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ROMANTIQUES ET LIBERAUX.
Université d’Iéna; école romantique, Schilling, Novalis, les frèresSchlegel, Tieck, Brentano, Achim et Bettina d’Arnim.—La sociétéberlinoise du temps des romantiques; le prince Louis et RachelLevin. — Iéna et Tilsitt. — Henri de Kleist. — Reconstitutionde l’État prussien; la reine Louise et le vicomte de Stein. —Université de Berlin; harangues de Fichte. — Guerre de la déli-vrance. — Congrès de Vienne; Sainte-Alliance et politique de laRestauration. — Gentz et Goerres; jeunesse patriotique. — Burs-chenschaft; vieux Allemands, fête de la Wartbourg. — Scienceset arts. — Efforts et insuccès du libéralisme.
Toutes les fois que le progrès intellectuel, chez une na-tion, devance la vie politique, ainsi que cela arriva pourl’Allemagne vers la tin du dix-huitième siècle, il est forcéde s’arrêter, s’il ne veut manquer son but ou chercher troplongtemps sa voie. Grâce à Frédéric et à Joseph, on avaitpu espérer que l’on marcherait résolûment dans le cheminde la liberté et de la raison ouvert par nos classiques ; maiscette perfection s’était aussitôt obscurcie. En Autriche, lamort de Joseph arrêta l’œuvre de la civilisation; en Prusse,lèdit de Wcellner, qui enchaînait le clergé protestant auxlivres dits symboliques, mit tin à la tolérance. On s’opposa
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