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Histoire universelle et raisonnée des végétaux : connus sous tous les différents aspects possibles ou dictionnaire physique naturel et oeconomique de toutes les plantes qui ornent la surface du globe / par Pierre-Joseph Buc'hoz : contenant leurs noms botaniques & triviaux dans toutes les langues de l'Europe, leurs classes, leurs familles, leurs genres & leurs especes ...
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U S.

r & se rendre utile k ses semblables, font

HjOueR le Créateur dans les œuv ^ _ c£ séjour; dès Iinstant rhême que nous

les deux objets qui doivent nous occuper au-deílbus des animaux. Pour nous

nous en écartons, nous sommes pour » p \ us propre que l'étude de la

diriger entieremenc vers ces °tyets, r cor fipose le régné végétal , quon peutBotanique; cést par lexamen seneu ìt quon parcoure ce régné depuis le

sélever k la connoiíTance dun Dieu , élevées on ne remarque partout qu une

plantes les plus abjectes, jusqu aux P qu i démontrent k chaque pasles traits

liaison, un rapport, un ordre, une ai » ^ ^ ouverture k la surface dedune Providence infiniment sage - ^ garantit pendant lbiver les ra-

la terre; cest une espece de duvet, touj pendant Pété des ardeurs du soleil:

cines des autres-plantes des rigueurs e a g premières productions que la terre nousles différentes'peces de graminccs lo ll '. r ; tuce des animaux dans une laiton ou,fournit au printemps ; elles deviennent a ^ovifions de Tannée précédente le trou-

malgré la prévoyance dun bon économe, P . ^ acc0 mpagnées dune multitude

vent ordinairement épuisées ; ces g r f ,m e Ì <ze leurs fleurs, quéclatantes par la vi-de plantes, aussi merveilleuses par la stru - A^àbles par leur goût, & délicieuse

vacité de leurs nuances; elles ne sont pas / a ;i e p em bellissement de ce globe , & ne

par seur saveur ; elles forment par leur bel milieu de ces herbes qu on volt

contribuent pas peu k nous récréer dans cet e. , jusquaux nues. Quelles digues

sélever avec ma jette des arbres qui portent^ c ue or ao- e use des vents? quelle frai-ces arbres nonc-ils pas souvent opposées a 8 ^urs feuillages, que par lâ-cheur ne nous procurent-ils pas, tant par & ste troUV -ons-nous pas dans leurs

rosée qui en distille continuellement? quelle re àns les diverses contrées,

fruits succulents ? quelle abondance ne r pan e nossrent-ils pas aux habitans e

par leur reproduction? quelle retraite & quel asyle n ottren P

Pair? '

TT . . . . , J ..mflHacr un paumer, trouve dans cet arbre touc

Un ChmoiS quì a le bq níl / f u1 '^^ < ^ o nnmhrpvifp oo'plse nmfib pry P C

^ "'Il feux -

puur entretem

'rskfamil'íë, quelque nombreuse quelle puisse être ; ionfruit se nomsee cocoTTa coquille de ce fruit sert aux naturels du pays de tasse pourboire & de mesure pour leurs liquides; on gradue fa capacité avec des cauris qui

font de petites porcelaines : ce même fruit est en usage dans PEurope pour faire

de jolis ouvrages, nuancés de diverse couleur & dun poli très - luisant ; quand lanoix nest pas encore parvenue k fa maturité , on en tire beaucoup de liqueur

transparente , odorante , aigrelette ; cette liqueur semploie dans le pays , tant

pour se désaltérer , que pour relever les sauces de la plupart des mets quon y pré-pare; elle est même fort agréable au goût; le fruit na pas plutôt pris son accrois-sement, que la moelle renfermee dans lécorce prend de la consistance, elle devientbonne k manger, & a un goût approchant de celui de lamande, on pourroit même

Í >ar la trituration en obtenir une espece de lait; les Chinois en tirent une huile éga-emenc propre k brûler & k assaisonner leur riz. La coque de ce fruit est épaisse,lisse de couleur grise k lextérieur, mais garnie intérieurement dune espece debourre rougeâtre &c filandreuse, ses Indiens en font des cables & des cordages ; cettebourre lemporte de beaucoup fur Iétoupe pour calfater les vaiffaux, elle ne se pourritpas íi vite; les habitans se servent aussi des feuilles de palmier, qui font fort grandes ,pour couvrir leurs maisons & faire des voiles de navire, ils les emploient même en guisede papier & de parchemin; la sciure de cet arbre nest pas moins utile pour faire delencre ; quand il est jeune s on en tire par incision un suc vineux, qui sertde boisson , fous le nom de fura. Si on expose ensuite ce suc au soleil, il devient doux& prend le nom à'oraca, & par le moyen de la distillation, on en obtient une eaude vie excellente'. Après la récolte de ce premier suc , on en retire un second,moins spiritueux, k la vérité, il fournit néanmoins , par Pévaporation , un sucre quonappelle Ingra. Dailleurs le bois de palmier est très-bon pour la construction desmaisons & des navires; mais k quoi bon aller chercher dans les pays lointains unarbre si utile, nen avons-nous pas en France qui peuvent le lui disputer > un seul pom-mier nous fournit tout k la fois la nourriture, la boisson, le chauffage, le loge-ment , & même des médicamens ; en général nous trouvons dans les plantes tout cequi p e ut nous être nécessaire pour la vie.