IV
PRÉFACE.
« Profondément reconnaissant des services ren-dus par M. d’Irisson, le général chef d’état-majorgénéral aurait été heureux de lui faire conférer lacroix d’officier de la Légion d’honneur, mais ilappartenait de trop près au gouverneur pourrecevoir cette récompense.
« Nous avions jugé les uns et les autres que nosservices, dans d’aussi douloureuses circonstances,devaient être gratuits. , ■,
« Il n’a été dérogé à cette règle que pour le capi-taine Thory, auquel le ministre de la guerre a faitconférer, à Bordeaux, la croix d’officier, aprèsla dislocation des armées et la signature de lapaix.
«Fait au quartier général àLimoges,lel er décembre 1879.
« Le général commandant le 12» corps d’armée,
« SCHMITZ. »
L’officier qui accompagna Jules Favre et fut pour lui uncompagnon discret, fidèle et dévoué, l’officier à qui le géné-ral Schmitz a fait l’honneur d’adresser l’attestation qu’onvient de lire, entreprend de raconter au public ses impres-sions de juillet 1870 à février 1871.
Cet officier n’est point un historien. Il essaye d’être unnarrateur. L’histoire est un grand procès toujours pendant.L’historien est une sorte de président qui résume les débats.Le narrateur est un témoin qui raconte ce qu’il a vu.
A l’historien, comme au président, on demande avanttout l’impartialité et la classification raisonnée des faits.