l’art militaire et la. jurisprudence
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naux d’ordre inférieur ou de simple police. Il y avait danschaque Cour criminelle un représentant du pouvoir impé-rial.
Nous lisons dans le code de la Souabe les conditionsexigées pour remplir les fonctions de juge : il fallait n’êtreni parjure, ni banni, ni excommunié, ni juif, ni hérétique,ni païen, ni bâtard, ni estropié, ni aveugle, ni sourd, niidiot, avoir plus de vingt-et-un ans et moins de quatre-vingts. L’échevin avait droit à un schelling par séance; ilétait assisté d’un huissier chargé de citer les parties. Celuiqui ne se rendait pas à la citation était, la première fois,puni de la proscription simple, la seconde, au bout de sixsemaines, de la proscription supérieure, et la troisième, aubout d’un an, il était mis au ban de l’empire. On avaitrecours au serment pour certifier l’innocence ou la culpa-bilité, mais on ne le pouvait exiger que des individus âgésde plus de dix-sept ans. Le témoignage du serviteur contreson maître n’était admis que pour le cas de lèse-majesté.Les juifs, lorsqu’ils prêtaient serment, devait se tenir de-bout sur une peau de porc et poser la main sur la Genèse.11 est à croire que la bonne foi et la loyauté du moyen âgeont une réputation usurpée, car les ordonnances contre leparjure sont nombreuses et sévères.
Une forme de procédure dont l’origine se perd dans lesforêts germaniques, est le jugement de Dieu que l’Eglisetrouva si ancré dans les croyances populaires qu’elle l’ac-cepta en l’entourant de pratiques religieuses. Ce jugementconsistait dans le duel qui s’est perpétué jusqu'à nous, ainsique dans les épreuves du feu et de l’eau. A l’épreuve dufeu, il fallait mettre les pieds sur un fer rouge ou le tenir àla main, usage qui existait encore, en 1445, dans la pro-vince du Rhin. Selon que la main ou le pied étaient brûlésou respectés du feu, l’accusé était déclaré coupable ou in-nocent. Parfois même on l’obligeait de traverser en chemiseun brasier ardent. Voici, d’après la chronique impériale, à