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STRASBOURG.

STRASBOURG.

STRASBOURG.

tombeau qu’elle tient ouvert. Au cdt6 opposcdu sareophage, on voit une Jigure d’Herculeplonge dans la douleur. On remarque encoredansee temple quelques inomunents eleves enFhonneurde plusieurs savants qui ont illustreStrasbourg. Ce sont les niausoleesde Schcrpflin,d’Oberliu, de Koch.

L’kglxse St-Louis, situce pres de la riviereet du porl St-Thomas, doit son origine ä unesociete de bcguines nobles, qui s’y etablirent en1252. Elle esloniee d’un superbe bullet d’or-gues, d’un baptistereou l’on remarque un bas-relief represenlant le bapteme de Clovis, exe-eute en mar!>re blanc par M. Frielderich, sta-tuairc alsacien ; on y voit aussi mi groupe dumeme arliste, represenlant saint Florent, Tundes eveques de Strasbourg/ ramenant dans lecheniiu de la vertu Mathilde, lille du roi Da-gobert.

L’eglise i *r o t t s r \ xr f. de St - Nicoi.as tutfondee en 1182, par la iamille Speudcr. Elleest situce sur le quai, non loin de St-Louis.

L’kouse St-Guillaumk, en laee du pont St-Etienne, est de la conlcssion d’Augsbourg.

Lk chateau royal est siluc sur le bord de !ariviere; c’elait autrefois le palais episcopal. Laconstruction en lut commencee en 1728, ettermince en 1741. Le rez-de-chatissee, for-mant prenner etage sur la terrasse du bord del’enu, eontient de beaux appartemenls decoresdetableaux, de statues et de bronzes d’ungrand prix. La faeadesur la terrasse est impor-tante par sa noble simplicile; eile a pres de80 m. de longueur, et est ornee au niiliend’uupavillon en saillie, forme de qnatre eolonnes.qui soutiennent uuentablement surmonte d’undome. Ce palais devint la proprietc de la nn-rion au niomcnt de la revolulion ; la ville deStrasbourg en fit Tacquisition' en 1791, et yelablit 1’administralion de la mairie; eile l’of-frit ensuite en 1806 a Napoleon, pour lui ser-vil* de palais, et eile reeut en eehange l’hotelde Darmsladl (prelle occupe eneore; c’est ae-tuellenient la residence de l’eveque du dioeese.

L’hötei. de la preeecture elait autrel’oisi’holel de l’ancienne inlendauce : los batimentsqui en font parlie furenl batis dans les annees1730 ä 1736 par ie payeur royal, Francois-Jo-seph Klinglin, sur l’emplacenicnt oii avaieulete brulcs deux mille israeliles en 13 49.

Le palais de .iustick est etabli dans l’ancionhötel du gouvernement , autrefois hold deRare-Dourlac, nie du Dragon.

Lfc TRIBUNAL DE COMMERCE siege (lilUS 1’aU •

eien hdtel de ville, situ« sur um; jolie placeplautee d’arhres. Cet hotel fut conslruit en1503, sur les dessins de Daniel Speekle. C’eslla que siegeaienl autrefois los dillerents eorpsde magistratul e.

L’hotkl dkla monnaie elait autrefois le siegede riüleudance.

La douane occupe., pres du pont du Cor-beau, un vaste bätiment construit en 1558, etaugnnmle en J781. Sa longueur est de 97 in.,sa largeur de 17 in.

La innuoTHEQ’jK publique, l'une des plushelles du ro\aunie, est placee dans la vasle en-

ceinte du Temple Neuf. Ellese eompose de troissections. La premiere est cd!« de l’nncienueuniversite proteslanle, qui apparlient au semi-naire Protestant. Jacques Sturm en est le fon-dateur. La seconde apparlient ä la ville; eileest fonnee par la bibliotheque de SchuepJJin.La troisieme section se eompose de la reuniondes bibliotheques des couvents et d’autreseta-blissements. Les trois seclions reunies conlien-nent ensemble plus de 130,000 volumes, etun grand nombie de manuscrits, dont quei-ques-uns d’auleurs du moven age sont du plushaut interet.

La ville possede aussi un rmisee eompose de52 tahleaux, parmi lesquds on voit des ou-vrages de Philippe de Champagne, du Pougens,du Guide, etc., et une colleetion de inodeles enplatre de grande dimension, de tonlos les sta-tues chefs-d’a:uvrc de l'antiquite.

L’acadfmie est situce rue de la Nuee bleue;eile tient ses seances dans le ei-devant hdtel dugrand prevöt de l'eglise cathedrale. Les mu-sees d’histoire nalurelle, d’anatomie, y solltreunis. Le wusce d’iiiflloirenaturdle est un desplus considerables de France. Le ntusemu de lafaeulle de medecine esl un des plus coinpletsqui existent en Eurupe. La bihiiothcque de l’e-cole de medecine, placee dans le mente local,est coinposee de 12,000 volumes.

Le College royal occupe des bäliments ba-lis par les jesuiles en 1756 et en 1757, pour yplacer uu College calholique. C’est sur ce memeemplacement que lut etabli le premier atelicrd’imprimerie qui ait existe ä Slrasljourg.

