UICHESSE ET MISÈRE
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portation et 88,500 à l’exportation. C’est à cette industriedes métaux que l’on doit la fabrique la plus colossale quiexistât sur la terre en 1875, la fabrique d’acier fondu deKrupp, à Essen, qui occupe une superficie de 1,000 arpents,dont 250 sont couverts de bâtiments. Elle emploie à sonusage plus de deux milles de chemins de fer, 6 locomotives,150 wagons, 60 chevaux pour les petits transports, 9,000becs de gaz qui absorbent 200,000 mètres cubes. Dans cettevaste usine travaillent 10,000 ouvriers; 1,200 sont occupésdans les mines et dans les hauts-fourneaux; 160 machines4 vapeur fonctionnent régulièrement, avec une force motricede 6,000 chevaux ; les chaudières à vapeur absorbent13,500 kilos de houille par jour.
Les moyens de communication physiques et intellec-tuels se sont aussi développés sur une large échelle, ainsile chiffre de journaux en 1868 s’est élevé à 2,566 non comprisla Suisse allemande. On tend à centraliser l’administrationdes postes en même temps qu’à unifier les monnaies. Lesroutes, canaux, chemins de fer, etc., se sont multipliésdans une progression infinie; il n’existait en 1816 danstoute la Prusse que 522 milles de routes artificielles ; en 1834ce chiffre avait triplé. Depuis, l’Allemagne s’est couverte devoies ferrées construites à frais communs par la populationet par l’État.
En même temps que l’industrie et le commerce prenaientun si grand essor, l’économie politique recherchait les loisde la production et de l’échange. Parmi ceux qui enfixèrent les éléments, il faut citer Frédéric List (1780-1846)qui est partisan du système protecteur. Il soutient quel’intérêt de l’État est supérieur à celui des individus et mêmedes classes, et qu’il faut protéger l’industrie nationale'tantquelle n’est pas à la hauteur de celle des États rivaux,sages principes qui ont guidé notre commerciale politique et
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