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Quatrième partie.
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NOTICE SUR M. MAZOIS.

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nant de Napoléon put résister, mais le roi Ferdinand fut remis en possession de son royaume. M. Mazois s’étaitretiré à R.ome. Du mont Circello, dans l’Etat romain, sans doute on peut découvrir quelques échappéesde la haie de Naples; mais de Rome même, l’auteur des Ruines de Pompéi , qui n’avait pas achevé sonouvrage, l’auteur dépossédé n’apercevait rien de ce sol inspirateur où il avait éprouvé des satisfactions si douces.L’Académie de Naples continuait bien ses travaux, Mazois ne les partageait pas. Les académiciens napoli-tains, naturellement plus réservés, et connaissant la situation du trésor, ne pouvaient exiger de grands sacrificesd’argent d’un gouvernement à peine rétabli, qui avait à fermer tant de blessures; le zèle d’un homme qui n’étaitpréoccupé que dune seule pensée, qui n’existait qu’à Pompéi, qui ne rêvait que de Pompéi, de ses briques, de sesmarbres, de ses dattes desséchées, des inscriptions, quelles qu'elles fussent, du quartier des soldats, et qui savait dé-crire ce qui restait caché sous les cendres qu’on n’avait pas déplacées, ne trouvait pas, même à Rome , l’alimentnécessaire à sa vie morale. Dans ses conversations, Mazois disait à la nouvelle ambassade qui représentait et ser-vait les intérêts de Louis XVIII : « Plaignez-moi, le comte de Caylus avait jeté les fondements pour étudier la« science de Xantiquaria, Winckelmann avait rendu instructifs les monuments heureusement expliqués par«le premier, et avec ses judicieuses observations il les avait rendus déjà parlants. Visconti a porté plus loin« ses vues, et par sa profonde doctrine il a enseigné l’art de lire dans les ouvrages des artistes anciens la« noble histoire de l’homme et de ses vicissitudes multipliées ; moi, aidé des recherches des académiciens«de Naples, je lisais couramment dans Pompéi , je l’interrogeais avidement, Pompéi répondait, et répon-« dait juste. Ma vie était là, et je suis privé de ma vie. Certes je n’oublierai pas les émotions de la re-« connaissance dont je suis pénétré pour ceux qui m’y ont appelé. Moi, jeune homme obscur, et qui ne serai« peut-être jamais ce que je devrais devenir, j’aimerai toujours ceux qui ne m’ont fait que du bien : mais je ne«suis pas un homme politique dangereux, pourquoi le retour à Naples m’est-il interdit?» On voyait, dansces plaintes éloquentes, toute l’étendue des douleurs de Mazois, la bonté de son cœur, la franchise de sesopinions; avec cela il y avait eu nécessairement dans l’expression de sa première gratitude, quelque chose deprononcé, de précis, de complètement décidé, qui imposait silence aux amis de Naples , chargés d’obtenir en safaveur, la permission de rentrer à Pompéi, où il promettait en vain de n’avoir pour compagnons, que Strabon ,Mazzocchi, Winckelmann , et parmi les vivants, le célèbre chanoine Jorio, et quelques académiciens, en généraléloignés du monde.

Nous ne pouvions pas nous dissimuler, M. de Pressigny, l’ambassadeur de France , et moi, l’un de ses secrétairesd’ambassade, que Mazois souffrait un nouveau genre de martyre; cependant,par des raisons dont il tâchait d’adoucirla rigueur, le ministre de Naples Fuscaldo refusait de viser le passe-port qu’on aurait accordé à M. Mazois : Vexilécorrigeait patiemment son palais de Scaurus , où il marchait hardiment et noblement sur les traces deVauteur diAnacharsis ; il appelait ingénieusement le palais de Scaurus, le trop plein de Pompéi, lorsqu’ilse présenta une circonstance favorable que M. de Pressigny saisit avec un empressement qui prouve combienles intérêts de tous les Français lui étaient recommandés par sa cour, et avec quelle délicatesse il savaitles faire valoir. En 1816, un courrier de Paris apporta à M. de Pressigny l’ordre de solliciter auprès duSaint-Père des dispenses pour le mariage de Mgr. le duc de Berry avec la princesse Caroline-Ferdinande-Louise, petite-fille du roi des Deux-Siciles, et d’envoyer sur-le-champ ces dispenses à Naples . M. dePressigny, quand il eut les dispenses, fit venir M. Mazois et lui dit : « Voulez-vous porter ces papiers« à Naples en courrier extraordinaire ? Ma puissance ne va que jusqu’au palais du ministre des affaires« étrangères de ce pays; ce sera, s’il vous plaît, à vous à chercher les moyens de gagner la Maison de« Diomède, dont vous nous avez tant parlé. Vous vous ingénierez, n’est-ce pas? pour franchir ces quatre« lieues de plus : recevez , du reste, ces lettres pour notre ambassadeur, M. de Narbonne , que je prie de vous« aider encore dans ce projet. »

M. Mazois étant arrivé à Naples avec un passe-port de courrier extraordinaire du roi de France , futtrès-bien reçu et obtint la permission qu’il demandait : c’est à cette bonne grâce de M. de Pressignyque nous devons la continuation de l’ouvrage de cet illustre archéologue; sans cette attention del’ambassadeur, M. Mazois, dégoûté, triste, découragé, allait partir pour Paris et ne serait peut-êtrejamais revenu en Italie .

Je rapporterai ici, pour peindre la situation de M. Mazois, une lettre qu’il m’écrivit le 24 avril 1816.

« J ai ete hier à Pompéi, avec M. de Narbonne ; aussitôt que j’aurai obtenu la permission d’y travailler,«je veux y aller passer quinze jours, exempt de tout souci. Je veux oublier graveurs, imprimeurs, libraires,

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