162 JOURNAL d’üN OFFICIER D’ORDONNANCE.
soldats apportèrent, sur des lances de uhlans, le cer-cueil couvert de fleurs et de feuillage vert,et à mesurequ’ils passaient avec le funèbre fardeau, les postes engrand’garde, les sentinelles isolées, présentaient lesarmes, les officiers saluaient de l’épée. C’était plussaisissant, au milieu de cette campagne désolée ethachée, qu’un défilé en grande pompe devant un cor-billard empanaché à la grille des Invalides.
Le 7 octobre, c’est-à-dire la veille du jour où jedevais passer un bien mauvais quart d’heure sur laplace de l’IIôtel-de-Yille, je me rendis à Créteil, afinde conduire hors des lignes le prince Wittgenstein,attaché militaire à l’ambassade de Russie, qui quittaitParis, muni des sauf-conduits nécessaires.