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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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ÉLECTIONS ET NÉGOCIATIONS.

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créèrent lempire dAllemagne, ne furent daucun poidsdans la balance, cest-à-dire quil faudrait prouverlabsurde.

Donc, lorsque M. Thiers aborda M. de Bismarck, iltrouva un homme disposé à traiter, en ayant arrachéla permission à son maître, et ayant, pour larracher,combattu et vaincu les influences du parti militaire.

Au début, les négociations marchèrent assez bien.Le chancelier admettait larmistice, le ravitaillement,ce qui était capital; car larmistice sans ravitaillement,cest le blocus volontaire, cest le siège continué sansdanger pour lassiégeant et sans espoir pour lassiégé.11 admettait, non point les élections législatives pourlAlsace-Lorraine, mais le choix de notables qui repré-senteraient les populations de ces pays.

Il ne faut pas oublier que, comme on ne traitait pasde la paix, mais dune suspension darmes, destinéeà permettre la nomination dune Assemblée et la for-mation d'un gouvernement régulier, il navait pas àfaire connaître ses prétentions définitives sur nosterres ou notre argent.

On en était, et M. Thiers espérait réussir, lorsque,dans la nuit du mercredi au jeudi, on sut au quartieigénéral, par les rapports davant-postes et bientôtaprès par les journaux de Paris, quon se procuraitavec quelques jours de retard, parfois quelques heuresseulement,les événements du 31 octobre.

Le parti de la guerre ne perdit point la carte.

Le maréchal de Moltke insista auprôs du roi. Quoi!on allait sarrêter dans la victoire? Quoi! on allait

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