A TRAVERS PARIS.
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A Paris, le métier d’idole comporte bien deschômages, et déjà, vers les derniers jours d’août, seglissaient de timides critiques dans le concert encoregénéral d’éloges et d’adulations qui avait accueilli legouverneur. Dévoué à mon chef, fier de lui appartenir,de défendre sa porte et de caracoler derrière lui, jem’en indignais, et je m’en indignais d’autant plus quej’aurais voulu que les dénigrants eussent moins rai-son. On lui reprochait de trop parler, de trop écrire.On commençait à l’appeler : «'Monsieur Trochu » etmôme : « Monsieur Trop lu. »
Il est certain qu’ici-bas il n’y a point d’hommesparfaits, et que la doublure des grandes qualités secompose souvent d’un tas de petits défauts, qui tien-nent à ces qualités comme le point d’envers tient aupoint d’endroit. Le général était un homme d’études.Il écrivait bien, et il aimait à écrire. Il parlait bien,quoique, à mon humble sens, ses phrases fussenttoujours trop longues, et il aimait à parler. Gommeles savants, il avait un faible pour les glossaires, et ilavait cru, au moyen d’une lettre écrite à un journal,donner la glose de sa proclamation aux Parisiens.C’était une faute, et une faute d’autant plus lourdeque cette glose était un peu inattendue. Le gouverneurs’y proclamait grand partisan de la force morale; ilvoulait gouverner avec la force morale. Il est biencertain que les pouvoirs nés de la force brutale, etuniquement soutenus par elle, sont voués aux décrépi-tudes rapides et aux chutes inévitables. Il est biencertain que la plus grande des forces est la force