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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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LE TUENTE ET UN OCTOBRE.

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maréchal ne dissipa point les inquiétudes, neffaçapoint les nuages sombres qui se levèrent dans lesesprits.

Le lendemain 28, à trois heures du matin, legénéral de Bellemare donnait à une compagnie detrois cents francs-tireurs lordre de semparer duBourget. Lordre était exécuté, et le poste prussienqui occupait ce village, formé de maisons rangées dechaque côté de la grande route, était surpris et dé-logé.

Le 29 au matin, la nouvelle de la prise du Bourgetnous parvint à lÉtat-major. Elle fut reçut sans aucuneespèce denthousiasme. Le général de Bellemareavait agi sans ordres. Le gouverneur et le chef détat-major général trouvaient lentreprise inutile, irrégu-lière.

Ce b...- va nous faire tuer du monde sansrésultat.

Telle fut la première réflexion qui accueillit la dé-pêche du général de Bellemare.

Situé au nord-est de Paris, à un peu plus de 3 kilo-mètres à lest de Saint-Denis, le Bourget, comme ladit le général Trochu, ne faisait point partie du plangénéral de défense.

On avait laissé les Prussiens sy établir depuis le20 septembre, et personne navait jamais songé àsortir de ce côté-.

Sa prise ne pouvait compromettre la situation delarmée dinvestissement. Elle obligeait cependantles Prussiens à étendre le cercle, à faire un détour.