M6
LITTÉRATURE DÛ CAFEIER ET DU CAFÉ
vigueur et (le la force, parceque, dit d’Arvieux, soneifet le plus ordinaire est de fortifier, de corroborer.Tavernier combat cette opinion.
Moseley attribue l'origine du mot café à celui deKaffa , ville du pays des Gallas, dans la région méri-dionale (1e l’Abyssinie, où les marchands de Gondarenvoient encore des caravanes pour acheter cettedenrée. C'est peut-être dans le voisinage de cetteville que furent remarqués les premiers caféiers. Maisil faut noter que ce n'est pas l'arbuste qu’on désignesous le nom de Kaffa, Kaffé ou Kaoué, mais le breu-vage confectionné ; le fruit et la plante sont connusdans ce pays sous le nom de boum. Le nom de caouhécahua, chauhe, copho, cavei, caveah, choava , chaoua,calmé, gahwé, kahubé, kahwé, coavé et cavé, écrits ainsipar divers auteurs désignant principalement laboisson composée avec la graine.
Nomen genuinumBunna sonat, ditForskall,quodquegahvé vocant, vel cominunius geschr 1 2 .
Sylvestre de Sacy, dans sa Chrestomathie arabepubliée en 1808, pense que le mot Ka/uva, synonymede makli, rôti à la poêle, pourrait bien être l'étymologiedu mot café. D'Alembert dans son dictionnaire encyclo-pédique écrit ce mot ca/fé. Cette orthographe serapproche plus de Kaffa que celle qui est généralementadoptée.
Quoiqu’il en soit de ces diverses étymologies, ilreste constant pour nous, que le mot Café vient d'unmot arabe, que ce soit Kahua, Kahouéh, Kaffa ouKahwa, et que les peuples qui ont adopté cette boisson(où n’a-t-elle pas pénétré ?) ont tous approprié le mot
1. Voyez Rauwolf, Bauhin, Bellus, Tavernier, voyage deParis à Ispahan.
2. Flora ægyptiaco-arabica, 1775.