Le seminaire ei»lscopal occupe de vastes ba-timents, dont une parlie a ete elevee sur lesruinös de l’ancien 1b iiderbolf, qui, dans lespremiers temps, fut uu eloitre oii vi\aientdesclumoines reguliers.

I.e jardin hotaxique ü ctc etabli en 16S9,et eonsiderablement agrandi en 1736.

La sai.le de si’ectaci.e est pi cccdee d’un pe-ristyle de six eolonnes d’ordre iouique, irpon-daut ä aulant de pilastressepares l’un de l’au-tre par des portes cintrees, garnies de hellesgrilles brunzees et dorees : l’enlableinent queSupporte cette colonnade est orne de six sta-tues colossales executees par le cclebre Ohn-macht. Cette salle a ete commencee en 1804.On y a joue pour la premiere l’ois en 1821. Lostravaux ont etc executes sous la direction deM. Yillot, arehileete de la ville. Cette salle a68 m. de longueur sur3l eiivirun de largem*.Elle esl construite sur pilotis et gtillages deebene.

L’nosncE civii. fut conslruit de I7l8a 1724,par l’archilccte I'raneois Dudoipue Mollinger.C’est un !>el ediiiee, bien expose et istde, don-nanl sur le rempart, et ajant vue sur une belleet vaste Campagne. L’amphillieätre anatomiqueest allenant ä cet hospic«. Au-dessus de laporte, dite de ITlbpilnl, il exisle tjne lour de30 in. de hauteur qui sei t d’observatoire de-puis 1673. — L'liospict* des orplidins reuienm*Jes orphelins des deux religions. Tons les eu-tants au-dessous de quinze ans, (pii n'onl nipere ni niere et n’ont point de parenls en etat

de les soutenir, y sont reipis. — A *5dislancede ces hopilaux, a l’eutree du canal duRhin, se trouve l’hdpital militaire, vaste bäti-meut partage en trois cours et contenant douzegramles salles pour les malades, saus compterplusieurs autres moins grandes. On pense qu’i)y a de la place pour dix-huit Cents malades.

La halle aux dles est tres-belle, sa formeest edle d’un parallelogranune de 67 m. delongueur sur 40 m. de largeur ; eile a etc exe-cutee, de 1826 a 1828, par M. Villot; 8,000liedolitres peuvent ehe mis en vente au rez-de-c)uuissce. Des galeries laterales sont sur-monlecs de deux elages de greniers faisant letour de la halle et pouvant contenir 40,000liedolitres de hie.

Le mont-de-pietk a ctc etabli par ordonnancedu G decembre 1826 ; il est place dans le localde l’ancienne commanderie de Sl-Jean, eous-truite en 1725.

Etaui.i.sskiuents MiUTAriiEs. L’arsenal futapproprie an Service de l’arlillerie on 1545.Avant cette epoque rarlillerie elait eonserveedans diverses granges. — La Idmlerie de eanoos,l’ecole et la direction d’artillerie occupent devastes batiments construits eil 1703, sur IVm-plaetMucnt d'un nucieu couvent de clairistes ;on y voit. plusieurs jiieces tres-curieuses.—Les liaugars de l’artillerie sont de vastes bati-ments oii se font et se conservent a couverl lesalbits et autres uslensiles necessaires au Servicedel’annee; ils ont ete construits suecossive-ment en 1779. — Les casernes de Finckniattesont siluees pres des laux remparls; eiles con-sistenl en deux grands eorps debaliments, for-mnnt ensemble 400 in. de face, ä trois etages,pouvant contenir qninze cenls hommes. —Lequartier des ai lilieurs est situ« pres de la porteDauphin« : il est partage en trois eorps de l>ä-timenls. — Le eorps du genie militaire et lespontonniers omq eut une belle easerne situcevis-ü-\is de rctablissemenl de M. Vanne.—•Den iere le?» liaugars de rarlillerie se trouve lajolie easerne (Ks ouvriers de l’arlillerie, bätieen 17S0. — Sur la place St-’Nicolas est unebelle easerne de cnvnlerie,—Pres de la, ensuivant le rempart, on trouve le (piarlier despecbenis, bati de 1758 a 1730. —Le quartierde Savcrne fut acheve en 1711.

On remarque encore a Slrasbourg la mairie,les balles aux bles et au gibier ; les statues deKleber et de Guttemberg, etc., etc.

Biographie. Slrasbourg est lelieu denais-snnce de :

GuTn-r.MHfrnr., Fun des inventeurs de l’imp» i-meric.

J.-(i.-.T.-S. Asdrieux, lilterateur et aiiteurdramatique distiugue , membre dt; 1’AcadeniielYnncnise.

J. Fisciiakt, dit Mkijt/.er, poete satiriqu e -

II. de Nicolai, poete dramatique et fahulisR*«

.1. ScHWKIGH/KU.SER, pllilüloglie.

,T.-(r. Scher/., philologue.

J.-J. Oni-.r.r.rx, philologue.

!».-F.-Fred. de IbiuNCK, philologue, membrede rinstitul.

Ph.-A. Gr\m»id/kr (Tabhe), historien.