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HISTOIRE DU CAFÉIER
» ont importé à Mokka du café de Kaffa. On l’achetait» à Mokka, et l’excellent café de Kaffa a fait la répu-» talion du Mokka.
» Plus tard, lors de l'invasion de l’Ethiopie méri-» dionale par le conquérant musulman Gragné, les» relations entre Mokka et Kalfa devinrent très difïl—» cites. L’usage du café se répandant en Europe, les» Arabes plantèrent des caféiersdans les vallées chau-» des, humides et abritées de l'Yémen. Mais le vrai» Mokka, le meilleur des cafés, est toujours celui de» Kaffa '. >>
Quel est l’heureux mortel auquel le hasard lit con-naître les propriétés de cet arbuste, on ne le saurajamais exactement. Les versions à ce sujet sontassez nombreuses.
Pour faire l'histoire du caféier, si nous n’avionspas remonté jusqu’aux temps bibliques, nous aurionsomis la prétention de quelques érudits, Geyer, Geo.Paschius 1 2 , qui ont cru reconnaître les graines torré-fiées du café dans les cinq mesures de Sein k'ali queprésenta à David l'épouse de Nabal, Abigaïl, pour luifaire excuser la rudesse avec laquelle le riche pro-priétaire du Carmel avait accueilli ses serviteurs{Rois, ch. XXV, v. 18:. Des rabbins moins enthou-siastes, sinon plus sérieux, pensent que c’était toutsimplement de l'orge torréfié. La Vulgate traduit lesmots hébreux par Sata polenlæ, qui signifient dufroment ou de l’orge grillé et séché au feu.
Scheuzer, dans sa « Physique sacrée », s’exprimeainsi : « Les Turcs et les Arabes, avec des fèves de» café, font une boisson qui porte le même nom, et
1. Société Normande de Géographie, janvier 1883.
2. George Paschius, traclatus de uovis inventis. Leipsick,
1700.