A TRAVERS PARIS.
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coqs, des gloussements de poules, des piaillementsd’enfants et des jurons d’hommes. Les petits bourgeoisqui ont parsemé les environs de Paris de ces milliersde petites boîtes étroites qu’ils appellent des villas,voulaient, eux aussi, mettre à l’abri leurs provisions etleurs mobiliers d’été. Les moyens de transport man-quaient. Une voiture de déménagement attelée dedeux chevaux coûtait 500 francs par jour; j’ai vu desintrigants qui avaient réussi, je ne sais par quel stra-tagème, à se procurer des voitures des Pompes fu-nèbres, et qui déménageaient joyeusement dans uncorbillard.
Ce qu’il y a de particulier, c’est que, dès cetteépoque, les Allemands comptaient, même avantSedan, s’établir autour de Paris, et on me raconta, jem’en souviens, que M. Eugène Glicquot avait reçu unelettre l’invitant à préparer son château de Courcellespour le prince royal de Saxe. Le nom seul de Glicquotdevait d’ailleurs éveiller en Prusse des souvenirsjoyeux. En 1815, les alliés installés chez ce grandfabricant de vins de Champagne y consommèrent desmultitude de bouteilles, qu’ils oublièrent totalementde payer. Seulement, rentrés chez eux et gardantun bon souvenir du nectar français, ils adressèrentà la maison Clicquot des commandes considérables.Il en vint de tous les points d’où étaient partis lesrégiments envahisseurs, c’est-à-dire de tous les coinsdo l’Europe, et la légende ajoute qu’ainsi commençala grande fortune de la célèbre veuve.
Paris n’etant point précisément accommodé à l’in-