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LA. SOCIÉTÉ ET LES MŒURS ALLEMANDES
terminée, après bien des changements de plan, quen 1439par Jean Hültz; 3° la cathédrale de Fribourg en Brisgaudont la tour s’élève à 385 pieds de hauteur. Elle fut termi-née en 1300; mais le chœur ne fut achevé que plus tard.4° Le dôme de Ratisbonne, commencé en 1275 sur les des-sins d’André Egl; 5» La gigantesque cathédrale d’Ulm queles Essinger mirent deux siècles à construire; 6» enfin, ledôme de Saint-Etienne à Vienne, ébauché d’abord en styleroman, puis approprié au genre gothique pendant le qua-torzième et le quinzième siècle et que l’on mit fort long-temps à terminer, parce que l’enthousiasme qui avait pré-sidé aux fondations de l’édifice s’était dissipé avec le temps.D’ailleurs l’architecture gothique, transformée au quinzièmesiècle, tomba en décadence au seizième et fit place à l’artmoderne.
Cette révolution avait frappé déjà la sculpture et la pein-ture et avait enlevé à ces deux arts le caractère de spiritua-lisme ascétique dont les créations du moyen âge portent lamarque. Ce mépris des plaisirs des sens et ces élans vers leciel furent-ils pour l’art d’heureuses sources d’inspiration!C’est là une question que je ne saurais décider. Regardezseulement d’un œil impartial ces peintures chrétiennes ausformes grêles et éthérées ; n’ont-elles pas une forme super-naturelle que vous chercheriez inutilement dans l’art païen?Ces visages transparents dont le regard est levé au ciel ré-vèlent l’ardent foyer qui les dévora. Toutes ces poitrinesont été serrées par une invisible contrainte. Mais ce quel’on ne saurait trop admirer parmi les productions de cetart, c’est Ja couleur splendide et chaude des vitraux ou desminiatures dessinées sur les parchemins.
d’après ce qui nous en reste, la peinture murale se bor-nait à orner les murs des églises de figures de saints et descènes bibliques. Les tableaux étaient en progrès sous l'epo-