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EXPLICATION DES PLANCHES
les morceaux à quelques réparations. De chaque côté de XÆdicula, intérieurement et extérieu-rement, on avait placé de petits bancs de pierre, à l’usage des voyageurs qui s’arrêtaient encet endroit pour remplir des devoirs religieux.
Après ce petit édifice est un banc demi-circulaire, marqué K (pl. III et pl.VII), dont les deuxextrémités sont terminées chacune par une griffe de lion, ailée. Au milieu de l’hémicycle estun encadrement placé sur l’appui, qui contenait autrefois une inscription : j’en donne le détailplus en grand (pl. VII, fig. i); il est construit en Piperno.
Ce banc est suivi d’un reste de tombeau, marqué L (pl. III et VII), dont le soubassement estconstruit en grosses pierres; le revêtement de la partie supérieure n’existe plus, on en voitseulement le noyau, qui est en petites pierres de tuf et en scories volcaniques : les moulures dusoubassement sont en travertin et d’un rapport assez heureux (fig. n).
L’hémicycle, marqué M (pl. III et VII), appartient à la sépulture de la prêtresse Mamici,comme l’indique l’inscription qu’il porte : j’ai placé dans le frontispice (pl. I) le détail en grandd’une de ses extrémités. Au pied de ce banc est une petite borne portant le décret des décu-rions relatif au terrain accordé pour la sépulture de Mamia (fig. m). Le tombeau de cette prê-tresse, marqué N (pl. III et VII), n’est accessible que du côté du sepulcretum; on y parvientpar un escalier en rampe douce. Cet édifice est décoré de colonnes engagées (pl. VIII, fig. i);il est entouré d’un appui formé de petites arcades ; l’intérieur ( fig. n ) est orné de niches et depeintures : au milieu est un massif qui sans doute portait l’urne contenant les cendres de Mamia,et non la voûte, comme quelques personnes l’ont cru. J’ai hasardé de restaurer ce monument(pl. IX) pour donner une idée de ce qu’il pouvait être primitivement, et j’ai tâché de conserverdans cette restauration le caractère qui distingue particulièrement l'architecture de Pompei . Cetombeau est construit en moellons, les colonnes sont en briques (fig. i), le tout revêtu d’unstuc assez épais : la figure n est le détail en grand de la base d’une colonne et du seuil de laporte. La tête en terre cuite, que l’on voit au-dessus, appartient aussi à cet édifice; il en existaitplusieurs semblables, mais toutes ont été brisées par les curieux.
La planche X offre la vue du tombeau de Mamia du côté du sepulcretum; on peut remarquerà droite, dans le mur qui sépare ce lieu de la rue, plusieurs têtes d’animaux incrustées, etqui semblent mises à dessein de former une manière de décoration assez convenable à un en-droit consacré aux sépultures. Il y avait aux environs plusieurs caveaux ouverts autrefois ; ilm’a été impossible de les retrouver.
Il ne reste plus, pour terminer la description des édifices placés sur la voie, qu’à parler decelui marqué O (pl. III et VII); on a fait plusieurs conjectures relatives à sa destination, maisil en reste trop peu de chose pour’que l’on puisse en juger d’une manière probable. A l’entréede la porte sont deux cônes tronqués engagés dans le mur ; quelques personnes croient qu’ilsrenfermaient chacun un pied de vigne : mais ne serait-ce pas plutôt deux de ces simulacres vconiques, nommés agyei, que l’on plaçait aux portes des maisons, et qui étaient ordinairementconsacrés à Bacchus et au Soleil, divinités qui, indépendamment de leurs autres attributions,présidaient encore aux rues? A l’angle de ce bâtiment, du côté de la petite rue, est représentéel’image d’un serpent, devant laquelle on plaçait une lampe posée sur une brique qui existe encore.
DES MURAILLES ET DES PORTES DE LA VILLE.
Les murailles de Pompei n’ont été découvertes qu’en deux endroits, encore ces fouilles sont-elles peu étendues et peu profondes; cependant on en voit assez pour prendre une idée juste