Il
PRÉFACE.
cabinet s’onvrit, et mon parlementaire me remitune lettre de M. de Bismarck, qui m’attendait lelendemain matin, ou le soir même si je le préférais.
«Lejeune officier qui m’apportait cette dépêche,M. le capitaine d’Hérisson d’Irisson, appartenaità l’état-major du général Trochu, dans lequel ils’était fait remarquer par sa rare distinction, soncourage et son intelligence. Doué d’une aptitudeparticulière pour l’étude des langues, il parlaitl’anglais avec une grande perfection, l’allemandavec facilité, sans compter le chinois qu’il avaitrapidement appris en suivant le général de Mon-tauban dans sa brillante expédition. Quand laguerre de Prusse éclata, il se trouvait au fond del’Amérique : il revint en toute hâte se mettre auservice de son pays, et s’enfermer dans la ville qu’ilcroyait la plus menacée. Le gouverneur lui confiaitvolontiers des missions aventureuses : il s'enacquittait avec autant d’intrépidité que de sang-froid. Je l’avais demandé parce que j’étais sûr derencontrer en lui les qualités dont j’avais besoin :il a été mon compagnon ferme, discret et fidèle,pendant ces longues et douloureuses négociations.Je suis heureux de lui témoigner ici ma recon-naissance pour lo zèle affectueux qu’il n’a cesséde me montrer. »