VENDEE (la).
VENDEE (departement de la).
VENDEE (departement de la). 743
Venaissin , lui vient, dit-on , d’un temple deVenus situe dans ses murs memes, et dont onne voit plus que quelques troncons de colonneset les fondations. Le plan de cet edifice paraitßtre un rectangle d’environ 12 m. sur 5, com-prenant quatre demi-cercles en forme de croix,au centre desquels s’elevait, soutenu par d’ele-gantes colonnes corintliiennes de marbre gris ,un dome octogone ouvert par le haut.
VENASQUE ( port de ), H. - Garonne. Atrois heures de distance deBagneres-de-Luclion,en remontant le cours de la Pique , on trouvel’hospice de Luclion , refuge ou point de reposä l’approclie des monts eleves , si dangereuxquand l’ouragan y regne , qu’on y a mis enmaxime : que La le pere nattend point sonfds, ni le jils son pere; ee n’est qu’une cabanede pasteur, liabitable seulement l’ete, et qu’onabandonne l’hiver, en la laissant ouverte etpourvue de bois, pour les voyageurs qui vien-nent ou qui vont en Espagne.
VENAT, Charente, conmi. de St-Yrieix, Eld’Angouleme.
VENCE , Vmcium, Ventium Nerusiorum,Vincia, ancienne ville , Var ( Provence), arr.et a 22 k. de Grasse , clief-1. de cant. Cure.Gite d’etape. [Hb A 947 k. de Paris pour l,- ttaxe des lettres. Pop. 3,165 h. —Terrain cre-tace inferieur, gres vert.
Cette ville, tres-agreablement situee dans unterritoire bien cultive, sous un des plus beauxclimats de la Provence, occupe Templacementde l’antique capitale des Nerusii, detruite parles barbares. Son anciennete est attestee parl’histoire , par les monuments qu’on y remar-que et par un grand nombre d’inscriptions. Lemonument qu’on suppose le plus ancien con-siste en deux colonnes de granit , cousidereescomme un present de la ville de Marseille äcelle de Vence. C’etait autrefois le siege d’uncveclie fonde vers 374 et rcuni ä l'eveclie deFrejus.
La ville de Vence est resserree dans une en-ceinte de murailles et generalement mal cons-truite; mais toutes les rufcs en sont arroseespar un large ruisseau d’eau courante ; les fau-bourgs sont bien bätis et tres-salubres.
Les armes de Vence sont : de gueules äla tour crenelee d’or.
Fabriques de cuirs. Moulins ä liuile. —Commerce d’liuile d’olives et de l'ruits secs. —Foires les 26 mai, 10 sept., 25 oct. et 13 dec.
VENDARGUES, vg. Heratdt (Languedoc),arr., IS et ä 9 k. de Montpellier, cant. de Cas-tries. Pop. 708 h. — Beiles carrieres de pierresa bälir.
VENDAT, vg. Allier (Bourbonnais), arr.,S et a 18 k. de Gannat, cant. d’Escurolles.Pop. 1,168 li.
VENDAYS, vg. Gironde ( Guienne ), arr.,cant., S et ä 12 k. de Lesparre. P. 1,900 h.
VENDEE (la), riviere qui se forme de troispetits ruisseaux dont le principal prend sasource dans la foret de Chantemerle, Deux-Se-eres; eile passe ä Fontenay, et se jette dans laSevre niortaise au-dessus de Marans. La Yen-dee est navigable depuis le lieu du Gros-Noyer,
un peu au-dessous de Fontenay, jusqu’ä sonembouchure.
VENDEE (departement de la). Le departe-ment de la Vendee est forme du ci-devant basPoitou, et tire son nom de la riviere de la Ven-dee, qui y prend sa source et le traverse dunord-est au sud-est. Ses bornes sont: au nord-ouest, le departement de la Loire-Inlcrieure ;au nord-est, celui de Maine-et-Loire ; ä Fest,celui des Deux-Sevres; au sudlest, celuide la Charente - Inferieure ; au sud - ouestet äl’ouest, l’Ocean.
Le territoire de ce departement est tres-va-rie, et peut-etre n’y a-t-il pas dans toute laFrance un seul departement dont le sol pre-sente autant de diversite dans sa nature et dansses produits il se divise en quatre partiesbien distinctes et separees: leBocage, la Plaine,le Marais et les lies.
