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Quatrième partie.
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EXPLICATION DES PLANCHES.

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parties dans sa longueur par la spina (1), engagea Jules-César , durant sa dictature, à cons-truire dans le Champ de Mars une enceinte de bois pour donner une venatio. Ce Osarpov >a>vY]ysTix,ov,dont sans doute le double théâtre de Curion avait donné l’idée(2), fut appelé amphithéâtre, parcequ’il était tout entouré de sièges , aucun côté n’étant réservé pour la scène ( 3 ). Le premier am-phithéâtre permanent fut construit partie en pierres, partie en bois, par Statilius Taurus. On ditque cette entreprise fut provoquée par Auguste , qui aimait passionnément les combats d’ani-maux. Cet édifice fut brûlé sous le règne de Néron et restauré par cet empereur : mais Vespasien ne le trouvant pas assez magnifique, entreprit la construction de l’amphithéâtre de Flavien, ap-pelé Colossée, parce qu’il était placé près du colosse de Néron, et par corruption Colisée . Com-mencé par Vespasien , il ne fut terminé que par son fils Titus . On dit que les sommes qu’il coûtaauraient suffi à la construction d’une capitale entière. Douze mille Juifs y travaillèrent après ladestruction de Jérusalem. Neuf mille animaux sauvages, si l’on en croit Dion Cassius , et cinqmille seulement, si l’on en croit. Eutrope, y furent tués lors de sa dédicace. Après cette chassecolossale, l’arène fut transformée en un lac, et une naumachie, l’image d’un combat naval, y futofferte aux spectateurs. L’eau était amenée par des canaux souterrains (4). qui ont été décou-verts en 1813, ainsi que les loges où l’on gardait les bêtes féroces en attendant la représenta-tion; mais ces excavations devenant un cloaque fangeux, on a été obligé de les combler. Le Co-lisée est le monument le plus imposant que nous a laissé la grandeur romaine : les pyramidesl’emportent par la masse seule des rochers entassés qui les composent, mais non certes par legénie de l’architecte. Six siècles et les efforts des barbares de plusieurs âges ont éprouvé sa soli-dité, qui a suggéré à Beda cette espèce de prophétie : ce Tant que le Colisée sera debout, Rome cc durera comme lui; quand le Colisée tombera, Rome tombera aussi; et quand Rome aura« tombé, le monde sera près de sa fin. »

Revenons à Pompéi et à son amphithéâtre, dont la description nous fournira l’occasion derappeler quelques détails propres à compléter les généralités qui précèdent.

' Nous avons déjà parlé du goût des Campaniens pour les jeux de l’arène.-Une anecdote deTacite, rapportée par Mazois, dans l’introduction du premier volume ( 5 ), avait révélé l’existenced’un amphithéâtre à Pompéi , et l’espérance de le découvrir avait été confirmée par les affichesinscrites sur l’album et à la'basilique (6). Cette espérance fut réalisée dès 181 3 , époque de ladécouverte de l’amphithéâtre qui nous reste à décrire. Mais auparavant tirons encore une con-clusion du récit de Tacite ; c’est que, si l’amphithéâtre, comme on le pense, pouvait contenir aumoins vingt mille hommes, une partie de ces spectateurs appartenait aux villes et aux bourgadesvoisines.

Si Ion suit la rue qui conduit à la porte du Sarno, et que tournant à droite derrière le pa-lais de Julia Félix , on se dirige vers l’angle que forme en cet endroit le mur de la ville, ondécouvre devant soi l’amphithéâtre tel qu’il est représenté à la planche XLIII. A gauche, aprèsune petite rue, se trouve une fabrique que quelques voyageurs prennent pour l’entrée du forumboarium, mais dont nous verrons plus loin la destination véritable. Adroite, des ruines quine sont point encore déblayées; en face, un double escalier, soutenu par six arcades, et condui-

( 1 ) La spina , ou Yagger , était un mur fort bas qui supportait des obélisques, des piliers,des statues et d autres ornements, etqui régnait dans toute la longueur du cirque.

( 2 ) Voyez les considérations sur le Theatre des anciens, par Mazois.

(3) Dion. Cass., XLIII.

(4) Fulvius, De mirabilibus Urbis, liv. I-

(5) Tom. I, p. 11 et 12 . — Tacit., Annal . XIV.

(6) Tom. III, frontispice, et p. 46.

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