RICHESSE ET MISÈRE
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sont couverts de pierres afin de résister aux tempêtes. Lesvillages les plus élégants sont ceux que l’on rencontre sur laroute d’Aarau à Berne et de là à Th un; le plus joli costumenational est celui des villageoises d’Aarau, de Berne ou delaFrise. Contraste digne de remarque, en Suisse, les femmestiennent à leur costume champêtre, que les hommes aban-donnent, tandis que le contraire a lieu dans la plupart desautres contrées.
Si les pays qui sont en communication fréquente avec lesvilles ont renoncé à leurs vieilles fêtes populaires, il n’enest pas de même dans les Alpes. Parmi les fêtes villageoisesconservées jusqu’à nos jours, il faut citer la fête des cerisesà Naumbourg, celle des roses à Kapellendorf, celle descloches à Zurich, la danse du coq dans le Baar et celle de labrebis à Hornberg, dans la Forêt-Noire. On a tenté, maissans succès, d’ériger en fête populaire l’anniversaire de labataille de Leipzig (18 octobre). La cérémonie la plus impo-sante, qui se célèbre tous les deux ans, en Suisse, est le tirfédéral, que l’on a imité sur quelques points de l’Alle-magne. Entre autres inconvénients, cette fête a celui defaire éclore trop de discours et de phrases inutiles.
Il nous faudrait tout un livre spécial pour signaler lesj progrès du commerce et de l’industrie pendant les cin-quante dernières années. Mais, eussions-nous tous les do-cuments nécessaires, qu’il nous serait impossible d’entrerdans les détails ; contentons-nous d’indiquer la transforma-tion opérée dans l’industrie par les sciences mathématiques,physiques, et surtout par l’invention de la vapeur, qui achangé les conditions de la vie et l’aspect de la société.
Espérons que le niveau égalitaire aura bientôt débarrassél'industrie européenne de tous ses vieux usages et la mettraà même de rivaliser avec celle de l’Amérique. Sur ce pointnous sommes encore inférieurs à l’Angleterre et nous subis-. s ons les errements d’un gouvernement sénile; il n’en est| Pas moins vrai que la persévérance de notre génie national