Le Bocage forme un peu plus de la moitiedu departement, dont il occupe la partie septen-trionale depuis la Sevre nantaise et les limitesdu departement des Deux-Sevres jusqu’au ma-rais Occidental et ä l’Ocean; il tire son nomde la grandequantite de bois dont il est couvert,et qui lui donne l’aspect d’un bois continu : ony voit cependant peu de grandes forets, maischaque champ , chaque prairie est entoureed’une liaie vive qui s’appuie sur des arbresplantes irregulieremenl et fort rapproches,dont le tronc est un peu cleve; Ions les cinq anson coupe leurs branchages et on laisse une tigede 4 ou 5 m. Ces enceintes ne renfermant ja-mais un grand espace, le terrain est fort diviseet generalement peu fertile en grains. Dansquelques parties se trouveut des landes eten-dues de grands genets ou d’ajoncs epiueux ;toutes les vallees, et meme les dernieres pentesdes coteaux, sont couvertesde prairies. — Lapartie la plus orientale du Bocage est herissee decollines qui dounent naissance ä des valleesetroites et peu profondes, oü coulent de petitsruisseaux dans des directions variees. Les che-mins sont tous comme creuses entre deux haies;ils sont ctroits, et quefquefois les arbres, joi-gnant leurs branches, les couvrent d’uue especede berceau ; ils sont bourbeux et impraticablesen hiver, et raboteux en cte. Souvent, lors-qu’ils suivent le penchant d’une colline, ils ser-vent en meme temps de lit ä un ruisseau ; ail-leurs ils sont tailles dans le rocher, et gravisseutles hauleurs par des degres irreguliers. Cepeu-dant, le Bocage, malgre ses landes steriles,malgre ses chemins fangeux, qui pendant lamoitie de l’annce rendaient les Communicationsfort penibles avant l’etablissement des routesstratcgiques, eslsans contredit la partie laplusagreable du departement.
I.A Plaine est la laugue de terre comprise entrele Bocage et la limite meridionale du departe-ment : eile se tenniue brusquement sur la livedroite du ruisseau de Troussepoil, et s’inclineä droite pour aller joindre la mer, dont eilelonge la edle en se relrccissaut insensiblement.Le lianc de pierre calcaire qui en forme lenoyau, les coquillages entiers que l’on rencontredissemines sur la surface ou incrustes a de
grandes profondeurs , annoncent qu’elle est leproduit des alterrissements successifs qui rem-plirent ce vaste gölte oü l’Ocean avait sejourne.Quoique le nom de Plaine semble indiquer quetout le territoire compris sous cette denomina-tion soit assez uni, sa surface olfre pourtant desinegalites assez sensibles.
Le Marais. Onappelle Marais toute la partiedes cötes occideulale et meridionale du depar-tement qui fut autrefois couverte par la mer.Ce’ territoire se divise en trois parties distiu-tes : le Marais desseche, le Marais mouille■ et les Marais salants. — Les Marais dessechesl’ont eie au moyen d’un canal de ceinture etd’une digue nommee digue des Hollandais, quia permis de retenir les eaux superieures et deleur assigner un cours, en etablissaut sept ca-naux principaux qui, pendant les grandes eaux,servent aux dessechements , et pendant lessecheresses aux irrigatious. Les digues qui lesbordent servent de chemins, les tertres sontcouverts de beaux villages, et les terres desse-cliees ont ete converties en belles prairies ouen terres labourables ; ce pays est riche en bes-tiaux et en grains ; il est couvert de fermesbien bäties qui en egayent la surface. — Oudesigne sous le nom de Marais mouille la par-tie du marais situee hors des ceintures. Les en-droits les moins bas de celle paijtie sont ensevelissous les eaux depuis la mi-octobre jusqu’a lami-juin, et quelquefois plus tard; les bas-fondsne desseclient jamais. Pour en tirer parti, onles’a coupes de canaux innombrables qui secommuuiquent tous, et ne sont separes les unsdes autres que par des terriers de 4 ä 5 m. delargeur, recharges en couronne du produit del’excavation. — Les habilants de ce pittoresquesejour semblent , au premier coup d’oeil, lesplus malheureux des hommes. Mais en pene-trant dans l’inlerieur de leur demeure, la frai-cheur des berceaux, les sinuosites de ces pro-menades liquides , les Varietes innombrablesd’oiseaux qu’on rencontre a chaque pas et qu’onne rencontre que la, font succeder ä ce premierSentiment un recueillement qui a aussi sescharmes. — Le Marais est saus cesse meuacepar la mer, mais des digues protegent chaquedessechement; des canaux, garantis dullux dela mer par des ecluses construites vers leur em-bouchure, portent a la mer les eaux de pluie.Ces grands canaux commimiquent avec de pluspetits, et ceux-ci avec les fosses de clöture quiseparent les dilferenles proprietes.
Le sol des aiarais salants est divise de kilo—metre en kilometre par des etiers ou canaux pa-ralleles , de 4 m. de large sur 2 de profondeur, quire^ivenl ä la maree montante les eaux de la meret les conduisent dans les aires oü le sei se forme.Ces etiers sont garnis d’ecluses pour laisserecouler les eaux h la maree hasse, ou les rete-nir ä volonte. Les aires salines restentconstam-ment couvertes de 12 ä 16 c. d’eau salee. Ellessont entourees de bossis ou digues assez ele-vees pour etre livrees a 1’agriculture; ces bos-sis servent, apres la recolle, deeliaussees pourle passage des pietons. Le sei se forme pendantI l’ete dans les aires par l’evaporation spontanee