Band 
Vol. I.
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LITERARY AND SCIENTIFIC MEN.

and delicate knowledge of the human heart.* Theseare mingled with details of the events of the day. Wemay mention, among others, the letters that regard thedeath of Turenne. The glory that lighted up thatname shines with peculiar brilliancy in her pages.His heroism, gentleness, and generosity are all re-corded with enthusiasm.t Sometimes her letters re-

* Turning over her pages, we frequently find reflections such as the fol-lowing, which, from its gentleness and feeling, is singularly characteristicof the amiable writer :—“ Vous savez que je suis toujours un peu entetee demes lectures, Ceux a qui je parle ont inter£t que je lisede bons livres : celuidont i! s’agit pr&sentement, c’est cette Morale de Nicole t i) y a un traite surles moyens d’entretenir la paix entre les homines, qui me ravit: je n’aijamais rien vu de plus utiie, ni si plein d’esprit et de lumi&res. Si vous nel’avez pas lu, lisez-le; si vous I’avez lu, relisez-le avec une nouvelleattention: je croisque tout le mondes’y trouve; pour moi, je suis persuadeequ’il a etc fait k mori intention ; j’espdre aussi d’en profiter; j’y ferai mesefforts. Vous savez que je ne puis souffrir que les vieilles gens disent, ‘ Jesuis trop vieux pour me corriger je pardonnerois plut6t aux jeunes gens dedire, ‘Je suis trop jeune.’ Lajeunesse est si aimable, qu’il faudrait 1’adorer,si I’arae et i’esprit etoient aussi parfaits que le corps; mais quand on n’estplus jeune, c’est alors qu’il faudroit se perfectionner, et tacher de regagnerpar les bonnes qualites ce qu’on perd du c6te des agrfcable. 11 y a long-tempsque j’ai fait ces reflexions, et pour cette raison je veux tons les jours tra-vailler d mon esprit, d mon Sme, k mon coeur, k mes sentiraens. Voild dequoi je suis pleine, et de quoi je remplis cette lettre, n’.ayant pas beaucoupci’autres sujets.”— Aux llochers, 7-Oct. 1671. With regard to the bookthat gave vise to these reflections, M. de Sevign£, her son, who had amore enlightened taste as to style, by no means approved it. He says,“ Et moi, je vous dirai que le premier tome des Essais de Morale vousparoltroit tout comme & moi, si la Marans et l’abb6 Tetu ne vous avoientaccoutumee aux choses fines et distillees. Ce n’est pas aujourd’hui quele galimathias vous parois clair et aise: de tout ce qui a parlfe del’homme, et i’interieur de i’homme, je n’ai rien vu de moins agreable; ce nesont point la ces portraits o& tout le monde se recommit. Pascal, la iogiquede Port Royal, et Plutarque, et Montaigne , parlent autrement: eelui-ci parleparce qu’il veut parler, et souvent il n’a pas grand’ chose k dire.”

f Take, for instance, the following extracts on the subject of his death : —•“ Ne croyez point, ma fille, quele souvenir de M. de Turenne soitdfejd finitdans ce pays-ci; ce fleuve, qui entraine tout, n’entraine pas sit6t une tellememoire; elle est consaevfce d l’irnmortalite. J’etois 1’autre jour chez M.de la Rochefoucauld, avec madame de Lavardin , madame de la Fayette, etM. de Marsillac. M. le Premier y vint. La conversation dura deux heuressur les divines qualites de ce veritable heros: tous les yeux etoient baign^sde larmes, et vous ne saurifez croire comme la douleur de sa perte estprofondement grave dans les cceurs. Nous remarquions une chose, c’estque ce n’est pas depuis sa mort que l’on admire la grandeur de son cceur,l’4tendue de ses lumi&res, et I’elevation de son ame; toutle monde en fetoitplein pendant sa vie, et vous pouvez penser ce que fait sa perte par-dessusce qu’on etoitdfcja: enfin, ne croyez point que cette mort soit ici commecelle des autres. Vous pouvez en parler taut qu’il vous plaira, sanscroire que la dose de votre douleur l’emporte sur la ndtre. Pour son ame,c’est encore un miracle qui vient de I’estimeparfaite qu’on avoit pour lui jil n’est pas tombe dans la tete d’aucun devot qu’elle ne fut pas en bonetat: on ne sauroit comprendre que le mal et le pfeche pussent etre dansson cceur; sa conversion si sincere nous a paru comme un bapteme; chaeunconte 1’innocence de ses mceurs, la purete de ses intentions, son humility,eloignee de toute sorte d’affectation; la solide gloire dont il etoit plein, sansfaste et sans ostentation ; aimant la vertu pour elle-meme, sans se soucler