TROCHU CHEZ LUI.
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Dieu el les saints dans nos affaires. Cela n’avait pasle sens commun. On n’avait pas besoin du bon Dieupour venir à bout des Prussiens. Puis, devenant sar-castique, il ajouta que les Prussiens croyaient en Dieuet l’invoquaient, eux aussi, et qu’il n’était pas respec-tueux de mettre ce vénérable personnage dans la tristealternative de mépriser les adorations prussiennes auprofit des génuflexions françaises, et vice versa.
Une fois encore, le pauvre général Trochu, battusur toute la ligne, se replia en bon ordre. La procla-mation ne fut pas affichée. J’ai conservé une copie dece curieux document. Le voici :
PROCLAMATION
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
l.c gouverneui de Paris,
Aux défenseurs de Paris,
Aux familles de Paris.
Nous touchons au quatrième mois du siège, et ce grandeffort a profondément remué le pays. 11 est en armes, etpartout il dispute vaillamment le territoire à l’ennemi.
Je suis croyant, et j’ai demandé à sainte Geneviève, libé-ratrice de Paris au temps de l’invasion des Barbares, decouvrir encore une fois Paris de sa protection. Elle a vouluqu’à l’heure même ce vœu fût exaucé. Elle a providentiel-lement inspiré à l’ennemi la pensée du bombardement quidéshonore les armes allemandes, qui déshonore la civilisa-tion, et qui met en lumière, d’une manière si éclatante et sitouchante, la fermeté du peuple de Paris.
Des femmes, des enfants, des malades, des blessés péris-