A TRAVERS PARTS.
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seconde moitié d’août, de nombreux corps francs. Jele déclare en toute sincérité, je n'aime pas les corpsfrancs et je ne comprends pas leur rôle en temps deguerre. Généralement, — il y eut d’honorables excep-tions, et si je ne les cite pas c’est pour n’avoir pasl’air de ranger dans la catégorie incriminée ceux queje pourrais oublier;—généralement, le personnage quilève un corps franc est un irrégulier de la vie civile,incapable de se plier aux saintes exigences de la dis-cipline militaire, un ambitieux qui veut jouer au géné-ral, — quand ce n’est pas un chevalier d’industrie quiaspire à manier les fonds d’une caisse bien garnie. Ils’entoure naturellement d’irréguliers comme lui, leséquipe, les harnache plus ou moins élégamment, etse lance avec eux dans les aventures, heureux de vivrede cette vio libre du trappeur du Nouveau Monde, aumilieu d’une vieille nation bouleversée, réquisition-nant à tort et à travers, plus exigeant que le vainqueur,et plus dangereux pour l’armée de son pays que pourl’ennemi. Ces corsaires de terre ferme m’inspirent unerépugnance invincible. Quand on veut sincèrementêtre utile à son pays, le servir, lui donner sa vie, onne fait pas tant de simagrées. On s’en va tranquil-lement à sa mairie et on s’engage dans l’arméeactive; on devient soldat, soldat véritable, et non sol-dat de fantaisie, soldat amateur. Il fallait être absolu-ment fou pour rêver de faire le moindre mal auxmasses prussiennes avec des corps francs, avec desfrancs-tireurs, avec des éclaireurs dont elles n’avaientd'ailleurs aucun souci, et qui ne furent préjudiciables
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