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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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LE 4 SEPTEMBRE.

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ce qui pouvait arriver de plus heureux à ces alliésd’une heure, c’était la disparition de cet Empereur etla chute du gouvernement impérial. L’Empereur etson gouvernement disparus, emportés, personne n’a-vait plus qualité pour demander l’exécution de cer-taines promesses dont la divulgation, — et surtout lapreuve, — eussent mis le gouvernement de François-Joseph et celui de Victor-Emmanuel vis-à-vis de laPrusse dans la situation, sinon d’ennemis déclarés, dumoins de concurrents sans dignité et d’adversairessans loyauté.

L’Empereur prisonnier à Sedan, l’Empereur refusantde traiter avec Guillaume de souverain à souverain, etse confinant dans son rôle de soldat vaincu et décou-ragé, il ne restait plus, pour faire disparaître avec legouvernement impérial les ennuis d’engagements prisà la légère, qu’à conseiller la fuite à l’Impératrice.

C’est la mission que se donnèrent les deux ambas-sadeurs d’Autriche et d’Italie, et en la remplissant avecsuccès, ils rendirent, on peut l’affirmer, un signalé ser-vice à leurs gouvernements respectifs.

Pendant les belles années de l’Empire, ces diplo-mates avaient joué le rôle fructueux et agréable d’am-bassadeurs —esclaves perpé tuellement et respectueuse-ment en extase devant la femme, plus encore quedevant la souveraine. Depuis le commencement de nosmalheurs, ils ne quittaient pas les Tuileries, où ilsdissimulaient leurs inquiétudes nationales derrièreles anxiétés que semblait leur inspirer le sort de leuridole. Le dernier acte de cette petite comédie diplo-