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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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A TRAVERS PARTS.

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seconde moitié daoût, de nombreux corps francs. Jele déclare en toute sincérité, je n'aime pas les corpsfrancs et je ne comprends pas leur rôle en temps deguerre. Généralement, il y eut dhonorables excep-tions, et si je ne les cite pas cest pour navoir paslair de ranger dans la catégorie incriminée ceux queje pourrais oublier;généralement, le personnage quilève un corps franc est un irrégulier de la vie civile,incapable de se plier aux saintes exigences de la dis-cipline militaire, un ambitieux qui veut jouer au géné-ral, quand ce nest pas un chevalier dindustrie quiaspire à manier les fonds dune caisse bien garnie. Ilsentoure naturellement dirréguliers comme lui, leséquipe, les harnache plus ou moins élégamment, etse lance avec eux dans les aventures, heureux de vivrede cette vio libre du trappeur du Nouveau Monde, aumilieu dune vieille nation bouleversée, réquisition-nant à tort et à travers, plus exigeant que le vainqueur,et plus dangereux pour larmée de son pays que pourlennemi. Ces corsaires de terre ferme minspirent unerépugnance invincible. Quand on veut sincèrementêtre utile à son pays, le servir, lui donner sa vie, onne fait pas tant de simagrées. On sen va tranquil-lement à sa mairie et on sengage dans larméeactive; on devient soldat, soldat véritable, et non sol-dat de fantaisie, soldat amateur. Il fallait être absolu-ment fou pour rêver de faire le moindre mal auxmasses prussiennes avec des corps francs, avec desfrancs-tireurs, avec des éclaireurs dont elles navaientd'ailleurs aucun souci, et qui ne furent préjudiciables

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