ÉLECTIONS ET NÉGOCIATIONS.
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créèrent l’empire d’Allemagne, ne furent d’aucun poidsdans la balance, c’est-à-dire qu’il faudrait prouverl’absurde.
Donc, lorsque M. Thiers aborda M. de Bismarck, iltrouva un homme disposé à traiter, en ayant arrachéla permission à son maître, et ayant, pour l’arracher,combattu et vaincu les influences du parti militaire.
Au début, les négociations marchèrent assez bien.Le chancelier admettait l’armistice, le ravitaillement,ce qui était capital; car l’armistice sans ravitaillement,c’est le blocus volontaire, c’est le siège continué sansdanger pour l’assiégeant et sans espoir pour l’assiégé.11 admettait, non point les élections législatives pourl’Alsace-Lorraine, mais le choix de notables qui repré-senteraient les populations de ces pays.
Il ne faut pas oublier que, comme on ne traitait pasde la paix, mais d’une suspension d’armes, destinéeà permettre la nomination d’une Assemblée et la for-mation d'un gouvernement régulier, il n’avait pas àfaire connaître ses prétentions définitives sur nosterres ou notre argent.
On en était là, et M. Thiers espérait réussir, lorsque,dans la nuit du mercredi au jeudi, on sut au quartieigénéral, par les rapports d’avant-postes et bientôtaprès par les journaux de Paris, — qu’on se procuraitavec quelques jours de retard, parfois quelques heuresseulement, —les événements du 31 octobre.
Le parti de la guerre ne perdit point la carte.
Le maréchal de Moltke insista auprôs du roi. Quoi!on allait s’arrêter dans la victoire? Quoi! on allait
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