LE TUENTE ET UN OCTOBRE.
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maréchal ne dissipa point les inquiétudes, n’effaçapoint les nuages sombres qui se levèrent dans lesesprits.
Le lendemain 28, à trois heures du matin, legénéral de Bellemare donnait à une compagnie detrois cents francs-tireurs l’ordre de s’emparer duBourget. L’ordre était exécuté, et le poste prussienqui occupait ce village, formé de maisons rangées dechaque côté de la grande route, était surpris et dé-logé.
Le 29 au matin, la nouvelle de la prise du Bourgetnous parvint à l’État-major. Elle fut reçut sans aucuneespèce d’enthousiasme. Le général de Bellemareavait agi sans ordres. Le gouverneur et le chef d’état-major général trouvaient l’entreprise inutile, irrégu-lière.
— Ce b...-là va nous faire tuer du monde sansrésultat.
Telle fut la première réflexion qui accueillit la dé-pêche du général de Bellemare.
Situé au nord-est de Paris, à un peu plus de 3 kilo-mètres à l’est de Saint-Denis, le Bourget, comme l’adit le général Trochu, ne faisait point partie du plangénéral de défense.
On avait laissé les Prussiens s’y établir depuis le20 septembre, et personne n’avait jamais songé àsortir de ce côté-là.
Sa prise ne pouvait compromettre la situation del’armée d’investissement. Elle obligeait cependantles Prussiens à étendre le cercle, à faire un détour.