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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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51 JOURNAL I>UN OFFICIER DORDONNANCE.

stallation dun bétail nombreux, on parqua toutes cesbêtes dans le bois de Boulogne, le bois de Yincenneset les squares. Lherbe des pelouses ne fit pas longfeu. En même temps que les bestiaux rentraient, legouverneur décidait lexpulsion de tous les étrangers,bouches essentiellement inutiles. La mesure, àveille dun siège possible, était légitime et prudente,Elle fut approuvée et exécutée.

Je maperçois que jusquici jai à peine parlé de laChambre des députés, qui tenait cependant de conti-nuelles et orageuses séances, et de lImpératrice ré-gente. Javoue que mon service ne me conduisant pasà la Ghambre, mon goût ne my portait point non plusaux rares heures de désœuvrement. Je nai jamais pucomprendre lutilité des Chambres en de semblablescirconstances, et il me semble que lorsque le canonparle, cest bien le moins que les avocats se taisent.Dailleurs lobligation pour les ministres daller passerde longues heures sous le feu des attaques de loppo-silion, les trouble, leur fait perdre le sang-froid,et les empêche de travailler. Quant à lImpératricerégente, jexpliquerai tout à lheure quelle fut sonattitude vis-à-vis du gouverneur imposé à lEmpereurpar lopinion publique, et nommé par lui avec laseerète et assez compréhensible arrière-pensée de pro-fiter de sa popularité momentanée, et on comprendraquentre le Louvre, logeait le général Trochu, etles Tuileries, il y avait un fossé rarement franchi parle général, et, en.tout cas, à contre cœur, par devoir,sans entraînement,