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l’art et la littérature 201
berg; vers Ja fin du siècle et le commencement du dix-hui-tième, on bâtit dans le même style la manufacture de Ber-lin, tandis qu’un savant architecte de Vienne, Fischerd’Erlach, élevait le palais du prince Eugène et plusieursautres édifices. Cependant une foule d’éléments étrangerss’étaient peu à peu introduits dans l’architecture et avaientdonné naissance au style des perruques ou rococo, dont lebut unique était la décoration extérieure. Par une fâcheuseconfusion des procédés de cet art avec ceux de la peinture,l’Allemagne se vit affligée de constructions baroques dontle Zwinger de Dresde nous offre l’exemple. Cet abus amenaune réaction; plusieurs églises catholiques ou protestantesfuient construites en style gothique jusqu’au commence-ment du dix-huitième siècle.
Intimement liée à l’architecture, la sculpture continua,comme par le passé, à couvrir d'ornements ingénieux lescustodes, les armoires de reliques, les monuments funè-bres, et à orner les murs des temples de figures en relief.Le plus grand artiste en ce genre fut Adam Kraft, mort en1507. Son chef-d’œuvre est la Passion qui décore l’égliseSaint-Sébald, à Nuremberg, On peut suivre les progrès dela sculpture allemande depuis les dômes de Mayence et deTrente jusqu’au mausolée d’un seigneur d’Eltz et de safemme, qui se trouve aux Carmélites de Boppard. On voitencore comment le caractère germain persiste à travers lestyle italien dans les travaux sur bois et sur ivoire, ainsique dans l'orfèvrerie de cette époque. Un membre d’uneillustre famille de graveurs, Pierre Vischer, de Nuremberg,mort en 1529, fit faire à son art de sérieux progrès et s’ef-força de concilier la beauté antique avec le caractère denotre nation. Il y réussit admirablement dans son tombeaude Saint-Sébald, placé dans l’église du même nom, âNuremberg.
La peinture demanda surtout ses inspirations aux artistesflamands. Les écoles fondées au commencement du sei-