DEUXIÈME PARTIE
ÉPOQUE DE LA RÉFORME
I
RENAISSANCE
Tendances à la Réforme dans l’Église : affaiblissement de lascolastique. — Réveil des études classiques. — Dante, Pétrarqueet Boccace. — Machiavel. — Éléments d’opposition en Allema-gne ; humanistes, satires populaires et lettres des obscuran-tistes.
La vie des peuples, comme celle de l’individu, est un ef-fort incessant du corps et de l’esprit vers un renouvelle-ment infini. Celui qui a la force morale de marcher en avantsans retourner la tète et les yeux fixés sur l’avenir sort vic-torieux de la lutte, avec des forces nouvelles, tandis queoolui qui faiblit dans la marche et ramène son regard versun passé odieux ou chéri, qui est absorbé par les soucisdu présent et n’a pas foi dans l’avenir, se voit abandonnéde la Fortune et succombe, faute d’énergie. Mais les natures fortes puisent dans leur défaite même le courage d’at-tendre une meilleure occasion et de la saisir. C’est la loi'lue l’histoire nous démontre à chacune de ses pages etque la Réforme va nous prouver jusqu’à l’évidence.