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Quatrième partie.
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EXPLICATION DES PLANCHES.

«justice, et de nouveau duumvir quinquennal, tribun des soldats, nommé par le peuple (i),« flamine d’Auguste , patron de la colonie, par décret des décurions. »

Ce Marcus Holconius, envers qui les Pompéiens se montraient justement reconnaissants, estle premier des deux Holconius cités dans l’inscription dont le fac-similé a été rapporté en têtede la préface du III e volume de cet ouvrage. C’est à lui qu’on devait la crypta, le tribunal et lethéâtre lui-même. Mais quelle était la marque d’honneur qui lui avait été décernée et dont les trousrangés en carré au milieu de l’inscription indiquent l’emplacement ? Une statue, selon les uns ,un bisellium, suivant les autres; peut-être les deux à la fois. Il nous semble probable qu’unestatue était scellée par des barres de fer sur le carré A, dont les dimensions conviennent à unpareil usage; et qu’un bisellium était placé au point B, soit pour ce même Holconius, soit pourun membre de sa famille. C’est du moins ce qu’indique la disposition des quatre trous en B :ils ne forment pas un carré } mais une sorte de trapèze régulier. Le second gradin de la 2 e caveaD était interrompu en cet endroit, et élevé sur les côtés au niveau du troisième gradin C. Il étaitconstruit en moellon et privé de son revêtement de marbre. Peut-être y avait-il là quelque autreconstruction, comme une niche, des colonnes supportant un fronton. On a trouvé tout à côtéla statue de Néron enfant et celle d’Agrippine . Mais est-il probable que ces demi-dieux du monderomain servissent de cortège au magistrat de Pompéi , quelque haut placé que fût celui-ci dansl’estime publique? nous ne saurions l’admettre. Ces deux statues venaient nécessairement dequelque autre endroit difficile à déterminer.

On voit aux figures 4 ? Ô et 6, le profil de la corniche du mur qui soutenait la troisième cavea:cette corniche était de marbre, et le mur était revêtu de plaques de la même matière. On re-marque la queue d’aronde A, employée pour joindre ensemble les différentes parties de cetlecorniche, et les traces B des barres de métal scellées, qui servaient apparemment de balustradeà cet endroit.

La figure 6 donne, avec ses principales dimensions, une des portes ou vomitoires de ladeuxième cavea. Cette porte est marquée O à la coupe de la planche XXXIII. On voit au point Ades débris du chambranle de marbre qui l’ornait; la maçonnerie du bas est cachée de ce côtépar les deux gradins coupés, mais on l’aperçoit dans l’intérieur du corridor voûté.

La figure 7 offre le profil du chambranle marqué à la figure précédente, profil pris par unecoupe horizontale. L’agrafe Y indique comment les deux morceaux du chambranle sont attachésà la surface du mur. Le revêtement de celui-ci est retenu parle chambranle lui-même, dont lasaillie le recouvre par le bord. Cette disposition est remarquable à la fois par sa solidité et parl’élégance qui résulte de l’absence de crampons apparents.

On voit aux figures 8,9, io, 11, I2eti3 trois corniches avec leurs profils, deux soubassementset un dessous de corniche, dont des fragments ont été trouvés dans les fouilles de la scène. On nesait malheureusement rien de positif sur leur emplacement. Néanmoins on peut conjecturer quela corniche ionique (fig. 9) appartenait au rez-de-chaussée de la décoration de la scène; la co-rinthienne, la plus forte (fig. 8), au premier étagé, et la corinthienne, la plus légère (fig. 10),à la partie la plus élevée de l’édifice. Peut-être cette dernière se trouvait-elle également au-dessusdes loges de coté marquées E au plan et à la coupe. La figure i 3 en indique le plafond. Quantaux figures 11 et 12 , ce sont les bases des piédestaux de la scène. La richesse et l’élégance deces rares fragments fait sentir vivement la perte de tout le reste.

(i) Les tribuns militaires, qui avaient été nommés par les consuls commandant les armées, furent dans la suite nommés par lepeuple; puis leur élection revint aux empereurs. Les premiers étaient appelés rufuli ou rutuli, du nom de Rutilius Rufus, auteurde la loi qui les concernait; les seconds recevaient le nom de comitiati. Ascon. in Cic. Yerr., I, io.