l’église, la science, i/art et le théâtre
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ques-unes de ses opinions étaient de véritables hérésiesA mesure qu’on pénétrait plus avant dans les livres d’A,ristote, on y découvrait de nouvelles armes dialectiques c*la philosophie du moyen âge atteignit à son apogée ave«Albert de Souabe et Thomas d’Aquin (Aquino, près de Na-ples). Albert qui fut surtout un commentateur d’Aristote,passa chez le peuple pour un magicien, un Faust anticipé,à cause de sa science et de l’adresse de ses mains. Thomasd’Aquin fit rendre à la scholastique tout ce qu’elle pouvaitdonner et son livre a exercé en Allemagne une grande in-fluence, bien qu’on l’ait expliqué dans le sens mystiqueplutôt que dans le sens sceptique. Il était grand temps quel’esprit humain reçût une si énergique impulsion, car l’ins-truction était fort déchue vers cette fin du treizième siècleet complètement négligée là même où elle eut dû fleurir.En 1291, le prieur et les moines de Saint-Gall ne savaientplus ni lire ni écrire. Comment les écoles des monastèresauraient-elles pu apprendre à la jeunesse les sept arts libé-raux? Tout au plus lui enseignait-on la liturgie religieuse.Cependant les Universités naissantes agrandirent un peu ledomaine de l’enseignement au douzième et au treizièmesiècle.
Ces foyers d’instruction s’allumèrent peu à peu en Franceen même temps qu’en Italie, à Paris, à Montpellier, à So-lerne et à Bologne. L’Allemagne, bientôt, suivit leur exem-ple et fonda l’Université de Prague en 1348, celle de Vienneen 1345, puis vinrent celles de Heidelberg, de Cologne,d’Erfurth, etc. N’allez pas confondre les Universités dumoyen âge avec ce qu’on désigne aujourd’hui sous ce nomet où l’ensemble des sciences est enseigné. Ces hautes écolesavaient un caractère moins encyclopédique et se conten-taient le plus souvent de professer une seule science; Sa-lerne, la médecine; Bologne, le droit; Paris, la théologie;On donnait alors le nom d’université à toute corporationd’étudiants et de docteurs formée en vue de l’cnspigne*
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