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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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242 JOURNAL düN OFFICIER ^ORDONNANCE.

accorder la paix à des gens qui sentre-déchiraient?Quoi ! on allait renoncer à la gloire de prendre Paris,üoquant un gouvernement démeutiers à peu près rai-sonnables contre un gouvernement démeutiers encorepires; au moment la défense allait être paralysée,et larmée régulière de Paris occupée peut-être à sebattre contre la garde nationale? Quoi, enfin ! on allaitnégocier, comme on négocie avec un grand peuple,avec des gens qui sentre-tuaient, et dontla moitié allaitpeut-être venir demander le secours des Allemandscontre lautre moitié! On était bien bon, vraiment!On était plus que bon, on était dupe... On était fou!

Le jeudi matin, M. de Bismarck fut appelé chez leroi. 11 discuta dabord, se soumit ensuite, et retournachez lui M. Thiers vint le trouver.

, il lui parla des troubles de Paris que le négo-ciateur ignorait absolument. Car les amateurs quigouvernaient et qui avaient transigé avec lémeute,navaient pas même eu lidée élémentaire denvoyerun parlementaire chargé de dire à leur représentant :« Vous savez, ce nest rien, nous sommes toujourset plus forts que jamais. » Cétait bien trop simple.

Sans nouvelles, se demandant si les gens qui luiavaient donné ses instructions et confié son mandatexistaient encore, M. Thiers devint une proie facilepour le chancelier résigné à continuer la guerre, ilsuffit à ce dernier do faire avancer des argumentsnouveaux, comme M. de Moltke poussait des troupesfraîches. Il demanda des garanties militaires, un fortou deux. Cétait demander Paris.