DE NEW-YORK A PARIS.
17
— Voulez-vous assister à la séance ? me dit le général.Non, n’est-ce pas? Vous avez bien raison. Ils passentleur temps et me font perdre le mien à me mettrecontinuellement sur la sellette, à m’accabler de ques-tions saugrenues, inutiles, et à se gargariser de grandsmots qui ne signifient rien. Enfin!
Il disparut et je ne l’ai plus revu de toute laguerre. Muni de mon chiffon de papier griffonné, jecourus à la gare pour chercher un train à destinationde Ghâlons.
Très tard, le soir seulement, je pus me loger dans uncompartiment d’un train immense, remorqué par deuxlocomotives, bondé de troupes de toutes armes, offi-ciers et soldats expédiés par petits détachements, ettraînant en outre je ne sais combien de wagonschargés de matériel.