passe a jusle titre pour uu des meranismesles plus beaux et les plus curieux en ce genre :eile iudique la marche des constellatious, lecours du soleil et de la lune, les heures, lesjours, etc. — Celte cathedrale, si cciel>re parsa hauteur giganlesque et la niaguificence de satour, recoit le jour par un grand nombre de vi-traux de couleur, execules dans les xiv e et xv lsiecies; on remarque surlout les portraits desrois et des empereurs bicnt’aiteurs de celle me-tropole.

L’egusk St-Etienne, la plus ancienne decelles qui existent ä Strasbourg, fut baiie versle milieu du \m c siede , par Addbert, dued’Alsace, pour Pusage d’un monasterc de cha-noinesses : eile sert acluellemeut de chapclte auCollege cpiscopal.

L’Eor.rsr. de Sr-PiraaE i.f Jeunk lut batie

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eu 1031 par l’evcque GuilJaume I pr ; la nef etle cheeur furent remis a neuf en 1220. Lechocur est occupc par la seconde paroisse ca-• tholique, et la nef apparlient aux proleslanls,conlbrmemenl aux arrangements faits parI Louis XIV.

j L’eouse St-Jeaw est situee dans le faubourgde.Saverne, ainsi que. la maison de ia ci-devantconmianderie deSt-Jean, qui sert aujourd’lmide maison de force conmie sous le nom deRaspelhaus.

L'egmse de Ste-Aurelie, situee a l’extre-mitedu faubourg Blaue, tut batie par Rhutard,eveque de Strasbourg.

L’eglise St-Pierke le Vieux donne d’u*ebte sur latirande-Rue, la plus lougue et la pluspeuplee de Strasbourg.

Le TEiwrLE Neue est un vieil edifiee bäti en1254 ; c’elail anciennement Pcglise d’uu cou-veut dedominicains. Ces moinesy demeurerentjusqu’en 1521. Mais des ecoles protestantes \furent etnhlies par Jean Sturm de Stuunack.celebre professeur de gree, de latin et de lo-gitpie a Paris. Lorsque Louis XIV acquit laviile de Strasbourg, cette eglise recul le nom deTemple Neuf. Dans Piuterieur de ce templeon voit de helles peintures icpresentant ladanse.des morts. Dansle premier tablcau un predica-teur parle devant uu auditoire compose deprelats, de religieux et de religieusesde diversordres. Dans les suivants, ou distingue la Mortentrainanl tous les elats de4a vie. öu necon-! nait ni le nom de Pauteur, ni l’epoque oü il ve-I cut. Cepeudant on a quelques motifs pour pen-; ser ipie ces peintures sont du xv e siede. On re-! marque encore dans ce temple le tombeau de| Jean Lorenz Blessig, mort en 1816. C’est kM. Olmmacht qu’on doit ce mausolee. Les or>gues de cette eglise sont d 1 Andre Silbermanufils, celelire facteur. Le gymnase Protestant oc-cupe le rez-de-chaussee du couvent; le hautsert aux etudiants de la fondatiou de St-Guil-laume et ä la bihliotheque publique.

L’eglise St-Thomas i’aisait anciennement par-tie d’un petit bospice, l’ondc par saint Floreilt,eveque de Strasbourg , pour y recevoir desEcossais, ses compalriotes. En 830 ce monu-menl religieux ful transforme en eglise colle-giale, par l’cvequc Adeloh. Brülee et rebiilicplusieurs fois, Pcglise de St-Thomas est con-serveeau culte lulherien. Dans le chocur on voit'acluellemeut le tombeau que Louis XV fiteriger,eu 1777, a la memoireducomte de Saxe, mortniarcchal general de France, par le seulpteurPigal. Au bas d’une pyramide de marbre noircontre laquelle est appuyee un sarcophage, lemarcchal, debout, parait descendreau tombeauA sa droite on voit culbutes ä ses j>ieds l’aHed’Autriche, le lion beige, le lcof\ard anglats.A sa gauche le genie de la guerre en larmes.ayant les jeux fixes sur lui, tient son flambeanren\erse. Sur le derriere sont les drapeaux deIa France, eleves et victorieux. La France, au-dessus du marechal, saisit d’une main l’il-lustre guerrier, et de i’autre repousse la inort.qui, cachee sous unedraperie, annonce au be-ros que son heure est arrivee. et lui montre le