LE TRENTE ET UN OCTOBRE.
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1 Le colonel Chevriot, qui commandait l’Hôtel de
Ville, en avait fait fermer les portes. Derrière lesgrilles, Arago, maire de Paris, avec sa voix de bœufen colère, conjurait le peuple d’avoir du calme. Puisil remonta, pour conférer avec les maires de Paris^ réunis par lui et délibérant sur l’opportunité de pro-céder immédiatement aux élections municipales.
Cependant le gouverneur avait été averti que cela segâtait. Il revêtit son uniforme,— képi,tunique, — pritson épée, attacha ses épaulettes, accrocha sur sa poi-trine la plaque de grand-officier de la Légiqn d’hon-neur, et espérant, comme on le voit, imposer aupeuple par ces emblèmes étincelants de son autoritéet de son grade, il partit suivi de deux officiers
, d'ordonnance; l’un d’eux était le commandant Bi-$
besco, à qui cette maudite place avait déjà failli êtrefatale.
11 fut salué par les cris de : A bas Trochul Pas d’ar-mistice! Vive la Commune! mais put entrer sans en-combre dans le palais municipal.
Avant de quitter le Louvre, il avait donné à sonchef d’état-major l’ordre formel de ne pas bouger.
— 11 s’agit de ne pas faire de faux mouvements,> avait-il dit. En conséquence, que je rentre ou que jene rentre pas, que je sois libre ou retenu, il est con-venu que vous ne remuez ni un homme ni un canonsans mon ordre personnel, écrit et apporté par l’unde mes deux officiers. J’y compte absolument.
11 s’en alla et nous laissa tous consignés au Louvre.Appelés par le télégraphe qui reliait l’Hôtel de Ville
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