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LA SOCIÉTÉ BT LUS MŒURS ALLEMANDES
Après le décès, on sonne toutes les cloches pour prévenirles parents de se trouver à l’enterrement. La famille vientà l'offrande avec du vin, de la farine, du pain ou de l’ar-gent suivant l'usage du pays. Pendant l’offrande, le prêtrechante et se tait quand elle est finie. Les amis reconduisentles héritiers qui ont fait préparer un festin, où l’on célèbreles louanges du mort et son voyage dans l’autre monde. »Cet auteur nous apprend encore que le cadavre des richesbourgeois, des seigneurs et des princes était enveloppéd’une robe de moine, afin de leur faciliter l’entrée duciel.
Après la décadence de la chevalerie, le culte des arts etde la littérature passa des nobles aux bourgeois qui y ap-pliquèrent leur bon sens pratique. Il n’y eut que l’architec-ture à laquelle l’exaltation religieuse conserva une formeidéale et romantique. Le voyageur qui passe devant cesgrandioses monuments, élevés par nos ancêtres, ne peuts’empêcher de rendre justice aux sentiments d’union et depersévérance qui les a soutenus, en même temps qu'il ad-mire le génie nécessaire pour édifier de telles oeuvres. 11est vrai que la bourgeoisie de notre pays et celle des Pays-Bas était regardée, vers la guerre de Trente Ans, comme laplus industrieuse et la plus active. Les ouvriers allemandsétaient recherchés dans le monde entier pour leur adresseaux travaux des mines, à la fabrication des armes blanches,à la teinture des étoffes. Des écrivains français ont vantéleur génie inventif, laborieux et patient et ont nommé notrepays la •patrie des machines. On y éleva jusqu’à l’art l'indus-trie des bijoux, surtout à Cologne; on perfectionna lesarmes à feu, les montres, les moulins, la boussole, surtoutla peinture à l’huile et les vitraux, la gravure sur acier, lataille des diamants. C’est chez nous que fut inventé l’orgue,cet instrument puissant qui reproduit la pensée par mille