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La société et les moeurs allemandes / traduit de l'allemand du Dr. Johannes Scherr avec l'autorisation de l'auteur par Victor Tissot
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LA. SOCIÉTÉ ET I.ES MŒURS ALLEMAND”"

était entré dans une voie de résistance et d’opposition. f

Pendant la période des Hohenstaufen, la musique, dont r

l’effet est de rendre plus saisissantes les cérémonies du j

culte, fit de grands progrès en théorie et même en pratique. fDe nouveaux instruments furent inventés et ceux qui exis- £

taient reçurent des perfectionnements. Maître Dorwsdorf, ^

de Mayence, passe pour avoir construit en 1444 le premier rorgue à pédales; la séparation des tuyaux en registres dis- |

tincts ne date que du seizième siècle. Franko, de Cologne, £

qui vivait sous Frédéric I er , inventa le chant à mesure d’où t

sont sortis tous les progrès de l’harmonie. s

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E

Nous en venons à un dernier produit de l’art au moyen f

âge, le théâtre religieux. Le christianisme, à ses débuts, f

se montra surtout des plus hostiles contre le théâtre; les c

écrits des Pères de l’Église abondent en sorties violentes f

contre les représentations théâtrales qui, sous les Césars,étaient devenues en effet trop licencieuses. Au lieu desnobles et saines représentations que les Eschyle et les

Sophocle offraient à la Grèce, le théâtre romain ne don- e

nait plus que des leçons d’immoralité et de brutalité,propres seulement à flatter les instincts de cruauté et de c

débauche. C’est ainsi que dans la pièce d 'Hercule furieux, le j

rôle principal fut un jour confié à un condamné à mort t

qui, pour rendre l’illusion plus complète et mener son per- j

sonnage jusqu’au bout, fut brûlé vif sur la scène. Une p

autre fois, dans une comédie, les actrices paraissaient nues f,

aux yeux des spectateurs et dans les positions les plus ob- Sl

scènes. Faut-il s’étonner après cela que saint Chrysostôme ti

appelle le théâtre la demeure du diable et l’école de l’immora - d

lité et de la débauche, le siège de la perdition et des fournaises h

babyloniennes? L’Église porta contre les histrions des lois y

cruelles; elle les retrancha de la société civile et les traita y

comme des filles de joie et des entremetteurs; défense ei