l’église, la science, i/art et le théâtre
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lique germaine élève vers les astres une âme qui a la nos-talgie du ciel. Avec le plein cintre et les voûtes hardies, letemple germain adopta la croix latine des vieilles églises etleurs trois parties essentielles, le porche, la nef et le chœur.Puisque l’édifice était destiné à reproduire le mystère de laRédemption, l’espace attribué au service religieux devaitêtre en harmonie avec ce but. La porte s’ouvrait à l’ouest.Eu entrant sous le porche, on voyait des peintures qui leplus souvent représentaient Adam et Eve, les scènes du Pa-radis et la première chute. Puis on entrait dans la nef quedes rangées de piliers séparaient des nefs latérales, rempliesde petites chapelles. A l’extrémité orientale s'élevait, auhaut de plusieurs marches, le maître-autel, théâtre du divinmystère, entouré du chœur en demi- cercle qui rappelait lavoûte du ciel. L’ornementation intérieure fournissait unvaste champ à la sculpture et à la peinture dont les œuvresdevaient être en harmonie avec le caractère de l’édifice.Les vitraux coloriés et les peintures sur verre ajoutaient àla magique beauté de la décoration. Il est facile, même au-jourd’hui, de se figurer quel effet produisait sur l'imagina-tion la cathédrale du moyen âge, inondée des sons harmo-nieux de l’orgue et remplie de nuages d’encens, lorsque lesprêtres la traversaient en procession, vêtus de leurs richescostumes sacerdotaux. L’architecture gothique travaillaitsurtout avec amour les parties extérieures de l’édifice et lamain du sculpteur fouillait les arceaux du portail. Au des-sus de la façade s’élevaient des tours à base ordinairementoctogone d’où s’élance une flèche fière et hardie, dont lesfleurs en forme de croix ouvrent leur calice à la rosée duciel.
Les plus remarquables monuments de cet art, sont :1° Le dôme de Cologne élevé en 1248, par maître Ghérard,ou suivant d’autres, par maître Jean en 1319 ; 2° la cathédralede Strasbourg, revenue à l’Allemagne depuis peu et dont lafaçade, commencée par Ervin de Steinbach en 1277 ne fut