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LA SOCIÉTÉ ET LES MŒURS ALLEMANDES
On peut lui reprocher d’avoir introduit parmi nous ungerme maladif en glorifiant les misères de la vie et enproclamant l’amour comme loi souveraine de l’art. Sonexcuse, c’est qu’il ne prévoyait pas les conséquences de sonœuvre ; il eût été effrayé ainsi que Fichte s’il avait pu de-viner que, partant de leurs doctrines, la nouvelle école ro-mantique substituerait la licence à la liberté, une ironiesans convictions à l'enthousiasme moral et un germanismeétroit à l’amour do l'humanité.