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littérature du caféier et du café
» L'homme sensé qui vide les coupes où écume lecafé, connaît seul la vérité.
» Que Dieu prive de l’usage de cette liqueur l'insen-sé qui la condamne avec une opiniâtreté invincible.
» Le café est notre or. Dans les lieux où on le dis-tribue, nous jouissons de la compagnie des hommesles plus nobles et les plus généreux.
» Boisson aussi innocente que le lait pur, elle n’endiffère que par sa noirceur. »
DEUXIÈME PIÈCE
» Viens jouir de la compagnie du café dans leslieux où il fait sa résidence ; car la bonté divine en-veloppe ceux qui prennent part à son festin.
» Là l’élégance des tapis, les douceurs de la vie, lasociété des convives, tout forme l’image du séjourdes Bienheureux.
» C’est un vin auquel nul souci ne saurait résister,lorsque l'échauson te présente la coupe qui le contient.
» Il n’y a pas longtemps qu’Aden t'a vu naître. Si tuen doutes, regarde la fraîcheur de la jeunesse quibrille sur le visage de tes enfants.
» Le chagrin ne se trouve pas dans les lieux qu’ilhabite ; les soucis cèdent humblement à sa puissance.
» C'est la boisson des enfants de Dieu, c’est la sourcede la santé. Voilà la réponse à qui s’informe de sesqualités.
» C’est l’eau où nous lavons nos soucis, c’est le feuqui consume nos peines.
» Quiconque a connu une fois le réchaud où l’onprépare ce breuvage, n’a plus que de l'aversion pourle vin et la liqueur des tonneaux.
» Boisson délicieuse, sa couleur est le cachet qui