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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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LE TRENTE ET UN OCTOBRE.

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qu’il fallait pour redevenir les maîtres du Bourget. Jecrois que, si nous les avions imités, les deux arméesauraient usé sur cette bicoque leur dernier homme.

Nous ne les imitâmes point.

A la vérité, le général de Bellemare renforça lapoignée d'hommes entrés au Bourget. Il en portasuccessivement le nombre à trois mille, et fll de-mander du secours et des caissons.

L’attaque du Bourget avait eu lieu dans la nuit.Dans la matinée, les Prussiens revinrent à l’assaut :ils furent repoussés. Le lendemain 29, ils bombardè-rent à distance le village. Le 30, ils recommencèrentà le couvrir des feux de l’artillerie et dessinèrent unmouvement tournant ayant pour but de l’envelopper.La moitié des défenseurs du Bourget, déjà ébranléspar les combats précédents, et démoralisés par unenuit passée sous la pluie, prirent la fuite. Il restait dansle village moins de quinze cents hommes commandéspar Baroche et Brasseur. Ils firent une belle défense.Baroche se fit tuer, et ce qui restait, c’est-à-dire envi-ron un millier, fut fait prisonnier.

A ce moment seulement, des renforts sérieuxs’ébranlaient dans Paris. Des batteries remontaientla rue La Fayette. Il était trop tard. Tout le monderebroussa chemin.

Pour bien comprendre l’effet désastreux que pro-duisit sur l’opinion la perte d’une position plutôtmorale que stratégique, il faut se rappeler que, lemême jour où nous perdîmes le Bourget, les Parisienspurent liront dans Y Officiel : 1° l’annonce de la capi-

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