s£vigne.
239
cord the gossip, sometimes the bon mots, of the day ;and each finds its place, and is told with grace, sim-plicity, and ease.
From this scene, full of life and interest, at the callof duty, she visited Britany; and, when her uncledesired, or motives of economy urged, buried herselfin the solitude of her country seat of Les Rochers, achateau belonging to the family of Sevigne, one leaguefrom Vitre, and still further from Rennes . As far asthe character and person of the writer are concerned,we prefer the letters written from this retirement to thosethat record the changes and chances of her Parisianlife. They breathe affection and peace, the naturalsentiments of a kind heart, an enlightened taste, and anactive mind. “ At length, my child,” she writes, onher first visit to her solitude after her daughter’s mar-riage (May 31. 1671), “here I am at these poorRochers. Can I see these avenues, these devices, mycabinet and books, and this room, without dying of sor-
de l’approbation des hommes; line charite g^nereuse et chrfctienne. Vousai-je dit comme il l’habilla ce regiment anglois ? il lui codta quatorze millefranes, et il resta sans argent. Les Anglois ont dit d M. de Lorges qu’ilsachfcveroient de servir cette campagne, pour venger la mort de M. deTurenne, mais qu’aprfes cela ils se retireroient, ne pouvant obeir h d’autresque Jui. Il y avoit de jeunes soldafcs qui s’impatientoient un peu dans lesmarais, oil ils 6toient dans l’eau jusqu’aux genoux ; et les vieux soldats teurdisoient * Quoi, vous vous plaignez! ’ On voit bien que vous ne connoissezpas M. de Turenne: il est plus fache que nous quand nous sommes mal; ilne songe, £ 1’heure qu’il est, qu’k nous tirer ri’ici; il veille quand nousdormons ; c’est notre pfere : on voit bien que vous etes jeunes. Et c’estainsi qu’ils les rassuroient. Tout ce que je vous mande est vrai; je ne mecharge point des fadaises dont on croit faire plaisir aux gens eloiynfes: c’estabuser d’eux, et jechoisis bien plus ce que je vous &cris, que ce que je vousdirois, si vous etiez ici. Je reviens a son ame: c’est done une chose iremarquer, que nul devot ne s’est avise de douter que Dieu ne l’efit repued bras ouverts, comme une des plus belles et des meilleures qui soientjamais sorties de ses mains. Meditez sur cette eonfiance g£n£rale sur sonsalut, et vous trouverez que c’est une esp£ce de miracle qui n’est que pourlui. Vous verrez dans les nouvelles les effets de cette grande perte.” —.15 Aout, 1675.
“ M. de Barillon soupa ici hier : on ne parla que de M. de Turenne, il enest vferitablement tr£s-afflig6. Il nous contoit la soliditfe de ses vertus, com-bien il £toit vrai, combien il aimoit la vertu pour elle-meme, combieti pourelle seule il setrouvoit recompense, et puis finit par dire que 1’on ne pouvoitpas I’aimer, ni etre touche de son mferite, sans en etre plus honnfite homme.Sa societe communiquoit une horreur pour la friponnerie, pour la duplicite,qui mettoit ses amis au-dessus des autres hommes. Bien de si&cles n’endonneront pas un pared. Je ne trouve pas qu’on soit tout-a-fait aveugleen celui-ci, au moins les gens que je vois. Je crois que e'est vanter d’etreen bonne compagnie.” — 28 Aoiit, 1675.