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Lavey est que plusieurs baigneurs m’ont assuré queleur goitre y avait diminué d’une manière sensible.J'en doutai d’abord ; mais ayant entendu répéter cetteobservation fort souvent, je pense qu’on ne sauraitnier complètement le fait. En effet, d’après l’analysede M. Baup, les eaux de Lavey contiennent un peud’iode, et c’est probablement à la présence de cettesubstance qu’il faut attribuer le fait observé ainsi queleur action anliscrofuleuse. Quand même il n’y en apas beaucoup dans un litre, cependant dans un bainde 4 à 5 pieds cubes, il s’en trouve assez pour exercerune action suiTéconomie. Ce qui a engagé en Amérique plusieurs naturalistes à chercher l'iode dans quelqueseaux salées, c’est que le sel de certaines salines faisaitdiminuer le goitre, ce qui est probablement dû àl’iode, qui pourtant ne doit s’y trouver qu’en très-petite quantité.
Les eaux salées contiennent l’iode en plus grandequantité que les autres eaux minérales, mais cettequantité dépasse rarement un demi-grain dans 16onces, ce qui fait 0,00651 p r °/ 0 .
Voici, d’après Osann , la quantité d’iode conte-nue dans plusieurs eaux salées :
Sur 16 onc. Sur 100 part.
Eau-mère des salines de Kreuznach. . 0 ,i 8 o » 0 ,oo 23
Eau salée de Kreuznach. 0 , 44 ° » 0 ,oo 56
Eau salée de Salzhausen.0,590 » 0,0077
Eau salée de Ileilbrunn.0,912' » 0,0117
Une substance analogue à l’iode , qui se trouve or-dinairement dans les mêmes eaux salées et dans des