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U S.
r & se rendre utile k ses semblables, font
HjOueR le Créateur dans les œuv ^ _ c£ séjour; dès I’instant rhême que nous
les deux objets qui doivent nous occuper au-deílbus des animaux. Pour nous
nous en écartons, nous sommes pour » p \ us propre que l'étude de la
diriger entieremenc vers ces °tyets, r ■ cor fipose le régné végétal , qu’on peutBotanique; cést par l’examen seneu ìt qu’on parcoure ce régné depuis le
s’élever k la connoiíTance d’un Dieu , élevées on ne remarque partout qu une
plantes les plus abjectes, jusqu aux P qu i démontrent k chaque pasles traits
liaison, un rapport, un ordre, une ai » ^ ^ ouverture k la surface ded’une Providence infiniment sage - ^ • garantit pendant l’biver les ra-
la terre; c’est une espece de duvet, touj pendant Pété des ardeurs du soleil:
cines des autres-plantes des rigueurs e a g premières productions que la terre nousles différentes eí'peces de graminccs lo ll '. r ; tuce des animaux dans une laiton ou,fournit au printemps ; elles deviennent a ^ovifions de Tannée précédente le trou-
malgré la prévoyance d’un bon économe, P . ^ acc0 mpagnées d’une multitude
vent ordinairement épuisées ; ces g r f ,m ™ e Ì <ze leurs fleurs, qu’éclatantes par la vi-de plantes, aussi merveilleuses par la stru - A^àbles par leur goût, & délicieuse
vacité de leurs nuances; elles ne sont pas / a ;i e p em bellissement de ce globe , & ne
par seur saveur ; elles forment par leur bel milieu de ces herbes qu on volt
contribuent pas peu k nous récréer dans cet e. , jusqu’aux nues. Quelles digues
s’élever avec ma jette des arbres qui portent^ c ue or ao- e use des vents? quelle frai-ces arbres n’onc-ils pas souvent opposées a 8 ^urs feuillages, que par lâ-cheur ne nous procurent-ils pas, tant par & ste troUV -ons-nous pas dans leurs
rosée qui en distille continuellement? quelle re àns les diverses contrées,
fruits succulents ? quelle abondance ne r pan e n’ossrent-ils pas aux habitans e
par leur reproduction? quelle retraite & quel asyle n ottren P
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TT . . . . , J ..mflHacr un paumer, trouve dans cet arbre touc
Un ChmoiS quì a le bq níl / f u1 '^^ < ^ o nnmhrpvifp oo'plse nmfib pry P ■ C —
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puur entretem
'r’sk’famil'íë, quelque nombreuse qu’elle puisse être ; ionfruit se nomsee cocoTTa coquille de ce fruit sert aux naturels du pays de tasse pourboire & de mesure pour leurs liquides; on gradue fa capacité avec des cauris qui
font de petites porcelaines : ce même fruit est en usage dans PEurope pour faire
de jolis ouvrages, nuancés de diverse couleur & d’un poli très - luisant ; quand lanoix n’est pas encore parvenue k fa maturité , on en tire beaucoup de liqueur
transparente , odorante , aigrelette ; cette liqueur s’emploie dans le pays , tant
pour se désaltérer , que pour relever les sauces de la plupart des mets qu’on y pré-pare; elle est même fort agréable au goût; le fruit n’a pas plutôt pris son accrois-sement, que la moelle renfermee dans l’écorce prend de la consistance, elle devientbonne k manger, & a un goût approchant de celui de l’amande, on pourroit même
Í >ar la trituration en obtenir une espece de lait; les Chinois en tirent une huile éga-emenc propre k brûler & k assaisonner leur riz. La coque de ce fruit est épaisse,lisse de couleur grise k l’extérieur, mais garnie intérieurement d’une espece debourre rougeâtre &c filandreuse, ses Indiens en font des cables & des cordages ; cettebourre l’emporte de beaucoup fur I’étoupe pour calfater les vaiffaux, elle ne se pourritpas íi vite; les habitans se servent aussi des feuilles de palmier, qui font fort grandes ,pour couvrir leurs maisons & faire des voiles de navire, ils les emploient même en guisede papier & de parchemin; la sciure de cet arbre n’est pas moins utile pour faire del’encre ; quand il est jeune s on en tire par incision un suc vineux, qui sertde boisson , fous le nom de fura. Si on expose ensuite ce suc au soleil, il devient doux& prend le nom à'oraca, & par le moyen de la distillation, on en obtient une eaude vie excellente'. Après la récolte de ce premier suc , on en retire un second,moins spiritueux, k la vérité, il fournit néanmoins , par Pévaporation , un sucre qu’onappelle Ingra. D’ailleurs le bois de palmier est très-bon pour la construction desmaisons & des navires; mais k quoi bon aller chercher dans les pays lointains unarbre si utile, n’en avons-nous pas en France qui peuvent le lui disputer > un seul pom-mier nous fournit tout k la fois la nourriture, la boisson, le chauffage, le loge-ment , & même des médicamens ; en général nous trouvons dans les plantes tout cequi p e ut nous être nécessaire pour la vie.